J'ai écrit ce texte ici : A propos d'une photo des "nantis d'Haïti".
Le titre est à propos d'une photo
et non pas à propos des nantis d'Haïti.
Il semblerait que de ce titre ait fait naître des malentndus.
J'aurais dû écrire : A propos d'une photo de bonnes en uniformes.
Mon sujet n'étant pas le couple apparaissant sur la photo.
D'autant plus que j'avais pris bien soin de ne pas citer leurs noms.
Ceux que d'autres se sont empressés de faire
au prétexte de prendre leurs défenses.
Or, dans mon exposé, il n'y avait rien de personnel.
La photo étant un support pour mieux comprendre cette "mode "
d'uniformes- je le maintiens- totalement rétrograde et néo-colonialiste
pour la domesticité haïtienne chez les bourgeois
D'ailleurs, de quand date cette "mode" en Haïti ?
Et pourquoi la retouve t-on presque exclusivement dans les pays du Sud,
au Liban, dans les pays du Golfe, à Hong Kong etc,
qui emploient en majorité des immigrés venant d'Afrique, des Philippines
de pays étrangers où la main d'oeuvre est à bon marché
et dont les droits ne sont pas respectés ?link
Rappelons que, en 2006, la ministre de la Justice de Bolivie a été une ancienne domestique
qui a lutté très jeune contre les conditions qui leur étaient faites,link
d'autant plus que, dans ces pays d'A. Latine, ce sont les Indiens discriminés qui sont employés à cette fonction.
VOIR link

Photo illustrant un article de l'Express sur la domesticité au Brésil.link

Après l'abolition de l'esclavage, en 1888, la domesticité a pris son essor.link
Dans cet article de l'Express, concernant le Brésil, on peut voir, d'une part le lien entre esclavage et domesticité et d'autre part,
celui entre l"évolution d'une société vers moins d'inégalités et nouveaux rapports à la domesticité.
Sans lui chercher "la petite bête", il semblerait que ce commentateur
n'ait compris de mon propos que ce qu'il désirait entendre.
Voici, entre autres, ce qu'il dit.
"2. Faux. Les deux (2) servantes ne sont pas ramenées à des objets, ni à des
esclaves considérées comme des biens meubles. Elles sont là par hasard. Les
bourgeois X (et BRANDT pour l'autre photo) et le photographe ne leur
ont pas imposé d'être là pour la pose. C'est le hasard qui parfois fait bien
les choses, mieux que la volonté humaine."
Je n'ai pas dit que les servantes posaient.
J'ai dit que le couple posait.
Au contraire, j'ai même parlé d'irruption dans la photo des servantes,
présentes par infraction,
parce qu'elles n'étaient pas sensées se retrouver dans le cliché,
lesquelles, par ce fait, pouvaient être assimilées au décor;
et que là résidait tout l'intérêt de la photo.
De même que pour la photo de Brandt, le photographe a saisi le moment où
il pouvait dans une seule et même photo saisir le modus vivendi de la bourgeoisie haïtienne.
Cette photo avec l'apparition des bonnes en uniforme sur la droite,
me paraissait un bon support pour une réflexion
autour de l'uniforme imposé aux domestiques dans certainnes familles bourgeoises (pas toutes)
et du sens que l'on pouvait lui préter - en dehors des argument pratiques, hygiéniste, etc.
Vous aurez remarqué que je ne me suis pas intéressé aux personnages.
J'aurais pu passer en revue leurs postures respectives,
l'ameublement, etc. Mais point n'était le sujet.
J'avoue avoir été assez décontenancée que cette analyse suscite tant de foin.
D'autant plus qu'il me semble que des histoires outrageantes,
comme celles de Martelly en jeans et boots à la messe de commémoration de la mort de Dessalines,
ou bien comme celle du maire de Delmas Vidéo. Un banquier français se fait virer pour avoir traité à Singapour des ouvriers de "chinese animals"
auraient dû provoquer plus d'intérêts et de commentaires.
Réactions quasiment épidermiques qui, une de fois de plus, interrogent sur la capacité de certains Haïtiens de lire et de comprendre ce qu'ils ont lu, à partir du moment où leurs neurones sont freez, gelées par l'émotionnel.
Et aussi sur sur l'énergie, genre moulin à vent, qu'ils sont capables de dépenser avec moult élucubrations pirouettes, cacahouètes et galimatias pour détourner et enfouir un sujet.
Je lis donc ceci sous la plume d'un internaute qui réfute mon essai d'analyse :
"La plupart vu leurs fonctions continuaient à vivre comme les membres de la
maisonnée. Alors comment faire pour les distinguer des membres du foyer,
comment faire pour que les invité(e)s ne les prennent pas pour des membres
idoines de la maisonnée ou de même niveau social que les maîtres? On leur a
attribué des uniformes, des livrées. A la cour royale, la livrée désignait
la fonction occupée. Il y avait une livrée différente (confection, couleur,
épaulette, ...) pour chaque corps de métier à la Cour."
Les domestiques de Mme Bettencourt, l'une des familles les plus riches de France ne portent pas d'uniformes.
Comment fait-elle pour "les distinguer des membres de la maisonnée" ?
Pourtant ils ne sont pas Africains, ni Philippins .
Puis, il fait tout un historique de l'uniforme. Soit. C'est bon à savoirMais, quel rapport avec ce qui se passait à la cour, les livrées, les épaulettes et tutti quanti, avec la réalité de ce 21ème siècle ? Et celle d'Haïti ?
Tell me.
"sans leur uniforme mais l'impact, le marketing, et la publicité sont mieux
atteints par le personnel en uniforme de travail, quasi de toutes les
couleurs de l'arc-en-ciel, que voir des gens en vêtements dépareillés, pire
sales pour certains, pire au carré en haillons pour d'autres, etc!"
"Une déduction de ma part sans fondement scientifique, donc sujette à
caution:
Je déduis que l'auteure a soit eu des parents domestiques, soit des membres
de sa famille employé(e)s de maison, et alors elle n'a point fait l'effort
d'avoir de l'empathie pour les maîtres des deux (2) sexes. Elle n'a point
cherché à essayer de trouver des côtés positifs au port de l'uniforme. Tout
doit être négatif, mais dommage c'est faux!"
Commenter cet article