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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Tout ce que vous devriez savoir sur Mandela et que l'on ne vous dira pas.

Publié par siel sur 11 Décembre 2013, 15:11pm

Catégories : #INTERNATIONAL

Le passé rattrape les hommages d’aujourd’hui

 Quand Mandela était un « terroriste » pour l’Occident

N. B. - El Watan

Nelson Mandela, symbole et mythe de son vivant, est honoré de par le monde depuis l’annonce de sa mort.

Des hommages fusent de tous les coins de la planète ; chefs d’État, personnalités et opinions publiques sont unanimes à reconnaître les qualités de l’homme et la valeur du leader. Certains hommages sonnent toutefois mal aujourd’hui et confirment cette hypocrite attitude de ne reconnaître l’effort qu’après que le verdict de l’histoire ait prouvé qu’il est encore plus grand que les basses manœuvres politiciennes et les intérêts mercantilistes de quelques puissants. Où se trouvaient ces puissants lorsque Mandela luttait contre l’apartheid ? Où était l’Occident lorsque Madiba et ses compagnons se battaient contre un régime raciste et répressif ? 


Le soutien de l’Occident aurait été d’un grand secours pour éviter à Mandela 27 longues années de détention. Il aurait été le bienvenu pour mettre fin le plus tôt à la condition de sous-citoyens dans laquelle vivaient les Noirs sous le pire des régimes. Ce même Occident, héritier d’une longue histoire colonialiste, se trouvait du côté de ce régime. Il s’émeut aujourd’hui et verse des larmes de tristesse après la mort de celui qui a donné au monde entier une leçon de justice et de grandeur d’âme. Un homme qui, faut-il encore le rappeler, était considéré, avec ses compagnons du Congrès national africain (ANC), comme un terroriste.

 

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Mandela : chute de l’Apartheid, omissions et mensonges.

CARTAGENA & BRIATTE

La mort de Nelson Mandela a déclenché une multitude de louanges unanimes dans les médias et chez les personnalités politiques. Cependant certains faits sont passés sciemment sous silence, quand il ne sont pas totalement déformés.

Beaucoup de responsables politiques occidentaux pleurent aujourd’hui la mort de Mandela et ne tarissent pas de louanges sur sa persévérance et son combat. Cependant, lorsqu’on regarde leurs actes et déclarations des années 1980, on s’aperçoit que leurs discours se sont bien accommodés de l’histoire.

 

En effet, ce sont ces mêmes pays occidentaux qui ont soutenu le régime de l’apartheid pour des raisons aussi bien économiques que politiques. La liste des multinationales qui se remplissaient les poches grâce à l’apartheid et des politiciens qui soutenaient le système pour d’obscures et inavouables raisons d’anticommunisme serait très longue à établir (1).

 

Dans les émissions et reportages consacrés à Mandela, la nature de sa lutte est très fréquemment déformée. En effet, d’après les commentateurs, il aurait combattu le régime uniquement par des voies pacifiques. Or, le Congrès National Africain (ANC), dont Mandela était dirigeant, a créé en 1961, en alliance avec le Parti Communiste Sudafricain (PCS), le « Fer de lance de la nation » (Umkhonto we Sizwe)(MK), sa branche armée (2). Mandela et Joe Slovo, secrétaire du PCS, en exerçaient le commandement.

 

L’Etat sud africain n’a jamais respecté aucune frontière à l’heure d’exporter son régime honni et la répression meurtrière vers les pays voisins, y compris en plein coeur de l’Europe.

 

Mais il n’aurait jamais osé le faire s’il n’avait pas bénéficié du soutien des pays occidentaux les plus puissants.

 

C’est ainsi que les services de l’apartheid ont pu, en toute impunité et avec la complicité des services secrets français, assassiner en 1988 à Arcueil en Val de Marne, sous la présidence de François Mitterrand, la représentante de l’ANC en Europe, Dulcie September (3). C’est grâce à l’activité de Dulcie que l’opinion publique française avait découvert la lutte du peuple sud africain pour sa liberté. Mais les services français n’en étaient pas à leur première implication dans des opérations d’appui au système raciste. Déjà en 1978 à Paris, époque de soutien ouvert au régime raciste, sous le gouvernement de Giscard d’Estaing, ils avait été impliqués dans le meurtre d’Henri Curiel, un militant franco-égyptien solidaire de l’ANC (4).

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La Censure : Fidel et Mandela

Atilio BORON

La mort de Nelson Mandela a précipité un flot d’interprétations de sa vie et de son travail, qui tous le présentent comme un apôtre du pacifisme et une sorte de Mère Teresa en Afrique du Sud. Il s’agit d’une image essentielle et délibérément manipulée qui veut ignorer qu’après le massacre de Sharpeville en 1960, le Congrès national africain (ANC) et son chef, précisément Nelson Mandela, adoptent la lutte armée et sabotent les entreprises et les grands projets pour porter atteinte à la vie économique du pays. Mandela a visité plusieurs pays d’Afrique dans le but de trouver de l’aide économique et militaire dans cette nouvelle stratégie de combat. Il a été emprisonné en 1962 et peu de temps après a été condamné à la prison à vie. Il a été relégué et gardé dans une prison à sécurité maximale, dans une cellule de deux mètres sur deux, pendant 25 ans, à l’exception des deux dernières années où la formidable pression internationale pour sa libération a amélioré ses conditions de détention.

 

Nelson Mandela, par conséquent, n’était pas un "adorateur de la légalité bourgeoise", mais un dirigeant politique extraordinaire dont la stratégie et les tactiques de combat ont été modifiées en fonction des conditions différentes dans lesquelles se sont déroulées ses batailles. Ils disent que c’est l’homme qui a mis fin à l’odieux "apartheid" en Afrique du Sud, ce qui est une demi-vérité. L’autre moitié de ce crédit appartient à Fidel et la Révolution cubaine, dont l’intervention dans la guerre civile angolaise a scellé le sort des racistes en battant les troupes du Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo), l’ armée sud-africaine et deux armées de mercenaires angolais organisés, armés et financés par les États-Unis à travers la CIA. Merci donc à cette héroïque collaboration, où une fois de plus le noble internationalisme de la Révolution cubaine a été démontré, et grâce auquel il a été possible de maintenir l’indépendance de l’Angola, de jeter les bases pour l’émancipation ultérieure de la Namibie et de tirer le coup de grâce contre "l’apartheid" Sud-africain.

 

Ainsi, au courant de l’issue de la bataille décisive de Cuito Cuanavale, le 23 Mars 1988, Mandela a écrit de sa prison que le résultat de ce qu’on a appelé le "Stalingrad africain" a été "le tournant décisif à la libération de notre continent et de mon peuple du fléau de l’apartheid". "La déroute des racistes et de leurs mentors américains a porté un coup mortel à l’occupation sud-africaine de la Namibie et précipité l’ouverture de négociations avec l’ANC qui, bientôt, finira par abattre le régime raciste sud-africain, et c’est le résultat du travail conjoint de ces deux gigantesques hommes d’État révolutionnaires. Des années plus tard, lors de la Conférence de solidarité Cuba-Afrique du Sud de 1995, Mandela dira : "Les Cubains sont venus dans notre région en médecins, en enseignants, en soldats, en experts agricoles, mais jamais en colonisateurs. Ils ont partagé les mêmes tranchées dans la lutte contre le colonialisme, le sous-développement et l’« apartheid » ... Ne jamais oublier cet exemple sans précédent de l’internationalisme désintéressé". C’est un excellent rappel à ceux qui hier et aujourd’hui parlent encore de « l’invasion » de Cuba en Angola.

 

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Bouleversant hommage d’Obama à Mandela

Eclipsant les comiques troupiers français (logo), Barack Obama a salué Nelson Mandela :

« Quand j’étais étudiant, j’ai appris de lui sur la lutte et sur mes responsabilités en tant qu’homme. Il me donne envie d’être un homme meilleur ».

Il aurait ajouté, hors micro : « J’ai visité la cellule où il a été enfermé si longtemps. Dès mon retour at home, j’ordonne l’ouverture des cages de Guantanamo ».

Notez le conditionnel.

Théophraste R. (terroriste à la Mandela).

URL de cette brève 3765
http://www.legrandsoir.info/bouleversant-hommage-d-obama-a-mandela.html

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