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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Un « Cardinal » pour Haïti! Ce pays attend son « Rodrigue Le Cid » par Robert Lodimus

Publié par siel sur 31 Janvier 2014, 20:26pm

Hélas! on voit que de tout temps

Les petits ont pâti des sottises des grands  
                                                                           (Jean de La Fontaine)

L’effet insupportable de la misère, loin de mithridatiser, de droguer,de « léthargiser » les masses populaires retranchées dans les bidonvilles ou les favelas, aura fini de préférence  par les conscientiser davantage sur les enjeux véritables de leurs multiples problèmes et leurs indicibles tourmentes… Et, par conséquent, les « aguerrir »! Et ce jour-là, comme les autres peuples du Sud, parias et esclaves de l’impérialisme du Nord, les indigents d’Haïti s’éveilleront…! Tous, ils auront finalement réussi à dénicher quelque part leur Rodrigue, leur  Spartacus ou leur Gengis Khan…

Tout d’abord…

 

 

Le pape François a eu la « sagesse » d’élever au rang de Cardinal le premier évêque de nationalité haïtienne, Monseigneur Chibly Langlois. Cette nomination tardive qui a soulevé des moments de louanges dithyrambiques, des instants de jubilation apologique à Port-au-Prince et dans la diaspora, faudrait-il le souligner, survient à une période où le catholicisme est en train de perdre ses dernières dents dans les pays occidentaux. À l’heure des célébrations dominicales, les bancs et les troncs demeurent vides. L’église catholique, autrefois vaste entreprise religieuse lucrative, commence à faire faillite à certains endroits. Des cathédrales fastueuses sont vendues à la criée…  Les industries de la construction les achètent pour une bouchée de pain, les transforment en condos luxueux   qui trouvent acquéreur auprès des éléments de la moyenne bourgeoisie. Le grand handicap : le Vatican, ces dernières années, a déshabillé sur la place publique –comme dans un numéro excitant de striptease– son prestige international et son caractère sacré. Plusieurs de ses « apôtres » se sont impliqués profondément dans des télé-feuilletons à forte saveur de pédophilie et de fornication. Les accusations pleuvent contre les « prêtres défroqués ». L’église catholique au Canada et ailleurs vend ses biens mobiliers et immobiliers pour « dédommager » ses « victimes » et réparer, si possible,  les torts qu’elle a causés à la société. Aux dires de nombreux enquêteurs, La Place Saint-Pierre à Rome est devenue un foyer de corruption et de coercition. C’est en ce sens qu’ils ont interprété les motifs inapparents de la démission surprenante du pape Benoît XVI. Il f.aut révéler aussi–et nous parlons en connaissance de cause – que beaucoup de jeunes adolescentes ont bercé et bercent encore les « rejetons » des prêtres délinquants qui les ont séduites, violées dans les enceintes des cathédrales.  Les riches ne vont plus à la messe du dimanche. Certains menacent même de couper les vivres à l’État du Vatican si toutefois le nouveau « Pontifex maximus» persiste à dénigrer les « engraisseurs, pourvoyeurs immédiats » du système qu’il représente… C’est de la prolifération de la misère que la religion tire son beurre…! Le Vatican est l’État le plus riche de la planète. Nous vous référons au livre scandaleux d’Avro Manhattan, Les milliards du Vatican. Concernant la richesse colossale de l’église catholique, l’auteur ne s’embarrasse pas de parler de « source d’embarras moral croissant…De plus, le catholicisme s’est fait reconnaître comme l’artisan principal de l’établissement de l’esclavage des Africains noirs en Amérique…


 

Page suivante…

Depuis l’occupation étrangère arrogante du 29 février 2004 – nous parlons de l’installation des troupes des Nations Unies sur le territoire national avec la connivence de la bourgeoisie compradore et de certains petits intellectuels bourgeois – les minorités dirigeantes ne sont toujours pas arrivées à comprendre l’urgente nécessité de concevoir une stratégie de lutte commune et viable dans l’espoir de parvenir un jour à recoudre solidement le fanion de la dignité de l’Être  haïtien.

 Or, on ne saurait dénombrer avec précision – tellement qu’ils sont légion – les « honorables » Platon, Aristote, Cicéron, Rousseau, Montesquieu, Hobbes, Saint Augustin, Machiavel, Michels… qui se dressent sur la poitrine fatiguée de ce pays comme la crête raide du coq orgueilleux qui chante dans la frilosité de l’aube… Nous pensons qu’il est temps pour les politologues, sociologues, économistes, environnementalistes, enseignants … haïtiens de questionner honnêtement la pertinence et l’utilité de leurs savoirs théoriques et pratiques, tant sur le plan intellectuel que professionnel. Ces « éminents savants », ces « illustres universitaires » devraient admettre, sans rechigner, qu’ils ont échoué. L’état actuel de la République d’Haïti en témoigne éloquemment. Depuis des décennies, la classe politique haïtienne se noie pitoyablement… Les vagues de son errance lui arrivent jusqu’au cou. Elle se perd de plus en plus dans un labyrinthe de propositions creuses de résolution de crise sociale et économique à n’en plus finir. Un dédale de palabres démentiels pour le partage absurde d’un pouvoir hypothéqué, qui a vendu son âme au démon des crimes sordides, de la corruption éhontée, du vol des deniers publics, de la violation constitutionnelle, du manque de prestige et de personnalité, du népotisme, de l’illettrisme politique, du bas quotient intellectuel ... Comme si l’on  pouvait pactiser avec le diable…! 

Haïti souffre de l’absence de politiques qui ont le sens véritable du professionnalisme. Des individus bien imbus de leur responsabilité citoyenne, avec toutes les exigences, toutes les contraintes, tous les risques  que comporte l’exercice du métier de politique. Des leaders conséquents, capables de décider au lieu de se plaindre. De définir des stratégies de lutte, d’agir au lieu de quémander sournoisement les faveurs du « Prince » maudit de la géhenne… Avec Machiavel, la politique est devenue la « science du pouvoir ». L’efficacité de l’action politique se mesure à l’aune de la  « force» (lion : guerre, violence, répression…) et de l’ « intelligence » (renard : ruse, diplomatie…), deux entités inséparables  qui témoignent de la maîtrise des connaissances philosophiques et des expériences pratiques qui axiomatisent le domaine de la politique.

 

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