Pourquoi diable Martelly, se croit-il obligé de lire un discours dans un espagnol aussi laborieux ?
Ca fait un peu bè-bête.
Il existe pourtant des traducteurs dans toutes les conférences internationales.
Et au Venezuela, sans doute qu'on en trouverait du créole en espagnol.
Mis à part ce petit truc irritant.
Pour résumer.
Martelly commence par s'adresser aux dirigeants par leurs prénoms : Raoul, etc.
Il dit qu'il a été élu par 68% de voix- il ne dit pas évidemment 68% des votants.
il fait un constat de la situation socio/économique déplorable d'Haïti.
Il rappelle les bienfaits du progamme d'éducation gratuite qu'il a lancé.
Il indique l'axe de l'agriculture d'exportation ( mango et café)
celui du tourisme (Haïti a les plus belles plages du monde)
comme faisant partie de sa politique de développement économique.
Politique de tourisme qu'il veut implémenter notammment à Jacmel, ville
où s'était réfugié Simon Bolivar.
Il souhaiterait que cette ville devienne un lieu historique, symbolique.
D'ailleurs, il souhaite organiser au mois de mars 2013,
une grande rencontre dans cette ville à laquelle
il invite d'ores et déjà tous les chefs d'Etat présents.
Il a remercié encore une fois le Venezuela
de son aide (petrocaribe), grâce à laquelle, croit-il,
il est possible de dire " si puede" , oui je peux.
Il n'a pas mentionné son projet de restaurer l'armée (les Fad'h)
ni prié Chavez de le financer.
A mon avis ce n'est pas le désir qui lui manquerait.
Martelly semble carrément impressionné par Chavez
-peut-être à cause de son goût pour les armes-
Mais ce serait peut-être tirer le bouchon un peu loin
dans la provocation aux USA.
Chavez, d'après ce qu'on entrevoit dans la vidéo,
semble, de son côté, vouloir lui donner un coup de main.
Pour des raisons sans doute statégiques;
mais égalementi, dans le cadre de cette relation spéciale
qu'il a initiée avec Haïti,
à laquelle il reconnaît que les pays d'A. Latine ont une dette
et tout particulièrement le Venezuela
pour l'aide portée à Bolivar et à Miranda
dans leur lutte contre la colonisation espagnole.
On sait qu'il avait tenté cette coopération avec Préval
qui avait en partie échouée - sauf pour l'accord Petrocaribe-
suite aux pressions des USA.
Ces pressions doivent également se faire sur Martelly.
Ce pourquoi je m'étais posé des questions
sur l'origine des fuites concernant sa double ou triple nationalité supposée.
Ce ne serait pas surprenant qu'elles viennent de son propre entourage.
La partie qui se joue en ce moment en Haïti est serrée.
Et les joueurs ne sont pas forcément les Haïtiens : Martelly versus Moïse
Comme lors des élections.
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