De la toxicité d'un environnement je vous offre un exemple simple. Un truc qui date de samedi, où j'ai pris un taxi pour me rendre à un événement organisé par une association haïtienne à la Bourse de Saint Denis.
Étape 1. J'ouvre la porte, salue le chauffeur, un Africain. J'entends bien qu'il répond à mon bonjour du bout des lèvres. Sa radio est au volume max et diffuse des commentaires de maths de foot.
Étape 2. Je lui donne l'adresse de la Bourse de Travail de Saint-Denis : rue Genin. J'épelle pour lui G.e.n.i.n Il se met à la chercher en poussant force soupirs. Finalement quand enfin il la trouve il me dit qu'il avait écrit G. u.e.r.i.n. Je lui rappelle que j'avais épelé le mot pour lui. Réponse : Ah, oui, peut-être, je n'avais pas entendu. Rien d'étonnant vu le volume sonore de sa radio.
Étape 3. Finalement on démarre, je lui demande combien de temps dure le trajet. il me répond quarante minutes. Je dis : oh la la, j'ai l'impression que je serai en retard. Il me répond ce n'est pas de ma faute.
Étape 4. Comme je vois qu'il n'a nullement l'intention de baisser le son. Je le lui demande. Il le baisse au point où il devient quasiment inaudible. Ca c'était le coup de l''agression passive. Il s'attendait à ce que je lui dise qq. chose comme "mais non, je vous ai demandé simplement de mettre le son moins fort". Auquel cas il m'aurait répondu par un truc du genre : "Faudrait savoir". Et hop nous serions partis pour une polémique
Étape 5 Je ne dis rien. Et puis il change de chaîne et met du jazz. Pendant les quarante minutes du trajet je suis restée totalement silencieuse, en dépit de ses multiples soupirs et signes d'agacement lesquels en d'autres circonstances m'auraient poussé à lui demander s'il allait bien, s'il ne soufftait pas trop de chaleur, s'il avait eu des clients. Vous savez ce genre d'échange qui n'a d'autre objectif que de mettre tout le monde à l'aise.
Étape 6 Nous arrivons à l'adresse. Mais il s'arrange pour rester sur le Boulevard et ne pas rentrer dans la rue Genin, qui est une petite rue, me disant "c'est par là."
Étape 7 Je descends du taxi et lui dis : Merci Mr. Bonne Journée.
Conclusion. Le fait de l'avoir zapper m'a permis d'arriver à mon RDV en forme sans énervement ni frustration. Ce qui aurait été le cas si je m'étais laissée embringuée dans son énergie querelleuse.
Leçon à tirer : ne jamais se laisser influencer par les humeurs et énergies toxiques dans lesquelles des quidam, pour des raisons qui leur sont personnelles, tentent de vous entrainer.
Je raconte avec tant de détails ce moment seule dans un taxi avec un conducteur qui au vu de la situation détient le pouvoir de m'amener à bon port ou de m'éjecter de son taxi parce que son attitude passive-agressive m'aurait mise hors de moi, c'est parce que j'ai remarqué que de nombreux échanges avec certains Haïtiens se terminent - pour rien- en querelles.
Pour preuve dans le cours de l'événement, une femme connue pour avoir travaillé au consulat d'Haïti a été récompensée. Elle a commencé son discours par des remerciements et l'a terminé en disant d'une voix forte . " N'en déplaise à ceux qui ne m'apprécient pas, je suis une Française, née en Haïti." Une provocation parce que dans la communauté, il lui était reproché d'occuper un poste diplomatique alors même qu'elle était française.
La dame au moment où elle reçoit un hommage, n'a pas pu s'empêcher de régler ses comptes. Par chance, la salle ne comptant pas de militants, cette provocation qui aurait pu ouvrir la porte à des échanges toxiques, a été ignorée.
Au retour le chauffeur de taxi était également un Africain, jeune contrairement à celui de l'aller, avec lequel nous avons parlé de tout. De son histoire personnelle, de sa famille, de la politique et de l'économie de son pays d'origine, la Guinée Conakry, de la culture, de l'écrivain Tierno Monenembo que j'ai bien connu, du conflit entre Sonko et Faye au Sénégal, des réalisations inspirantes pour l'ensemble du continent africain d'Ibrahim Traore au Burkina Faso, de Ouattara en Côte d'Ivoire considéré comme le dernier rempart de la FranceAfrique. 40 minutes de trajet agréables pendant lesquelles j'ai appris plein de trucs, grâce à l'énergie non toxique de ce jeune conducteur africain.
/image%2F1034110%2F20260630%2Fob_c5b3b3_p20250709dt-0427-president-donald-trum.jpg)
S. Miller, la toxicité faite homme.
Un conseil : Gardez vos distances, protégez-vous des énergies négatives que des Fouco, Bertho, Guerrier Henri, S. Lucas et autres affiliés à la bande des tèt pete de Micro Verité propagandistes de Trump, de celles des héritiers du macouto/militaro/ duvaliérisme, de celles des woz/rakèt dilapidateurs des Fonds Petro Caribe, de celles des Grenn Nan Bounda ( Gnbistes) financés par Apaid, de celles des zen-telektyèl signataires de l'appel du boycott de la commémoration des 200 ans d'indépendance du pays, financés par l'UE, le Canada et les USA. Tous toxiques. Ces gens-là , ces parasites ne sont pas plus vos amis que ne le sont les USA, le Canada et l'UE.
S'ils l'étaient, s'ils n'étaient pas les "goons", les hommes de main de l'Occident, ils n'auraient pas souillé la mémoire des héros de la nation, ils ne se seraient pas ralliés aux tèt kale/woz rakèt, ils n'auraient pas assisté sans rien dire à la dilapidation des Fonds Petro Caribe et, ils auraient réagi comme les Albaniens qui demandent des comptes à leur gouvernement, aux chargés de sa sécurité après l'assassinat de Jovenel.
De même que le joueur de flûte, ils vous jouent un air, celui du " Haïti is open for business" pour vous entrainer vers l'abîme.
D'où l'impérieuse nécessité d'un changement de paradigme.
Commenter cet article