Voici une belle photo qui nous change de celle des rues boueuses et dégueulasses des grandes villes haïtiennes.
Ici, le bleu du ciel, le bleu de la mer, un yacht à l'horizon, le sable fin.
Martelly, chemise rose, arbore au poignet, comme d'hab, sa série de bracelets roses wanga, "grigne " des dents, comme d'hab aussi et mène la marche.
Suivent l'ambassadrice et un homme. D'une main elle tient un verre, l'autre est passée sur l'épaule de l'inconnu. Elle est serré/collé avec cet homme de petite taille portant une casquette dont on aurait pu confondre la silhouette avec celle d'Evinks Daniel, le très cher ami hôtelier du président, évanoui dans la nature, ni vu ni connu.
"Zombifié" chez le hougan des Gonaïves ?
L'image est paradisiaque et confirme les dires de l'ambassadrice : " Haïti est un pays riche".
Légèrement en arrière, un homme jeune Noir et non vêtu de rose.
Cherchez l'intrus.
C'est l'arme qui se profile sur la droite et dont la présence laisse entrevoir la violence qui se cache derrière cette image faussement décontractée du président d'Haïti et de l'ambassadrice des USA se baladant sur les plages d'une île dont les habitants ont été spoliés de leurs terres.
Où ailleurs, avez-vous vu un président en promenade flanqué d'hommes portant avec ostentation des armes de gros calibre, à part dans les pays en guerre ?
Cette déclaration de Dieudonne Saincy porte-parole du parti INITE marque un tournant décisif dans la lutte contre le régime Martelly / Lamothe qui n'a pas tenu des élections pendant plus de 3 a...
Vous pouvez écouter ce que dit un député du rôle de Mme Paméla White en Haïti.
Dans cette photo, en arrière plan, les femmes amenées à manifester leur gratitude au président pour avoir bénéficié du programme " ti manman cheri", des soldats armés occupent le large espace vacant délimité d'un côté par des barricades, de l'autre par le podium où jouent les comédiens. Les hommes armés font face aux femmes, lesquelles se trouvent sous la menace de leurs armes . Ces femmes représentent -t-elles un danger ? Est-il possible d'imaginer qu'il s'agisse de la célébration soit-disant cordiale de la fête des mères dans un pays non en guerre ? Impossible. Les journalistes photographes partagent le même espace que les policiers. A l'inverse de ceux-ci, la presse tourne le dos aux femmes. De sorte que nous avons deux professions, l'une le bras armé, l'autre le bras médiatique dont les membres pourraient s'échanger les rôles dans leur rapport d'assujettissement au pouvoir. Le journaliste pourrait se mettre en uniforme et troquer sa caméra contre un Uzzi ou Galil et vice versa.
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