Par ailleurs, le président Michel Martelly allait confirmer, le lendemain du fiasco, le grand désordre qui règne dans l’administration publique haïtienne. En effet, le premier citoyen du pays (qui devait, par son comportement, projeter une image susceptible de contrebalancer les effets pervers de l’idée largement répandue à l’extérieur– bien que vraie en partie – qu’Haïti est une entité chaotique où le concept d’institution est pratiquement vide de sens) est arrivé à 11 heures passées à la rencontre fixée à 10 h AM à Punta Cana en République Dominicaine, entre lui, le président de l’Union Européenne, Van Rompuy, et le président Danilo Medina. Le journaliste vedette, Álvaro Arvelo, de l’émission la plus écoutée de l’autre côté de la frontière, Gouvernement du matin (Gobierno de la mañana) considère le retard de plus d’une heure de Martelly comme un geste « d’incivilité et d’indécence ».
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