Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les députés fractionnent le pays pour exercer un contrôle sur la population pour le blanc

Publié par siel sur 15 Septembre 2014, 09:56am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Vendredi 12 septembre sur l'émission Vision 2000 à l'écoute, j'ai entendu la lecture faite par M. Taylor Rigaud d'un ensemble de lois votées par les députés afin d'augmenter le nombre de départements, communes.

Je vous disais ici que ces lois, selon mon opinion, avaient pour objectif de contrôler la population en la faisant surveiller par des moyens et des petits chefs plus nombreux afin d'offrir aux investisseurs un espace sécurisé.

Or, parmi les objectifs recherchés par ce nouveau découpage du territoire, les députés annoncent justement celui de réduire la mobilité des gens.

Voici le passage :

"Ces lois ont également d'autres objectifs, tel que juguler les flux migratoires des habitants qui n'arrêtent pas de franchir les frontières intérieures ..."

Qu'est-ce qu'entendent ces députés par frontières intérieures ? Quelles seraient ces frontières intérieures qu'il serait défendu de franchir ? A votre avis ?

Dans un entretien imaginaire avec le blanc, j'ai tenté , sans doute pas avec assez de clarté, de présenter le plan blanc pour Haïti. Car il faut bien comprendre pourquoi le blanc s'intéresse tant à Haïti . A mon humble avis, je peux me tromper, ce serait étonnant que ce soit par amour des Haïtiens, et de la démocratie.

Dans ce plan, la possession des terres, de l'eau, des plages, des mines etc., est sans appel. Pour y arriver, il faut refouler, contenir, surveiller les habitants. Dans les pays comme le Brésil, Mexique, Honduras, Argentine, par exemple, où ces capitaux sont très présents, les vols de terres des Indiens se sont faits à grande échelle (et continuent) pour y mettre des plantations, que des gardes armés surveillent en même temps que les habitants qui y travaillent.

Comme je vous l'ai dit, les Haïtiens avaient échappé jusqu'à 2004 à la mise en pratique de ce plan infernal, dit plan de la mort qui plonge dans la misère la plus abjecte, les livre à la drogue et au gangstérisme, détruit leur environnement, pousse à l'exil et aux pires humiliations, les populations d'A Latine et de la Caraïbe. Lesquels pays devraient, en réalité, avoir suffisamment de ressources propres en ajoutant celles obtenues en coopérant entre eux, pour faire vivre leurs populations dans la dignité.

Si les Haïtiens doivent apprendre à bien choisir leurs candidats aux différentes élections, ce ne sera pas en prenant celui qui semblerait avoir un programme et les moyens de l'appliquer. Il ne s'agit pas uniquement d'une question d'offre et de demande, d'achat et de vente, de marché mais d'un choix qui traduit le type de société dans laquelle les Haïtiens souhaitent vivre.

Et, comme vous l'aurez compris, c'est ce choix qui leur est refusé en n'organisant pas d'élections et en proposant des kits mode d'emploi pour apprendre à bien voter qui contournent, évitent la question primordiale dans toute démocratie qui est celle du type de régime politique sous la loi duquel les habitants souhaiteraient vivre

Les Suédois, par exemple, qui avaient opté pour un système social-démocrate pendant plus d'une centaine d'années avaient voulu rompre avec lui. Et pour la première fois en 2006 avaient voté en majorité à droite. Huit (8 ans) de politique néo ibérale leur a suffi. En 2014, ils ont fait le constat qu'avec les privatisations, leurs système éducatif avait perdu des points au palmarès mondial, que si le PIB du pays avait augmenté, les inégalités également et ils ont préféré revenir au régime social-démocrate

Est-ce que le candidat adhère au programme néo-libéral actuellement appliqué et en voie de durcissement ? Qu'est-ce que ça signifie réellement changer de politique ? Est-ce que l'électeur est capable de faire la différence entre une politique, non pas pour "sauver le pays" ( ce qui ne signifie strictement rien) mais de développement économique du pays qui vise la restructuration de son agriculture vers une production bio de qualité pour l'exportation, la création de petites et moyennes entreprises, la production d'énergies renouvelables (eau, vent soleil) mise en chantier des travaux d'infrastructure, enfin toutes les initiatives impliquant également la diaspora, susceptibles à la fois de remplir les caisses de l'état, de générer des emplois et d'améliorer la vie des gens.

Ou bien le modèle proposé par la CI (communauté internationale), le FMI, la BM, à savoir soumettre sa population, son territoire aux capitaux étrangers sans aucun contrôle est celui préféré ?

Les Haïtiens devraient se poser la question fondamentale du type de société dans laquelle ils voudraient vivre et réfléchir aux orientations politiques et économiques induites par ce choix.

Veulent-ils la démocratie à la mexicaine, à la venezuélienne ou bien sont-ils capables d'élaborer une option personnelle ?

Par rapport à ces choix politiques, j'ai trouvé quelque chose (en anglais facile) qui les expose assez clairement dans un texte fort intéressant de James Petras intitulé Latin America and the Paradoxes of Anti-Imperialism and Class Struggle

Voici donc présenté, deux pays qui ont fait des choix politiques à l'opposé l'un de l'autre : l'un totalement soumis aux intérêts étrangers : le Mexique; l'autre, le Venezuela refusant cette domination et optant pour le maintien de la souveraineté du pays. Entre ces 2 extrêmes, nous dit Petras, il existe différentes autres combinaisons.

Mexico is the most favored imperial client in both foreign and economic policy. It supports NAFTA (integration with the US); its security forces are subject to US oversight; it has the lowest minimum wage in Latin America (even below Honduras); it is privatizing the strategic petrol sector firm PEMEX; it is a major ‘labor reserve’ for cheap manufacturing workers (especially in the auto industry); it has the lowest effective tax rate; it has joined the US war on drugs and war on terror by militarizing its domestic society. Few countries in Latin America can match Mexico’s submission to Washington and few regimes would want to!

In contrast, Venezuela is the US bête noir: Washington has been engaged in permanent war with the democratic governments of Chavez and Maduro because they oppose the US wars in the Middle East, Asia and Africa. They nationalized select enterprises; financed large scale long-term social welfare programs that reduced unemployment, poverty and inequality.
They imposed controls on financial transactions (rather weak and ineffective). They offer generous aid programs to Caribbean and Central American countries, enticing them out of the US orbit. Caracas has ended US military training and indoctrination programs and encouraged the growth of nationalist consciousness among officers. Venezuela has increased economic ties with US adversaries (Iran and Russia) and competitors (China).

Petras appelle le hold up sur les ressources des pays du sud, le dap-piyan du blan, la recolonisation, je l'ai appelé la reconquista. Ce pourquoi les députés en catimini ont voté ces lois qui proposent un quadrillage des 72 500 km2 du territoire national afin d'en favoriser l'exploitation de ses ressources matérielles et de ses habitants par le blan

Enfin, voici le plan décrit par le blanc dans l'entretien avec lui exécuté en A. Latine (d'où pauvreté accrue, insécurité, émigration, trafic de personnes, kidnappings, gangstérisme, etc) qui devrait frapper durement les Haïtiens sous peu, parfaitement synthétisé (en anglais facile) par M. Petras.

Traduction : Depuis les 2 dernières décennies, l'Amérique Latine a expérimenté une recolonisation par invitation : les gouvernements ont offert des millions d'hectares de terres exploitées sous la quasi exclusive juridiction de consortiums géants de mines et de plantations. Ces dons de terres sont accompagnés d'exploitations des mines et de droits sur l'eau, la permission de contaminer et l'utilisation de l'état pour expulser les habitants, pour réprimer toute rébellion au sein des communautés, et la construction d'un réseau de transport pour desservir la plantation coloniale offerte. L'expression " accumulation du capital par dépossession" est trop étroite et imprécise. Le concept " recolonisation" restitue mieux le transfert à long terme de la souveraineté sur la santé, les ressources naturelles; et les lois et règlements " coloniaux" particuliers qui exemptent ces conglomérats gigantesques de ce qui auparavant était considéré comme relevant de la "souveraineté nationale. "

Over the past two decades Latin America has experienced re-colonization by
invitation: government grants of millions of acres of territory under the quasi-exclusive jurisdiction of giant mining and plantation consortiums. These land grants are accompanied by mineral exploitation and water rights, license to contaminate and the free use of the state to evict local inhabitants, to repress rebellious communities and to construct transport grids centered in the colonial land grant. The phrase ‘capital accumulation via dispossession’ is too narrow and vague. The concept ‘recolonization’ captures more accurately the large scale long term transfer of sovereign wealth, natural resources and special ‘colonial’ laws and regulations, that exempt this huge holdings from what previously passed for ‘national sovereignty’.

Les députés  fractionnent le pays pour exercer un contrôle sur la population pour le blanc

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents