Lamothe/Martelly avaient l'intention d'organiser des funérailles nationales pour le dictateur Duvalier ( " l'authentique Haïtien" dixit Martelly) avant de se rétracter face à une mobilisation internationale et, surtout, devant l'interdiction du blan, horrifié à l'idée de voir ses ambassadeurs assister à cette manifestation dont les images auraient fait le tour du monde
Hier, Lamothe/Martelly ont organisé un grand zouk, avec, j'imagine, les mêmes groupes de musique sans respect qui participent au carnaval des fleurs pour commémorer l'occupation américaine de 1915, cette fois-ci, pour célébrer l'assassinat de Dessalines.
Le duo a changé la date de l'assassinat en sa date de naissance. Il fête donc sa naissance le jour de sa mort. Ben, oui. C'est comme ça et sak pa kontan anbake !
Vous avez là un exemple tout simple, de la logique, de la compétence, de l'empathie, de l'intelligence de ces 2 excellences roses.
Ben oui, peut-être bien que les générations futures - eux l'espèrent- apprendront que Dessalines était né un 17 octobre et que c'est pour cela que cette date est un jour de bamboche.
Bon, le blan, dans cette occasion n'a rien dit. Ce genre de tintinnade, comme le carnaval des Fleurs, le boycott de la commémoration des 200 ans d'indépendance lui vont comme un gant.
Moins l'Haïtien sera fier de la lutte de ses ancêtres contre l'esclavage, plus il sera apte à être formaté à la servitude volontaire.
Duvalier François avait initié l'offensive avec son "la pâte est mauvaise" en parlant de l'Haïtien qu'il avait, lui, l'Antillais, décidé de rééduquer en lui donnant comme maîtres des Tontons macoutes, en lieu et place de professeurs, d'écoles, d'universités, de labos, de routes, d'hôpitaux,etc.
Fallait les rééduquer à l'esclavage. Au fèmen djol ou et au djak ( forme de torture héritée de la colonisation).
Son fils, Duvalier J-Cl, avait tranquillement poursuivi le processus : élimination du cochon noir la "banque" du paysan, envoi de ces paysans dits boatpeople aux USA et dans la Caraïbe,et vol de leurs terres par ceux-là même qui, pour avoir bénéficié de cette satrapie, lui rendaient hommage à Saint Louis de Gonzague
Le flambeau de l'aliénation a été repris par les héritiers roses. Le but ? Détruire la culture haïtienne, qui, jusqu'à présent, a été le seul rempart contre sa désagrégation en tant que peuple, malgré l'oppression systématique et la misère voulue et entretenue pour le faire plier.
Génocide culturel, psychologique, intellectuel et physiologique. On n'hésite pas sur les moyens. Quand il faut, il faut.
Après, on se fait vite fait un petit "Notre père" et le prêtre milicien Sicot vous asperge d'eau bénite.
Sak gen tan gen la ! (courtoisie Sweet Micky)
"Nap fout mete yo a jenou, nap fè yo manje KK yo", disait Duvalier François -dont le langage n'était guère moins fleuri en privé que celui de Sweet Micky- en parlant de ses opposants,
« En respect de papa Dessalines. Pour l’union et l’amour. Pour notre fierté comme peuple. Pour célébrer la vie de cet homme immense. Rendez-vous, vendredi 17 octobre, à partir de 10:00 am, pour un grand rassemblement gratuit sur la piste de l’ancienne aviation, avec tous les grands groupes musicaux et Dj du pays et plus de 30 bandes à pied », appelle le premier ministre Laurent Lamothe, dans un message en Créole, posté sur son compte Facebook.
http://www.alterpresse.org/spip.php?article17164#.VEJhgBwlG68
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