Comme nous sommes le 18 novembre date anniversaire de la bataille de Vertières, ce texte délicat de celui qui signe sous le pseudo de L'Epistélero, me semble tomber à point pour nous rappeler à nous et aux dirigeants actuels d'Haïti cette parole du dramaturge Terence esclave d'origine africaine, dont se sont inspirés de nombreux auteurs, dont Molière :
"Je suis un homme : rien de ce qui touche un homme ne m’est étranger."
By the way, combien parmi les intellectuels haïtiens connaissent l'oeuvre de Térence ?
Comment se fait-il que Térence ne soit pas étudié en Haïti ?
Après tout il s'agit d'un esclave africain devenu l'un des plus grands dramaturges à Rome.
Bon, il est vrai que nos zentellectules ne se réfèrent qu'aux têtes blondes...
Mais alors, pourquoi pas Etienne de la Boétie plutôt que Renan, un auteur dont s'inspirent les racistes et dont ces intellectuels haïtiens nous rabattent les oreilles à tout bout de champ ?
Personnellement, je n'avais jamais compris cet engouement de descendants d'esclaves pour Renan qui justifiait l'esclavage, jusqu'au moment où - lumière ! - il m'est venu à l'esprit que le catholicisme de Renan ajouté à sa théorie d'une élite aristocratique trônant au-dessus d'un peuple inculte, leur allaient comme un gant pour justifier et légitimer leurs abus.
Le dramaturge romain Térence (1er siècle av. J.-C.) fait dire à l'un de ses personnages : "Je suis un homme : rien de ce qui touche un homme ne m'est étranger." En latin, ça donne : Homo sum :...
http://blogs.mediapart.fr/blog/lepistolero/131114/terence-ill
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