13 novembre 2014
L’avenir est sombre car le peuple haïtien n’acceptera pas de rester les bras croisés éternellement pendant que le coût de la vie augmente suite à l’augmentation du prix des produits pétroliers[i] commencée le 10 octobre 2014. L’équipe Tèt Kale devra rendre des comptes sur le gaspillage des fonds PetroCaribe. Un procès dépassant en révélations explosives celui de la Consolidation de 1903-1904 se profile à l’horizon. Le temps de la vérification de l’utilisation des fonds publics approche au galop. Les langues se délieront et on saura les bénéficiaires de la caisse noire des fonds PetroCaribe.
Les trucs pour séduire tels que la distribution de kits alimentaires « Panye solidarite » du programme Ede PÈP ne trompent personne. Cette politique astucieuse a deux objectifs. Le premier consiste à manipuler les consciences en organisant les distributions d’aliments le jour des manifestations populaires afin que les populations n’aillent pas protester. Le second est de tenter de justifier les dépenses arbitraires des fonds PetroCaribe. Cet argument ne tiendra pas devant un audit sérieux de la dette publique pour décider de sa légitimité ou de son illégitimité. La poursuite devant les tribunaux internationaux des bandits légaux aura lieu, ainsi que la négociation de l’annulation de sa partie illégitime.
Le tableau 3 indique l’évolution de la dette publique globale d’Haïti. Cette dette qui était de 8.7% du produit intérieur brut (PIB) en 2011 est de 22.9% du PIB en 2014. On comprend donc que selon le rapport du World Economic Forum 2014-2015, Haïti soit classé 137 sur 144 pays à travers le globe et le pays le moins compétitif de toute l’Amérique Latine en 2014. En 2011, dans l’Indice sur le Développement Humain publié par le PNUD dans son Rapport sur le Développement Humain, Haïti était classée 158 sur 187 pays, aujourd’hui en 2014, Haïti est classée 168 sur 187 pays, soit une régression de dix places.
Tableau 3. Dette totale d'Haïti de 2010 à 2014 en millions de dollars US[i]
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