"Il serait tout a fait normal que les victimes de Duvalier obtiennent une queconque justice.Mon pere qui n’avait jamais fait de politique fut arrete, Il avait vu un homme, Francois Milka abattre un travailleur. Ecoueure il a dit a Francois Milika, Comment as-tu pu abbattre un etre humain sous pretexte qu’il a bouzille ou vole un objet dans ta voiture, sans preuve! Mon pere ne savait que Francois Milika travaillait pour le reigme. Ce dernier prit peur et rapporta que mon pere etait un kamoken. Mon pere fut arrete et jete au Fort Dimanche. Les asssassins de Fort dimanche avaient recu l’ordre de francois Duvalier de le relacher. Henry namphy, un ancien camarade de classe de mon pere pu convaincre le cruel dr Francois Duvalier que mon pere n’etait pas un Kamoken mais un paisible citoyen qui n;avait meme pas d’opinion politique. Il fut relache après 6 mois .Son etat etait si lamentable qu’il a du passer 3 mois a l’hopital francais avant de pouvoir faire face au quotidien. Les coups et blessures recus au crane le rendirent fou Presque, les coups aux oreilles le rendirent sourd d’une Oreille et moitie sourd de l’autre. Au fait mon pere aurait ete plus chanceux s’il avait trouve la mort au fort Dimanche. le reste de sa vie fut un calvaire. Ses 3 enfants on ete eleves sans pere. Aujourd’hui quand je vois les fils des macoutes qui ont torture et elminine mon pere occuper des postes de haute fonction, quelque chose me remonte jusqu’a la gorge et pour me calmer, je me dis que l’Haitien n’est pas un homme et qu’Haiti n’est pas un pays."
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Haïti-Justice : une mission d'évaluation pour le dossier Duvalier
La Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), de concert avec ses partenaires le Réseau National De Défense Des Droits Humains (RNDDH) et le Centre Œcuménique Des Droi...
J'ai choisi ce commentaire parce que rare sont les témoignages aussi personnels. Il est vrai que peu des victimes des Duvalier qui n'ont pas fait de politique se sont manifestées. Il est vrai aussi qu'elles sont nombreuses dans les milieux populaires urbains et au sein de la paysannerie. Et donc que, vu qu'en Haïti, plus encore qu'ailleurs, les plus faibles et les pauvres n'ont aucun droit; et surtout pas celui à la parole par peur des représailles des gwo zouzoun et notables locaux.
Et même si le plaignant se trouverait hors d' Haïti, il continuerait à craindre pour sa "race" à savoir pour sa famille restée sur place.
Le fait que Martelly n'ait ressenti aucune gêne à mentir sur une chaîne de télévision internationale sur la non existence de prisonniers politiques en Haïti - alors même qu'il ne peut pas ignorer que les journalistes français sont informés sur ce point- montre combien profondément est ancrée cette mentalité de faussaires dans la société haïtienne en toute impunité sans en craindre les conséquences.
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