5 Years After Haiti Earthquake, The Sad State of Democracy and Human Rights
Some things never change. In Haiti, no matter the century or decade in question, one can be certain that: the state and elite are trouncing the rights and needs of the majority, the population is ...
Leslie Péan a, dans ses 7 textes, souligné le rôle extrêmement négatif joué par la CI, notamment les US, pendant l'occupation de 1915 à 1934.
Il s'agit d'une constance. Faire chanter les gouvernements après les avoir endettés, puis imposer son propre agenda en ne respectant absolument pas la constitution du pays.
Depuis la nomination de Martelly comme président d'Haïti par Clinton, le groupe Core, l'OEA et toute la sainte bande, les institutions du pays sont ignorées et méprisées.
C'est ainsi que quand Martelly - je l'ai dit et répété- a décidé de ne point faire d'élections municipales, le Blan, la CI, la bourgeoisie, les média chiens de garde du régime autoritaire ont applaudi. C'est ainsi que ces mêmes média (Vision 2000, Métropole) se sont mis à chanter sur tous les tons la chanson de la démonisation (les 6 sénateurs, les 2 avocats pauvres le Mopod et autres groupes de l'oppostion) de ceux qui menaient un combat de David contre Goliath en tentant de s'opposer au vol total capital des ressources d'Haïti.
Dans un de ses textes Leslie Péan rappelle la coopération, -la collaboration, plutôt- de certains Haïtiens, toujours prompts à se vendre contre un plat de lentilles. Par exemple, d'après un officiel US, alors qu'aux Philippines (occupées également par les US) il était difficile de'recruter des espions, en Haïti, ce sont eux qui se proposaient. A peine l'un était sorti par la porte que l'autre, venu proposer ses services, rentrait par la fenêtre.
Ceci n'a pas changé. Au delà des discours pseudo-nationalistes, à base de "nouvelle Haïti","sove peyi" et autres billevesées, reste la réalité de la collaboration effective, quotidienne au système qui oppresse et exploite la majorité des Haïtiens
Certains Haïtiens qui vivent à l'étranger sont tombés dans le piège de la propagande des Martelly/ Lamothe/Balmir Villedrouin. Ils ont crû aux toles rouges. Ils ont fermé les yeux sur l'ensemble des méfaits du régime (très nombreux), comme un enfant auquel on a dit que c'était bon pour sa santé, avale son huile de ricin.
Pour la classe moyenne qui vit en Haïti, toutes les saletés faites par ce régime, le sont pour le "bien du pays". C'est leur fameux "rayi chyen di dan l blanch" qu'ils brandissent à chaque fois qu'il s'agit de détourner les gens du respect et de la dignité et de les pousser, à l'inverse, à accepter prostitution et compromission.
Le majeur facteur de bloquage auquel est confronté la société haïtienne est l'absence d'une classe moyenne progressiste et intellectuellement évoluée. La classe moyenne actuelle, qui a poussé ces 40 dernières années, est issue de la culture duvaliériste (gwo ponyet) et des classes pauvres (absence d'expérience du pouvoir).
Ayant accès aujourd'hui à un certain confort- elle vise à toutes jambes et à tout prix à s'éloigner de ses parents analphabètes, se distancier de sa famille, de ses origines dont elle a souvent honte. Pour sortir de la catégorie dite inférieure, cette classe moyenne de petits entrepreneurs, fonctionnaires, journalistes, hommes et femmes politiques, se montre encore plus méprisante et féroce avec la classe dont elle est issue.
Il faut qu'elle marque sa nouvelle appartenance de classe en accentuant, presque jusqu'à la caricature, les préjugés - voire le racisme- des classes dominantes traditionnelles (Voir par exemple un certain député dit zuzu, de famille paysanne, parlant le créole aujourd'hui comme s'il venait de l'apprendre- au point que ça en devient totalement ridicule, genre le Bourgeois gentilhomme)
Ce sont des personnes de cette catégorie sociale, qui habitées de leurs complexes, portéeps par la convoitise et une mégalomanie maladive, se "vendent " aux élites et leur servent d'intermédiaires (gason lakou) comme agents de répression- que ce soit au parlement ou dans les média.
Ils et elles, craignant la concurrence de nouveaux arrivés, freinent la lutte pour une société juste, mentent et désinforment la jeunesse en l'orientant vers des conseils à base de "comment bien se vendre" au lieu de comment créer des réseaux pour résister et créer.
La société haïtienne est en panne de modèles positifs pour une jeunesse dont on constate l'absence de dynamisme et d'engagement au bien collectif.
Five years after the earthquake that killed an estimated 200,000 to 300,000 (no one knows for sure) and rendered 1.9 million more people homeless, the fraudulently elected administration of Michel Martelly has abandoned any pretense of democracy. Having failed to hold elections three years in a row, instead letting national and local elective seats become vacant, the government now rules by decree. It is also attacking and killing human rights defenders. The elite, in combination with foreign corporations, are seizing land for agribusiness, mining, tourism, and free trade zones. The grassroots has taken to the streets to demand democratic government and an end to foreign occupation by the UN. Social movements are also mobilizing for defense of land, housing, and rights. The US has, until recent months, staunchly supported the government. It has backed this support with “security” funding, including more than $7 million for the police in 2015, for a nation not at war against anyone but its own people.
Traduction
5 ans après le séisme qui a fait un nombre estimé à 200000 ou 300 000 victimes ( personne ne connaît le chiffre exact) et qui a fait de 1.9 million de personnes des SDF (sans domicile fixe)l(administration frauduleusement élue de Michel Martelly a abandonné toute prétention à la démocratie.Ayant échoué à organiser des élections pendant trois ans, faisant en sorte au contraire de laisser les postes électifs vacants, le gouvernement maintenant fonctionne par décrets. Il attaque et tue également des défenseurs des droits humains. L'élite en collaboration avec les entreprises étrangères, s'accaparent des terres pour l'agrobusiness, les mines,le tourisme et les zones franches. Les organisations de base manifestent pour demander un gouvernement démocratique et la fin de l'occupation par les troupes de l'ONU. Les mouvements sociaux s'organisent également pour la défense de la terre, du logement et des droits. Les US ont jusqu'à présent apporté un ferme soutien au gouvernement, en finançant " la sécurité", dont 7 million pour la police en 2015, pour une nation qui n'est en gurrre avec personne sauf avec son propre peuple.
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