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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La Suède bannit les noms racistes… de ses oiseaux

Publié par siel sur 25 Février 2015, 11:41am

Catégories : #RACISME

Dans la liste des volatiles qui ont vu leur nom changé, on peut également citer le "hottentot teal", qui devient le "canard qui barbote". Le terme "hottentot", qui signifie "bègue", désigne péjorativement les Khoïkhoï, un peuple d'Afrique australe dont la langue se caractérise par des "clics", des claquements de langue.

Dans la liste des volatiles qui ont vu leur nom changé, on peut également citer le "hottentot teal", qui devient le "canard qui barbote". Le terme "hottentot", qui signifie "bègue", désigne péjorativement les Khoïkhoï, un peuple d'Afrique australe dont la langue se caractérise par des "clics", des claquements de langue.

2 commentaires sélectionnés :

1-

"La bétise des trolls franchouillards me surprendra toujours. ‘Politiquement correct’ est une expression de l’extreme-droite americaine qui ne supporte toujours pas que la majorité noire dans certaines villes ait pris le pouvoir democratiquement et qu’elle refuse l’utilisation de ‘noir’ avec des expressions négatives: marché, travail (qui sont illicites mais pas noirs). En France, l’occupation de l’Algérie nous a donne: Ghourbi, Souk, etc. dont le sens originel a été rabaissé par les blancs becs occupants. Le langage peut etre blessant. Et le mot ‘negre’ est extremement blessant."

2-

"Entièrement d’accord. Le langage n’est pas neutre, il sert à véhiculer toutes sortes de préjugés et de classement de valeurs entre les individus. Le masculin l’emporte systématiquement sur le féminin, le terme « l’homme » est utilisé pour parler de la race humaine, le travail mal fait est un travail « d’arabe », on montre pate blanche, on dit aux « cons » d’aller se faire « enculer », on les traite de gros pd, on pleure comme une fille, on a des couilles, on travaille au black, on n’est pas blanc-blanc etc etc etc… Le jour où on réalise ce qui se cache derrière le langage de tous les jours on se met à faire un peu attention devant ses enfants. Ou pas."

 

"Le langage n'est pas neutre."

Voici quelque chose que je répète constamment à certains intellectuels haïtiens.

 Et que dit si bien Camus: "Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde"

 Il sont  nombreux à être persuadés, par exemple, que de remplacer le mot  Créole par Ayisyen  pour désigner leur langue maternelle est sans intérêt. Or, c'est exactement le genre de petit truc qui a son importance et qui peut faire évoluer  positivement les mentalités. Tout simplement parce que le terme "créole"a été et est toujours dévalorisé par rapport à "français". Ce sont de toutes petites corrections, des ruptures avec l'idéologie héritée de l'esclavage,  qui, mine de rien, changent le regard que l'on peut avoir sur soi, sur sa culture, sur son pays. Vous connaissez l'image du frémissement des ailes de papillon dont les ondes se propagent du plus près au plus loin.

 

Ou bien d'appeler, Marchand-Dessalines (Marchand étant un nom d'un colon de la zone) la ville de Dessalines. Il faudra penser à rebaptiser la ville en Dessalines-Villes, quand nous aurons fermé la page de la pathétique gouvernance roz, et que nous aurons  un gouvernement  fait de gens éclairés, créatifs et concernés par le bien collectif. (Ca viendra)

 

Ou bien l'utilisation négative que les Haïtiens font du terme "marron" avec la connotation d'irresponsable.

 

Ou bien encore l'usage de termes racistes hérités des colons esclavagistes tels que kongo (une ethnie dont les membres marronaient souvent et par conséquent étaient mal vus des esclavagistes, neg bosal ( équivalent de nègres non civilisés à savoir ceux qui viennent d'arriver d'Afrique- ceux-là même qui ont en majorité composaient  l'armée indigène) etc.

 

Des citoyens d'une première République Noire au monde qui avalisent, en les faisant leurs,  les termes insultants utilisés à leur encontre par ceux-là même qu'ils ont combattus au nom de leur liberté et de leur dignité; c'est quand même un comble d'indignité.

 

Tout ceci devant faire parti d'un apprentissage dès le scolaire afin de transmettre aux générations à venir le dicton  : " Qui veut son respect se le procure."

 

L'éducation ne se résume pas à apprendre à lire et à compter. Etre civilisé n'équivaut pas à avoir accompli des études supérieures. Si ça devait être le cas, les élites de ce pays n'auraient pas eu besoin de vouer une haine pathologique à Aristide, qualifié par elles de "zoulou" (là encore, quelle crasse  ignorance  des cultures africaines ) pour leur avoir tout simplement  rappelé que "Tout moun se moun". Elles n'auraient pas eu besoin de se peinturlurer en rose et de s'affubler de bracelets en plastique de la même couleur pour se sentir exister.

 

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