Un Haïtien accusé de vol fouetté dans la rue en RD
Il existe dans la ville de Salvador de Bahia au Brésil, un quartier dénommé El Pelourinho, le pilori.
A cet endroit se trouvait un poteau sur lequel était attaché l'esclave qui devait être puni par mille créatives tortures et coups de fouets.
C'est cette tradition de "punition publique" -lynchage, décapitation, coups de fouets- de l'époque esclavagiste que les Dominicains revisitent sur les corps des Haïtiens.
Comme dit précédemment et sans crainte de me répéter, les duvaliéristes, les gens de l'extrême droite haïtienne, comme ceux du Fraph et même une faction des Gnbistes qui partagent leur idéologie, sont capables de se comporter de la même manière avec leurs compatriotes, si ce n'est pire.
Des deux côtés de l'île, l'idéologie "gwo ponyet" et de mépris des pauvres et Noirs, héritage des esclavagistes est la même.
Qu'on ne se méprenne pas, il n'existe aucune excuse à ce comportement dans un pays qui comme la RD se prévaut d'être régi, à l'inverse d'Haïti, par un Etat de droit.
Depuis que je porte un intérêt à la politique en RD, je remarque que les oligarchies des deux côtés de l'îlen'ont que mépris et irrespect pour leurs populations.
En fait, et cela pourrait sembler paradoxale mais ne l'est pas, si les financiers étrangers ont investi énormément dans le tourisme en RD, c'est précisément qu'ils avaient la garantie que l'ordre du statu quo régnait, à savoir la corruption des élites, l'absence de justice, l'exploitation de la majorité et le travail sous-payé des émigrés haïtiens.
En RD, les investisseurs étrangers ont pu faire passer des lois qui les protègent et les mettent à l'abri des raket - eux mais pas la population - des prédateurs locaux et leur octroient la propriété de la terre. Ce qu'ils tentent de faire en Haïti avec les Clinton.
Encore une fois, l'industrie du tourisme sur laquelle s'appuie la RD, s'est développée en majeure partie grâce au travail des Haïtiens dans la construction, dans les hôtels ( réceptionnstes, serveurs, jardiniers, cusiniers, femmes de chambre). Sans oublier l'artisanat vendu dans les boutiques de ces hôtels, que les touristes rapportent dans leur bagages sans avoir la moindre idée qu'il provient d'Haïti ou qu'il est fabriqué sur place par des Haïtiens.
Si nous avions parmi les gens qui besognent à la TNH des réalisateurs et cameramen curieux, il a auraient pu nous fournir un documentaire sur les ateliers sur place en RD où les Haïtiens fabriquent cet artisanat. Ils auraient montré leurs conditions de travail, combien ils touchent, etc.
Pour faire face à la politique de racisme entretenue des deux côtés de la frontière par les oligarchies qui se tiennent la main, il serait nécessaire de démonter leur discours de l'Haïtien vivant au crochet de la société domniicaine, par une série de courts documents audio-visuels dans des domaines ciblés comme la construction, l'hotellerie, l'agriculture, les services, qui montreraient l'apport de leur travail à l'économie de la RD.
C'est un fait que les images qui circulent, montrant essentiellemen les mendiants et les vendeurs à la sauvette haïtiens dans les rues de Santo Domingo, viennent corroborer cette thèse d'Haïtiens parasitant l'eldorado dominincain.
Une thèse diffusée sur le net par les duvaliéristes, les Gnbistes et les Tèt Kale que dans leur grande majorité, la classe moyenne gaga/gogo avale comme du peitit lait.
Et comme cet embriyon de classe moyenne qui constitue le gros des troupes grenn-nanbounda est paresseuse et je m'en foutiste - ne différant pas fondamentalement en cela des Tèt Kale- il ne lui viendrait pas à l'idée de faire un travail systématique et en profondeur pour contrer cette propagande anti-haïtienne en RD.
Quant à ce fameux eldorado, il l'est peut-être pour les Haïtiens qui vivent l'enfer chez eux. Mais si on a la possibilité de lire la presse de la RD, on se rend compte que les habitants de ce pays dénoncent quotidiennement les abus des zotorite et le délitement de leur société
Ils se plaignent exactement des mêmes dysfonctionnements que ceux d'Haïti : corruption, absence de justice, de morale, violences, accapement des ressources par une minorité, trafic de drogue au plus haut niveau, etc.
Je vous mets en lien un article écrit par un ressortissant de la RD. Ceux qui lisent l'espagnol constaternt qu'il aurait pu tout aussi bien être rédigé par un citoyen conscient haïtien.
Le titre de l'article, Una societad cosificada, signifie littéralement une société choséifiée. A savoir une société dans laquelle les humains sont considérés comme des objets.
Et ce système de choséification, de pertes de repères (des 2 côtés de l'île) qui produit des personnes comme on voit dans la vidéo lesquelles, en mal de reconnaissance, reportent le mépris qu'elles subissent sur l'Haïtien, victime expiatoire de leurs frustrations.
La nuestra es una sociedad cosificada. Una sociedad donde los sectores dominantes en su estrategia de dominación ideológica lo banalizan todo, no importa el grado de importancia del hecho ni el d...
http://acento.com.do/2015/opinion/8226740-una-sociedad-cosificada/
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