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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Les Haïtiens auraient-ils peur des Tèt kale comme jadis des macoutes ?

Publié par siel sur 1 Septembre 2015, 12:16pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

On dirait qu'en Haïti, en ce moment tout particulièrement, la politique tourne autour de la peur.

C'est comme si le pays était revenu à l'époque du "faire noir".

Il y a un site que j'aime beaucoup qui se nomme Truthout Fearless, independent News and Opinion.

Ce qui donne :  Truthout (la vérité exposée) Fearless ( sans peur)  Independent News and Opinion ( diffusion indépendante d'informations et de nouvelles)

Ils ont un slogan qui dit : tell the facts, name the names.

En français: dire les faits, nommer les noms.

Les media haïtiens et même les personnes participant aux réseaux, évitent systématiquement de nommer les noms.

Cette pratique est un héritage direct de la dictature duvaliériste qui aura permis que les criminels de ces régimes ne soient jamais inquiétés et circulent librement au vu et au su de tout le monde dans le pays.

La peur est naturelle, normale et nécessaire. Elle permet de faire attention à soi, aux siens et à prévenir des accidents.

Par contre, la peur qui interdit d'agir face à des agressions est paralysante.

Cette peur est le ferment, vous le savez aussi bien que moi, qui nourrit les pratiques injustes, arbitraires, totalitaires.

 

1-Assemblée de néo-duvaliéristes, plus connus sous le nom de tèt kale. 2- le chef des tèt kale après son rara dans les rues de Port-au Prince, posant  devant la fac. d'ethnologie. 3 - Autre assemblée de Tèt kale en armes
1-Assemblée de néo-duvaliéristes, plus connus sous le nom de tèt kale. 2- le chef des tèt kale après son rara dans les rues de Port-au Prince, posant  devant la fac. d'ethnologie. 3 - Autre assemblée de Tèt kale en armes
1-Assemblée de néo-duvaliéristes, plus connus sous le nom de tèt kale. 2- le chef des tèt kale après son rara dans les rues de Port-au Prince, posant  devant la fac. d'ethnologie. 3 - Autre assemblée de Tèt kale en armes

1-Assemblée de néo-duvaliéristes, plus connus sous le nom de tèt kale. 2- le chef des tèt kale après son rara dans les rues de Port-au Prince, posant devant la fac. d'ethnologie. 3 - Autre assemblée de Tèt kale en armes

Dans le cas d'Haïti, la peur devient environnementale, un mode de vie comme celui qui consiste à accepter de  vivre au milieu d'ordures.

Je me souviens avoir interrogé à la fin de la dictature, des jeunes plein d'entrain qui nettoyaient leur quartier. Ils m'ont dit qu'avant, sous les Duvalier, une initiative comme celle-ci n'était pas possible, par crainte d'être assimilés à des kamoken, des opposants au régime. Parce que nettoyer aurait signifé que le régime n'accomplissait pas son travail, parce que faire un travail collectif aurait été assimilé à une pratique communiste.

Les Duvalier, et les militaires qui leur ont succédé, ont fait de la peur une institution. Institution qui garantissait leur propre sécurité.

Ils ont surtout, en fermant les clubs, en interdisant les réunions de plus de 4 ou 5 personnes, fait  en sorte d'isoler chaque Haïtien de la classe moyenne, amené à se méfier de ses propres parents.

Cet isolement qui s'est concrétisé par une absence d'échanges, de dialogues, de réflexions, d'ouverture au monde,  a produit une sorte particulière d'élément de la classe moyenne, incapable de penser au bien collectif, avec une vision du monde totalement paranoïaque dans laquelle chacun considère l'autre comme un potentiel ennemi.

Un individu qui dépense  toute son énergie  non pas à créer mais à conserver le peu qu'il a acquis.

Pour conserver leurs quelques privilèges, les Haitiens de la classe moyenne agissent en sorte de perpétuer le statu quo et se dressent contre tout changement, quitte à pactiser avec le diable.

A-t-on jamais vu le conservatisme apporter quoi que ce soit dans le monde ?

Non.

 

1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.
1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.
1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.
1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.
1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.
1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986  : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.

1- Du temps de Duvalier. 2- Du temps du couple Martelly/Lamothe. 3- Carnaval de 1986 : représentation de macoutes 4- Chamblain du Fraph de 1991 devenu Gnbiste en 2004. 5- Namphy général duvaliériste; 6- Timoléon, son cigare et son whisky, président de la dernière assemblée de députés qui votera- pressé-pressé- la loi créant de nouveaux départements.

Alors, serait-il  revenu le temps de se parler par signes ? (A. Phelps)

Il semblerait que oui.

Parce que plus l'impunité, l'obscénité et les abus gagnent du terrain, plus revient à la surface la mémoire des exactions, des crimes de la dictature, plus, paradoxalement, les citoyens auront tendance à se taire.

Les citoyens de la classe moyenne qui ont été "addictés" à ce mode de vie, au fèmen djol-ou, s'installent tout bonnement dans le connu, dans la peur et la soumission qui ont été leur modus vivendi pendant plus d'une trentaine d'années.

On aurait pu penser que cette mémoire des exactions et de la cruauté sans bornes des duvaliéristes,  revenue,  aurait provoqué de la résistance.

Mais, ce n'est pas si simple que ça; contrairement à ce que croit V. Numa de Vision 2000.

Au contraire, l'absence de pensée, conduit les individus  à remettre leurs pas dans les chemins qu'ils ont connus, même s'ils savent fort bien que ces chemins mènent à un paysage de ruine et de désolation.

De plus, la société haïtienne de haut en bas est très conservatrice, encadrée qu'elle est par les religieux : protestants, catholiques, vaudouisants qui, d'une manière générale, à de rares exceptions près, encouragent les pauvres à accepter leur destin  pourri et les riches à jouir de leurs richesses volées. Tout ceci à la gloire du Seigneur - saigneur ?-

C'est bien pour cela que serait souhaitée une démisssion générale des élites  devenues rances à force de rancer, pour laisser la  place à de nouvelles générations qui, dans tous les domaines : politique, économique, environnement, arts, tourisme, santé, éducation, seraient capables d'oser penser par elles -mêmes et pour les autres. 

Et ne se contenteraient pas de la répétiton du pareil au même.

Il est rare de voir fleurir  un arbre dont les racines sont pourries

Voici, pour les nouvelles générations un passionnant challenge : rompre avec les pratiques mortifères de leurs ainés, créer et résister.

 

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