Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


AKISEMÈT MIKI ? Une réflexion d'un internaute anonyme (mise à jour récente)

Publié par siel sur 25 Octobre 2015, 11:05am

Catégories : #REFLEXIONS perso

 AKISEMÈT MIKI ?  Une réflexion d'un internaute anonyme (mise à jour récente)

Comme vous dervriez le savoir- même si vous faîtes comme l'autruche en vous enfouissant la tête dans le sable-  la Ci et les media ont "vendu" dès le départ, afin de préparer l'opinion - préparation de l'opinion à travers les media qui  est primordiale avant toute malfaisance à venir-  que Martelly était TRRès populaire.

Pas uniquement en tant que chanteur de Konpa mais aussi parce que les intellectuels ayant failli, il représentait l'espoir qu'un homme non formé et analphabète fonctionnel pourrait  miraculeusement gérer positivement le pays.

Après son élection, présentée comme une victoire totale/ capitale, le chiffre de 68% était brandi par tous les media et les personnalités, pourtant dites respectables, oubliant de mentionner au passage qu'il s'agissait de 68% des 18% de personnes ayant voté.

Ce qui correspondait à 700 000 voix, un chiffre moindre  que celui remporté par l'ex-sénateur de l'Ouest, Steven Benoit, aux élections législatives. Sénateur pour lequel, soit dit en passant, j'éprouve de l'estime parce qu'au delà de quelques bévues, dues à sa jeunesse en politique, il a sans hypocrisie, toujours  clairement affirmé ses opinions. Un truc suffisamment rare dans le maelstrom politique haïtien pour être mis en avant.

 

Nonobstant la réalité, c'est tous les jours, que V. Numa martellait - c'est le cas de le dire- dans son émission sur Radio Vision 2000, que Martelly était le choix de la majorité de la population et que, de plus, ses électeurs étaient les mêmes que ceux de Lavalas.

Un mensonge qui visait à, d'une part masquer la fraude et, d'autre part, assimiler une grande partie de la population parce qu'analphabète à des cons finis, dont le choix d'un candidat serait motivé par uniquement de bas instincts, de la sottise et de la naïveté.

On a vu par la suite, grâce aux témoignages de Ginette Chérubin, membre du CEP  de l'époque et de M. Seitenfus, corroborés par les révélations des mails de Mme Cllnton, qu'il s'agissait d'une opération orchestrée par le roi et la reine d'Haïti avec la collaboration du parti des commerçants,  des zentellectuels et des journalistes haïtiens et internationaux embedded, enrôlés pour forcer les Haïtiens à acheter le produit Martelly . 

 

Cependant, ce que j'ai toujours ressenti comme immonde,  le comble de la malhonnêteté et du mépris, c'est ce travestissement de la réalité visant  à imputer aux Haïtiens le choix de l'homme rose au crâne rasé.

La propagande rouleau compresseur était si bien faite qu'il était impossible  de faire valoir aux Haïtiens la réalité factuelle se résumant aux chiffres : nombre total de votants, et à partir de ce nombre celui de ceux ayant voté pour Martelly.

Mais rien à faire. A partir du moment où la CI  avait lancé dans l'air le pourcentage fracassant de 68%, il devenait une réalité excluant toute logique.

On peut voir que malgré la connaissance à partir de faits vérifiables de la fraude, jusqu'à récemment, la fable d'une adhésion populaire au candidat Martelly a continué à se répandre.

 

Pourquoi ce déni de la réalité ?

Pas uniquement pour plaire au blanc, pour ne pas le fâcher et risquer de tomber en disgrace et de voir son accès aux USA fermé, mais dans cette appréhension  péjorante plus que séculaire  du peuple - kongo , sal, lèd, nwè, analphabète et j'en passe...-  par les classes moyennes et  la bourgeoise.

Ces gens-là ne ratant pas une occasion pour exprimer leur mépris des classes populaires haïtiennes.

C'est à partir de cette perception discriminante que Jean-Bertrand Aristide avait lancé son slogan " Tout moun se moun". Autrement dit, nous sommes tous des humains. Un slogan qui aura compté  pour beaucoup à le rendre populaire. Et, par contre, à le diaboliser par ceux qui se nourrissent et s'enrichissent à partir  d’une sorte d’impératif catégorique qui voudrait que leur supériorité à vie s'impose sur l'infériorité à vie de la majorité.

Pour que cette imposture puisse fonctionner il faut, comme du temps de l’esclavage, assigner à  résidence à vie les dits-inférieurs dans un environnement habité par le manque, quitte à  faire en sorte de barrer toutes les routes qui pourraient mener à un développement des infrastructures, de l’agriculture et de l’éducation.

Agriculture, infrastructures et éducation trois domaines représentant une potentialité de faire sortir les masses du sous-développement, perçus comme l’ennemi à abattre par tous ceux de Boyer en passant par Duvalier pour arriver à Martelly, dont l’unique programme, dont toutes les énergies, manigances se conjuguent pour conserver leur statut de supériorité et maintenir la population dans celui d’un  esclavage qualifié de moderne.

 

Dans cette perspective de maintien de la division de la population haïtienne en inférieurs et supérieurs, Jovenel Moïse, le Nèg banann , se trouve être le dernier masque propulsé sur la scène,  après celui de Martelly, pour faire accroire à la population qu’un paysan devenu entrepreneur pourrait, du jour au lendemain, maitriser le minimum de connaissances requises pour gouverner un pays qui crie famine mais dont les habitants se refusent d'accepter leur mort programmée.

Lasissez-nous vivre qu'ils disent, laisser nous respirer, rêver, imaginer, créer, construire.

Mais l'autre bord ne l'entend pas de cette oreille.

A cette pressante requête, il répond par la fraude, le banditisme légal,  les carnavals à répétition, l'organisation de l'insécurité, la violence, le roronelsonisme, ... Tous les moyens, guerre psychologique y compris, sont requis et utilisés pour assassiner  la volonté d'un peuple de vivre en paix, d'élever ses enfants dans le respect et la solidarité, de participer à la construction d'une société juste.

Ainsi, le commentaire ci-après publié d'un internaute, suite à la communication d'un "communicant" connu, est révélateur de cette problématique dénommée sous d'autres cieux : lutte des classes. En Haïti, travestie par une soit-disant mission des supérieurs à guider et à gouverner les inférieurs sans qu'ils aient leur mot à dire.

Cette exclusion, ils l'appellent : démocratie.

AKISEMÈT MIKI ?

 

Konpatriyòt Jean-Junior Joseph ekri: "Au moment des elections 2011, je me souviens encore des gens de nos classes moyennes dans leurs salons trouvèrent tous les défauts de Mirlande H Manigat pour ne pas la voter. Les masses ont voté Sweet Miky. Aujourd'hui Sweet Miky "pété lan bouch yo" li "pété lan nen yo". Qu'ils avalent l'odeur nauséabonde et nous foutent la paix".

 

JJJ site deklarasyon Martelly fenk fè nan espektak wololòy li te bay sou Channmas la ak Lil Wayne ak plizyè lòt malandren. Martelly ki idantifye pwòp tèt li kòm "chawony" - yon lòt fwa ankò, mete men sou hanch li, epi li di foul la: " Men chawony la... Pété lan bouch yo toujou!"

 

Mwenmenm mwen di se lachte nou n ap peye! Depi sou Madan Manigat ki rantre nan koken ansanm ak Miki lè ti bandi entènasyonal yo bay pou Edmond Mulet a te di yo "se nou 2 a ki devan" epi madan Manigat te pran chante "devan devan nèt" la, se kondanasyon nou ki te siyen.

 

Depi lè Preval te aksepte òganize yon lòt fo eleksyon estil "Lavalas pa ladan l" pou satisfè fòs koudeta, kidnaping ak okipasyon yo, se kondanasyon nou ki te siyen.

 

Nap rejwenn libète nou jou klas afranchi modèn nan sispann fè koken, sispann aji an lach epi reziyen yo bati pati politik tout bon ki ale nan eleksyon epi ki aksepte pou se vòt majorite a ki pase.

 

Anverite, si sete pèp Ayisyen an ki te chwazi chawony lan, mwen t ap reziyen m ak li. Men, se chawony blan ki fòse chawony sa a nan kòlèt pèp Ayisyen an.

 

Fòk nou gen kouraj bay chak moun responsablite PA YO. Sispann gaye fatra a, kòmkwa tout moun responsab tout bagay - epi alafen deresponsabilize veritab bandi yo. Miki se chawony Hillary, li pa PREZIDAN AYITI!

 

Madanm Ginette Cherubin, ansyen manm Konsèy Elektoral 2010-11 lan bay katafal detay nan liv li "le ventre pourri de la bête" - ou ka tande esplikasyon li te banmwen nan chita pale mwen te fè ak li sou sa.

 

http://cod.ckcufm.com/programs/36/19077.html (KOUTE APATI 18:34)

 

Referans:pajfbJJJ https://www.facebook.com/groups/monhaiti/permalink/985983134775516/

 

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents