Ne soyez pas étonnés.
Car, c'est avec le même aplomb que l'envoyé spécial pour l'Irak ferait exactement la même déclaration.
Que n'importe quel offciel US de par le monde s'auto-congratulerait de la même manière.
C'est tout vu.
Quand on a le pouvoir des armes, on peut raconter n'importe quoi.
Le mensonge devient vérité et vice-versa, comme dans 1984 de M. Orwell où la guerre devient la paix et la paix la guerre.
Le sens des mots, ceux qui ont le pouvoir des armes peuvent le changer pour le faire coller avec leurs mensonges.
C'est ainsi qu' ils ont "restauré la démocratie" en Irak.
Pour ceux qui ont le pouvoir des armes, restaurer la démocratie c'est déstabiliser un Etat dont la politique ne leur convient pas, tuer un tas de gens pour qu'ils apprennent qui est le maître, installer un agent intérimaire exécutif, genre Martelly (il y en a plein d'autres semblables de par le monde) obéissant, soumis et méchant avec son peuple.
Pour le reste, que les pays où ils sont censés avoir restaurer la démocratie régressent au niveau de l'économie et de la paix sociale, ce n'est pas leur problème.
Le but étant de "réinstaurer le pouvoir US" qui s'est transformé pour faire joli, pour faire rose en "restaurer la démocratie."
En ce sens Merten a raison de s'auto-féliciter. Il aura fallu 30 ans de déstabilisation d'Haïti, financée par les USA entre autres, de blocage systématique du passage à la démocratie, de tueries des progressistes pour que, enfin, les USA trouvent la bonne équipe pour mettre défintivement par terre l'état de droit, à travers à deux reprises l'organisation d'élections au départ truquées, devant déboucher sur leur choix de président.
Et on sait que M. Merten n'a pas été le dernier à participer à cette formule de captation du pouvoir en vue d'une privatisation de l'Etat, à partir d'élections bidon et de sélection d'un chanteur de konpa ou d'un negbannan.
Là où Merten a vraiment raison de se féliciter, c'est que contraireement à ce qui se passe dans d'autres pays, il a en Haïti trouvé une majorité de collaborateurs .
Leslie Péan nous faisait remarquer, dans un de ses articles sur l'Occupation américaine d'Haïti, que l'occupant avait noté, qu'à l'inverse de ce qui se passait aux Philipinnes où il était difficile de trouver collabos et espions dans la population, en Haïti, abondaient ceux qui venaient offrir leur service : l'un entrait par la porte, quand l'autre entrait par la fenêtre.
Peter Hakim, president emeritus of Inter-American Dialogue, in a discussion with
George Washington University’s Elliott School of International Affairs.
Questioned “Why has the United States and the OAS been so quiet? It gives
credibility to all those who question the process.”
But Merten shot back that it’s still simply too early to tell.
“We’re in a ‘damned if you do, damned if you don’t’ position,” he said
"I’m very proud of what the U.S. has done regarding Haiti over the past 30 years. We have worked very hard, sometimes using some very heavy, blunt tools, to ensure that the democratic tradition continues to live on in Haiti.” Lol...
Says The U.S. special coordinator for Haiti, Kenneth Merten.
It should be noted that the Ambassador is actually executing US Foreign Policy towards Haiti.
The reality is from the fall of the Duvalier dynasty in 1986 to today, we have seen political instability in Haiti at perhaps its worse in which legitimate Haitian governments are removed via Coup D’états by Haitian rebels supported and financed by foreign interests. The nature of the struggle is to ensure that the vast majority of the economic resources of Haiti remain under the control of the small minority Haitian Elites otherwise known as the MREs.
As a result, Haiti was further destabilized by lawlessness, corruption, gangsters, and kidnapers which validated our ranking amongst the most dangerous places in the world and certainly our status as the poorest country in the Western Hemisphere.
In protecting the Status Quo, the Bald Headed Rose gangsters (PHTK) are here today to help the Core Group in alienating the voice of the majority. In 30 years Haiti became a FAILED STATE, a Haitian patriot cannot be proud of that reality and that is not a laughing matter.
Peter Hakim, president emeritus of Inter-American Dialogue, in a discussion with
George Washington University’s Elliott School of International Affairs.
Questioned “Why has the United States and the OAS been so quiet? It givescredibility to all those who question the process.”
But Merten shot back that it’s still simply too early to tell.
“We’re in a ‘damned if you do, damned if you don’t’ position,” he said
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