Enième récapitulatif de l'histoire d'Haïti : la révolution anti-esclavagiste, l'indépendance en 1804, la politique hostile des empires coloniaux européens et des USA, la rançon payée à la France, le rôle de cette dette et des intérêts payés dans le non-développement de l'île, celui des oligarchies locales , les interférences constantes d'autres pays dans la politique intérieure, l'occupation US et le kidnapping de la réserve d'or du pays, les 2 Duvalier et leur politique de terreur et de prédation. 1986 avec l'espoir d'une transition à la démocratie. les élections de 1991 et le coup d'Etat soutenu par la CI et l'oligarchie locale pour restaurer le duvaliérisme.
Et ça continue encore et encore...Rappelant toutes les luttes du peuple haïtien et les contre-offensives des réactionnaires. Jusqu'à la plus récente caractérisée par des fraudes électorales reconnues mais soutenues par la CI dont l'objectif est de poursuivre son agenda de vassalisation du pays "le plus pauvre de l'hémisphère ouest."
En gros, c'est une histoire qui n'est pas un conte de fées et que tous les vrais progressistes du monde connaissent.
Et que, par contre, malgré une quantité de livres écrits sur la question, les intellectuels haïtiens dans leur grande majorité, grosso-modo occultent.
L'économie ce n'est pas leur truc.
Pour preuve, vous constaterez que dans la catégorie économie de ce blog, on trouve peu d'articles d'auteus haïtiens.
Si vous me demandez pourquoi, je vous dirai que les raisons sont multiples qui vont de la peur de faire face à la réalité - un face à face qui réclamerait une rupture profonde et non pas des pansements-, à celle de déplaire à la CI, de perdre leur statut privilégié de "supérieurs", d'un relatif je m'en foutisme quand il s'agit des conditions de vie de la majorité de la population et d'un désir insatiable de reconnaissance et de récompenses en prix, argent et pouvoir.
Suite au séisme en Haïti, on avait eu droit à bon nombre d'analyses intelligentes et bien documentées sur l'histoire d'Haïti dans la presse internationale qui expliquaient clairement le raisons de la débacle.
L'espoir était que les intellectuels les liraient et profiteraient de cette opportunité pour lancer un débat sur les voies à prendre pour construire un Etat de droit.
Hélas. Ces articles d'historiens, d'économistes, de linguistes (Chomsky) de renom, n'ont jamais été repris par la presse haïtienne, ni commentés par le intellectuels du pays.
Le tout est retombé sans même faire un flop, dans le silence. Et 2010 avec l'élection/sélection de Martelly a, à l'inverse, marqué une régression vers l'Etat de non droit ante 1991.
Parce que tel était le consensus entre la CI, l'oligachie et les classes moyennes et supérieures du pays.
Il fallait faire comme si le tremblement de terre n'avait jamais existé, utilisé des slogans débiles et une couleur rose pour faire croire à un changement.
Avec cette nouvelle crise on peut craindre que l'éclairage mis à nouveau sur les responsabilités des uns et des autres dans la déstabilisation de l'Etat, ne fasse à nouveau pschitt.
A moins que la minorité d'intellectuels compétents, honnêtes et vraiment progressistes ( je sais, vous me direz qu'au vu de ce qu'on peut lire sur les réseaux sociaux haïtiens, c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin) accompagne le peuple en appuyant ses revendications et son désir ardent de vivre dans un Etat respectueux des droits économiques, sociaux et culturels de la population.
Sans cela, cette crise a de bonnes chances d'accoucher d'un énième " du pareil au même." D'un galimatias, d'une benne à ordures, d'un tohu-bohu propre à créer l'impression d'un "changement pour que rien ne change."
La jonction entre intellectuels et organisations populaires est indispensable pour mettre en place un état de droit. Le peuple à lui seul ne pourra pas y arriver dans la mesure où il est dépourvu des moyens - autres que de manifester- de se faire entendre.
Et que par ailleurs, il est la cible des réactionnaires étrangers et des fascistes locaux qui n'hésitent jamais à faire un carnage, à titre d'intimidation, comme on l'a expérimenté lors des élections de 1987.
PS : Rien`à voir avec le propos grave. Pour détendre l'atmosphère : avez-vous remarqué dans la photo, la taille et le design des cravates d'Opont et d'Evans Paul ? Anmwe ! Si ces deux individus voulaient signifier au public qu'ils sont des clowns et fiers de l'être, ils ne s'y prendraient pas autrement.
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CSMS Magazine " The New York Times: Martelly's election was illegitimate!
CSMS Magazine There is a growing consensus among Haiti watchers in Washington that the Obama Administration is on the verge of committing a serious foreign policy blunder in the Caribbean. The New ...
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