Dieuseul Simon Desras, ancien président du Parlement haïtien, a aussi fait savoir que le protégé de Michel Martelly, Jovenel Moise, dort ces derniers jours au consulat d’Italie en Haïti. Source HPN
Tomber en banane est une expression française qui signifie : être dans une situation critique.
Grâce au surgissement de M. Negbannann sur la scène politique haïtienne, les lecteurs ont la possibilité d'ajouter à leurs connaissances quelques expressions françaises autour du mot banane.
Quand j'avais vu la photo montrant M. Nègbannann, coincé entre Martelly et Roro Nelson, j'avais dit en plaisantant à un ami que si j'avais été à la place de M. Negbannann, vu la tête que faisaient ces deux gentilhommes et la manière affectueuse dont ils l'entouraient, que j'aurais demandé illico l'asile à l'ambassade des USA.
Qu'il ait choisi le consultat d'Italie comme refuge la nuit est fort possible.
Les plus jeunes ne savent pas que du temps où les parents de ces messieurs et dames qui gouvernent l'Haïti d'aujourd'hui de la restauration macoute, étaient au pouvoir, c'est tout le temps que des personnes - appartenant même au duvaliérisme- allaient se réfugier dans des ambassades.
Lors du coup d'Etat de 1991, même scénario. Les ambassades étaient pleines.
Que les hértiers du régime mortifère, de par leur violence sans limites, remettent ce genre de pratique au goût du jour, ce n'est pas non plus étonnant .
Sauf pour les jeunes générations auxquelles n'ont pas été transmises les informations correctes sur les ingrédients qui ont permis à la dictature des 2 Duvalier et à ses serviteurs de s'épanouir.
Le sadisme en étant un des éléments moteurs. Qui dit sadisme dit jouissance de la douleur exercée sur le corps de l'autre, jouissance de la peur de ce sadisme distillée de manière permanente dans le corps social.
Ceux qui ont fait l'expérience de ce sadisme, comme Lemoine ou Turnep Dulpé par exemple, en ont témoigné. Bon nombre d'écrivains haïtiens, dans l'ancienne génération réfugiée au Canada, en France, en Belgique et ailleurs, ont abordé cette thématique.
Mais nous savons, d'une part que la classe moyenne haïtienne lit peu et que d'autre part, la majorité silencieuse est illettrée ou bien n'a pas accès aux livres, ni aux conditions favorisant la lecture ( espace et électricité).
L'audiovisuel aurait pu combler ce manque.
Malheureusement, en dehors des films de fiction "Haïtan Corner et" l'Homme sur les Quais" de M. Raoul Peck qui évoquent ce sujet, le cinéma produit en Haïti, documentaires ou fictions, ne s'est pas intéressé à mettre en scène ces expériences traumatisantes de cotoiement d'individus sadiques, à la ville comme dans les prisons, qui ont façonné la société de ce pays dans ces dernières 50 années.
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