Comme tous les roses universitaires ou pas ( il s'agit d'une pathologie) M. Laleau qui semblerait-il était prof d'économie inverse les données.
M. Laleau aurait dû écire : " l'Economie entrave le politique".
Parce que l'économie en Haïti et ailleurs également, notamment aux USA qui en sont un bel exemple, domine le politique.
Aux USA, les candidats à la présidence font la course à celui qui empochera le plus d'argent de donateurs. Et la majorité des élus au parlement sont millionnaires ou milliardaires.
C'est ce modèle que les USA veulent répliquer en Haïti.
Modèle en soi peu démocratique mais qui, en Haïti, devient ridiculement absurde vu qu'une grande partie de la population vit avec moins de 2$ par jour. Et que ces 2$ viennent très souvent des parents vivant à l'étranger.
Pour pouvoir dupliquer il faudrait encore qu'il puisse y avoir quelques points communs -comme une classe moyenne avec un pouvoir d'achat relativement fort, un semblant de concurrence, des crédits aux entrepreneurs venant des banques privées et des aides de l'Etat aux petites et moyennes entreprises.
Tout ceci n'existant pas en Haïti où comme le dit si justement ici M. Renoncourt prédomine une "volonté de tout mélanger, de tout confondre et de tout prendre !"
Toutefois, comme il est de coutume en Haïti de faire foin du réel, c'est de ce modèle US que provient le mot d'ordre de Martelly aux électeurs : ne votez pas pour des candidats pauvres.
Et la fabrication de Jovenel Moïse en candidat économiquement "successful" à partir d'une entreprise de bananes dont un lot aurait été exporté en Allemagne.
Cest ainsi également, que les propagandistes tèt kale sur les réseaux sociaux avaient transformé l'entreprise de communication de Lamothe en une gigantesque multinationale qui serait placée parmi les 10 plus importantes au monde.
Difficile de comprendre comment à une époque où il suffit de quelques clics sur google pour vérifier le bien-fondé d'une telle information, que des Haïtiens aient pu croire à un tel conte. Mais c'est ainsi . Comme on dit : "Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir." Ou encore : "Au pays des aveugles les borgnes sont rois."
La CI ayant approuvé ce plan des roses sans cheveux, ils se sont empressés sous la houlette de l'entreprise de communication espagnole (qui devrait aller donner un coup de mains à son compatriote Rajoy, Premier ministre espagnol dont le parti conservateur se trouve en grande difficultés en ce moment dans les élections pour cause de corruption avérée.) de l'exécuter.
Le truc était simple.
" Vendre " (courtoisie V. Numa de Vision 2000) Jovenel Moïse en l'habillant d'un costume mal taillé de jeune entrepreneur. Placer Opont, qui avait déjà rendu service en 2010, à la tête du CEP. Organiser les fraudes pour les législatives de manière à assurer à Jovenel une fois président une majorité au parlement. Organiser les fraudes pour les présidentielles de manière à faire élire Jovenel Moïse.
C'est évident que pour mener une telle opération, il faut non seulement l'appui des media locaux, du Core group et de la smala de la communauté internationale, mais aussi beaucoup d'argent.
Indispensable, l'argent de l'Etat mis à la disposition de Martelly pour faire la campagne de son poulain, mais aussi celui provenant d'autres secteurs non identifiés.
Cet argent, faudra bien le rembourser d'une manière ou d'une autre. Et si Jovenel Moïse ne devient pas président, les roses se retrouveront en faillite.
Ce qu'ils craignent le plus au monde.
Ils savent bien que la Justice n'existant pas en Haïti, ils n'auront pas à rendre des comptes à la nation, mais par contre à leurs banquiers, oui.
D'où la panique qui les saisit aux tripes. Et d'où cette réflexion tête en bas de M. Laleau, un des artisans de la mauvaise gestion économique du pays.
Si Lamothe n'avait pas acheté avec des dolà vèt des voix, il n'aurait pas été Premier ministre et mené cette politique de prédation.
Si Bellerive n'avait pas passé des contrats sans appel d'offres avec des entreprises de la RD, certaines entreprises haïtiennes de construction auraient pu fonctionner et embaucher. En répercussion on aurait eu une action sur le niveau du chômage.
Si les banques privées octroyaient des prêts aux jeunes entrepreneurs, l'activité économique pourrait se développer dans un cadre formel, plus stable.
Si le secteur privé admettait la concurrence, il y aurait compétition et donc une dynamique économique.
Si des budgets pour construire des stades avaient été confiés non pas au fils du président mais au ministère en charge sous contrôle du parlement, des entreprises haïtiennes auraient pu en profiter et se développer.
Si des budjets n'avaient pas été alloués à la femme du président pour des programmes sociaux, le ministère en charge normalement de ces programmes, aurait fait appel à des secteurs compétents, ayant l'expérience de ce travail. Ce qui aurait débouché, comme cela se fait partout, sur une répartition des sommes à différentes organisations sous le contrôle strict du ministère en charge et des parlementaires. Et qui aurait permis la formation d'un tissu social, de réseaux, et d'emplois.
Etc.
La réalité n'est pas comme M. Laleau tente de la "vendre" que la responsabilité d'une économie en mauvais état serait à mettre sur le dos de la politique.
Mais, à l'inverse, que c'est cette mauvaise gestion des finances du pays, le gaspillage des roses de l'argent de l'Etat, l'absence de contrôle et de transparence, la corruption qui provoquent une crise politique.
Qu'ils regardent donc ces roses ce qui se passe actuellement en Espagne, pays auquel ils sont très liés idéologiquement.
Comme sous les 2 Duvalier, le fait pour ls gouvernants d'user des finances de l'Etat comme s'il s'agissait d'un héritage laissé par leurs parents, provoque une césure -un gouffre- entre l'économique et le politique. Et conduit à l'impossibilité d'ajuster l'économie aux besoins de la population relayés par les députés, sénateurs, agents intérimaires de l'Exécutif et société civile qui se mettent à s'agiter.
Comme sous les 2 Duvalier, la captation des ressources économiques par un petit groupe provoque d'abord stagnation, suivie d'une dégringolade qui conduit à une crise politique.
Aucune idée où M. Laleau a fait ses études économiques et quels sont ses maîtres à penser dans ce domaine. Mais, on lui recommande chaudement de prendre un petit temps pour ouvrir le Nouveau manifeste des Economistes atterrés paru en janvier 2015. Le livre ne coûte que 10 euros. Un investissement de rien du tout qui lui permettrait de remettre à jour ses connaissances.
Il serait nécessaire, pour bien faire, que dans le budget du PSUGO une somme soit réservée à l'achat de livres et à des sessions de mise à jour de leurs connaissances pour les dirigeants haïtiens.
Ce ne sont pas seulement les illettrés qui ont besoin d'éducation mais principalement et en priorité ceux qui ocupent des fonctions de dirigeants. Parce que, quand le pilote est aveugle on voit mal le bateau arriver à bon port.
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Wilson Laleau : " La politique entrave l'économie "
La surchauffe qui existe dans le change est provoquée, selon le ministre Wilson Laleau, par les mouvements de manifestation des rues qui entraînent aussi des scènes de violence. " Quand quelqu'u...
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