Les pratiques des roses sont toujours égales à elles-mêmes.
Comme dit le dicton haïtien : il est possible d'amener la couleuvre à l'école, mais la faire s'asseoir à une table, ça c'est une autre histoire.
L'absence d'Evans Paul à la nomination du Premier ministre Frtitz Jean, qualifié de "bouderie" par la presse dominante et complaisante, est une grossièreté, ni plus ni moins.
Elle rappelle celle des ministres - porteurs tous à l'époque de bracelets roses - du gouvernement de Conille qui avaient refusé de se présenter au Parlement, le laissant y aller seul.
Ces actes d'incivilité ont été la marque de fabrique revendiquée des bandi legal roses du début à la fin de leur régime. Il suffit de faire un tour dans la catégorie Ayiti Rose Racket sur ce blog pour en juger.
Et je n'en relate qu'une infime partie.
Insultes, coups, crachats, arrogance, le tout masquant l'insignifiance d'hommes et de femmes sachant pertinemment qu'ils occupent une place usurpée et pour laquelle ils n'ont ni le mérite ni les compétences.
Et dont la survie dépend totalement de l'allégeance à la culture du chef. ( Voir le merci à Martelly d'Evans Paul)
C'est assez frappant que leurs partisans qui s'expriment sur le net soient faits de la même eau. Qu'ils jouent au "save" comme un JSud, au nationaliste comme un SPP, ou bien au crétin nostalgique de l'esclavage comme celui-ci :
"Map redil anko, nou pakapab. Haïti pap Jan m anyin ke yon boite fatras. Trop dechets humains.
Ti nèg en Haïti tap plus productif sous esclavage. Koté plantations cannes, café, cacao, tabac yo? Liberté jwé domino la jounin kon LAN nwit, bwè bakara, fimin paille, mouri grangou, nan malsité, pillé, volè, kk nan ragé, domi nan latrine, vive minm jan ak cochon, volé lougarou. Trinin zago. Fait rat pa kk, ransonin moun, Ça a cé vivre libre?????"
Violences verbales et illettrisme effarant .
D'aucuns s'étonnent que j'y attache une importance.
Il ne faut pas prêter importance à une bande d'allumés qu'ils disent.
Et que violences verbales et physiques vont souvent de pair.
A la misère économique dans laquelle se trouve la population haïtienne vient se greffer cette culture de la sottise et de la grossièreté érigées en valeurs "grenn-nanboundaïques".
Loin d'être l'apanage du peuple cette culture "excrémentielle" (L. Péan) s'exprime autant chez les élites, comme avec stupéfaction je l'ai découvert dans les commentaires suite à mon article " Diner en blanc, dîner de cons".
D'ailleurs, je m'étais astreinte à répondre à tous ces commentaires "lumineux "d'insultes et de conneries, parce qu'à mon avis, laisser faire c'est accepter et laisser le champ libre à ceux et celles dont le mode opératoire est injures, mensonges et menaces.
Car ils agissent de même quand ils se retrouvent au timon des affaires de l'Etat.
A preuve l'incivilité des ministres face au chef de gouvernement de l'époque, Conille.
Celle d'Evans Paul face à Privert.
Je suis abasourdie que ce pays qui a produit et continue à produire tant de gens de qualité, comme Fritz Jean, par exemple, puisse se laisser mener - même si la CI l'y encourage fortement - par une bande d' insignifiants et de ce fait même, dangereux.
Comment en est-on arrivé à ce que les responsables des affaires du pays se conduisent comme des adolescents à la dérive ?
Comment vulgarité, grossièreté et incivilité se sont introduites, répandues comme la peste dans l'ensemble de la société haïtienne, n'épargnant ni les générations, ni les classes sociales ?
Comment Fritz Jean arrivera t-il à naviguer dans un environnement aussi malsain ?
A ces questions, je donne ma langue au chat.
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