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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Départ de Martelly commenté par la presse internationale

Publié par siel sur 13 Février 2016, 11:40am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Comme signalé antérieurement, l'ensemble de la presse internationale trace un portrait peu flatteur de l"eli" du "roi et de la reine d'Haïti", du Core Group, de l'OEA, l'UE, la Minustha.

Cependant, de même que les carabiniers,  ces articles arrivent trop tard.

C'est quand Martelly avait "eli" des maires, quand il s'était refusé de faire des élections, que ces informations auraient été utiles pour freiner le soutien inconditionnel de la CI aux dérives de son "eli".

Pour empêcher la réalisation du scénario ridicule mais néanmoins traumatisant pour une population qui ne demande que de faire l'économie de traumatismes, vu ses conditions de vie difficiles et la nécessité de se mettre au travail pour y remédier.

A l'inverse,  la CI a choisi l'option du saccage des institutions du pays complétant ceui des immeubles administratifs  écroulés lors du séisme.

 

Et, elle poursuit  tèt dwèt, dans la même voie, en fait foi la dernière déclaration de la cheffe de la Francophonie.

Mme Jean est sans doute très compétente et pleine d'empathie pour son pays d'origine, mais on ne comprend pas ce que l'institution de la francophonie a à dire dans cette affaire.

D'autant plus que Mme Jean - qui a bénéficié de l'appui de M. Martelly pour l'obtention de son poste - peut difficilement jouer la carte de la neutralité.

D'ailleurs, à l'époque de la sélection de Martelly en 2010, elle faisait partie de ceux qui avaient célébré dans des entretiens à la presse internationale des "élections démocratiques" , la popularité de Martelly évidenciée par le chiffre écrasant de 68%  (sic) de voix remportées par ce dernier. Sauf qu'elle avait oublié de mentionner que ces 68%faisaient 700 000 voix ... Et les conditions dans lesquelles elles avaient été obtenues...

Elle faisait également partie des "convives" de M Merten, ex-ambassadeur des USA en Haïti à la grand-messe qu'il avait organisé au palais national afin de déclarer que M.  Joseph Michel Martelly ne possédait pas la nationalité US.

Je sais bien que les Haïtiens ont un grave déficit de mémoire. Mais voyons, ces événements ne datent que d'il y a 5 ans.

 

S'il est à regretter que les journalistes de la presse dominante internationale aient attendu la fin du mandat de Martelly pour porter un critique sur ses actions...

Il serait bon, logique et juste que celles et ceux qui ont participé à l'élection de Martelly, ont collaboré à son régime, ou ont gardé un silence complice pendant 5 ans face à ses dysfonctionnements - dont ses insultes à l'endroit des journalistes - s'abstiennent de se positionner  en donneur de leçons.

Chacun son job. Et celui de Mme Jean est de s'occuper de la francophonie et non pas de la politique haïtienne.

 

Sinon, l'article en anglais de The Atlantic raconte avec quantité de détails la saga des cinq années de Martelly de l'intervention des Clinton pour le "remettre dans la course", les efforts de la firme Sola pour le polir... Jusqu'à la merengue qui marquera la fin de son quinquennat.

Il  établit un parallèle entre le candidat républicain Trump et Martelly, il trouve des points communs entre les deux : populisme, provocations, goût pour le scandale et les grossièretés.

C'est ainsi qu'il traduit en anglais les paroles salaces adressées à la journaliste de la merengue de l'ex-président :

Take it out and put it in her behind!
Give her a banana!
Give her a banana with no skin!
Give her a banana with the skin on!

 

Pour l'auteur, si l'arrivée  de Martelly semblait, il y cinq ans, une "farce" uniquement possible en Haïti :

"Five years ago, Martelly’s election seemed like a fluke, an only-in-Haiti farce propelled by what had been an especially absurd and awful year.

 

Par la suite, des célébrités ont été élues à la tête de leur pays tel que, par exemple, le nouveau président du Guatemala, Jimmy Morales, un comédien.. Et d'autres. 

Il termine sarcastiquement en notant  qu'encore une fois Haïti semble  être fidèle à son rôle historique de pionnière.

 

 

 

 

"Haïti bye, bye Martlelly" est un article en français qui dit tout ce que nous avons toujours su et que la CI, les dites élites politiques, intellectuelles et les média haïtiens ont toujours tu.

Martelly et son poulain Jovenel Moïse étaient en 2011 comme en 2016 les candidats désignés par la « Communauté internationale », périphrase désignant les puissances abusant largement du « devoir d’ingérence » en Haïti et regroupées derrière le Core Group. C’est en effet sous le fallacieux prétexte humanitaire qu’Haïti est toujours occupé par les Casques bleus et soumis au bon vouloir des « donateurs-impérialistes », au premier rang desquels les Etats-Unis. Si le Département d’Etat américain se félicite de l’accord politique « de sortie de crise », signé samedi 6 février et ayant permis le départ de Martelly, il s’agit bien là d’un échec cinglant pour Hillary Clinton, en pleine campagne des primaires. C’était elle, qui secrétaire d’Etat, avait misé sur Martelly en 2010. La faillite de son mandat ajoute une nouvelle tache au bilan peu glorieux de l’ex-cheffe de la diplomatie US.

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