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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


"La capacité de nuisance de Martelly à la bonne marche de la nation est réelle."

Publié par siel sur 9 Février 2016, 10:02am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Martelly, Jovenel Moïse, Roro Nelson + Martelly jeune artiste : je m'en fous + Roro Nelson et Martelly.
Martelly, Jovenel Moïse, Roro Nelson + Martelly jeune artiste : je m'en fous + Roro Nelson et Martelly.
Martelly, Jovenel Moïse, Roro Nelson + Martelly jeune artiste : je m'en fous + Roro Nelson et Martelly.

Martelly, Jovenel Moïse, Roro Nelson + Martelly jeune artiste : je m'en fous + Roro Nelson et Martelly.

J'ai lu le commentaire çi-après sur le Forum Haïti.

Je remarque dans ce témoignage deux des caractéristiques de la personnalité de Martelly.

A savoir se faire passer pour une victime - le mensonge de la maladie du foi - les Haïtiens étant des sentimentaux et cons   -ce qu'il pense - ils vont lui pardonner.

Et une fois le coup réussi, profiter de sa position dominante au moment du concert pour lancer des insultes à ceux-là mêmes venus assister à son concert parce que le croyant malade.? 

C'est ce qu'il se promettait de faire lors du présent  carnaval : insulter ses opposants.

La Ci le lui laissera t-il le faire ?

Ces traits de la personnalité de Martelly que l'on distingue dans les entretiens qu'il a accordés à feu Fombrun sont                 présents tout du long de son mandat où  il a joué le rôle de la victime quand il était en position de faiblesse.

Et, et à l'inverse, quand en position de force : celui de l'arrogant, se permettant d'insulter Conille, ses Ministres, ses députés et sénateurs.

Et bien sûr, les plus faibles d'entre les faibles : la femme à Miragoâne en la traitant de putain, de "bouzen".

 

Duret à évoquer son narcissisme, de mon côté j'ai parlé de "pervers narcissique".

Le "pervers narcissique" étant celui, entre autres (je ne suis pas psychiatre)  qui se joue des sentiments des autres pour les manipuler et asseoir sa domination sur eux. 

Quand on lit le discours de Martelly, cela donne l'impression d'être en face de quelqu'un de sincère, qui aurait réellement aimé le peuple haïtien et tout fait pour le soutenir.

Il s'agit là d'une de ses mainpulations pour s'attirer la sympathie du public.

Quand on sait qu'il s'agit du même homme qui clamait  son mépris pour des "avocats pauvres" -  plus pauvres,  disait-il, que la dernière de ses filles, sachant que la majorité de la population haïtienne vit dans la pauvreté, on peut en déduire ce qu'il pense d'elle.

C'est ce même homme qui avait enjoint la population à ne pas voter pour des candidats pauvres. Exprimant en ceci un complexe de parvenu, pour lequel la mesure d'un homme est celle de son compte en banque.

Les larmes de Martelly - qui ne sont pas feintes - sont du même registre de manipulation.

Il pleure sur lui et son pouvoir perdu et laisse croire à ceux qui le regardent que ses pleurs expriment sa tristesse  de devoir les quitter.

 

Pour revenir au commentaire dans lequel il est dit " La capacité de nuisance de Martelly à la bonne marche de la nation est réelle. Il pense qu'il est incontournable. "

Cette observation est très juste. Martelly n'a pas cessé depuis  1991 de s'employer avec ses potes à nuire au projet de démocratisation de l'Etat haïtien. 

Posssédé par son narcissisme pervers, Martelly, en dépit de son bilan catastrophique, reste persuadé qu'il est le meilleur des meilleurs. Le seul  à pouvoir diriger les Haïtiens et les "humaniser".

Et le mec, comme tous les faibles, les macouto/militaro/duvaliéristes en général, est un revanchard.

Vous avez vu son désir de régler ses comptes avec ses opposants au carnaval. Vous avez vu sa méringue pour attaquer des journalistes.

Et il possède sur place de nombreux alliés qui adhèrent à sa "folie" de toute puissance et à ses pulsions mortifères :

-l'oligarchie, les macouto/militaro/duvaliéristes, ses collègues du FRAPH, les -GNbistes, le secteur très puissant des narco-trafiquants. Et, last but not the least, la CI dont vous avez constaté le zèle mis à l'imposer, à le soutenir et à vouloir le reproduire.

 

Beaucoup d'eau est passée sous les ponts depuis 1986, cependant les causes qui ont permis la sélection de Martelly et son cassage systématique des institutions du pays, sont toujours présentes, comme immuables.

C'est ce qu'on appelle le status quo.

Aussi, les Haïtiens qui luttent contre ce status quo et pour que ce pays emprunte le chemin d'un Etat de droit, s'ils ont raison de se réjouir du départ de Martelly, auraient tort de croire que le martellysme de même que le duvaliérisme a perdu sa puissance de nuire.

 

Il n'a pas été facile de se débarasser de Martelly- et les Tèt Kale en tirent une fierté  mal placée - oubliant que sans l'appui de l'oligarchie locale, des églises catholiques, protestantes et vaudou, des media et de l'argent distribué pour acheter les consciences...

Et surtout, sans le soutien indéfectible de la CI, séduite par son personnage de "roi nègre" délirant - Martelly ne serait pas resté plus d'un an à la présidence. 

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, si la population haïtienne, celle de la diaspora, ceux qui disent épouser la lutte pour la justice, se laissent manipuler, encore une fois, par la CI et n'appuient pas les revendications du G8, dont l'une des plus importantes est un audit de la gestion des gouvernements Lamothe/Martelly/Evans/ Paul...

Si, piégé dans un sentimentalisme niais et le moun pa, ils abandonnent ces revendications de justice, comme ils l'ont fait en 1986 avec le régime de Duvalier J-Cl, les millions envolés et les crimes impunis, on risque fort d'assister à un sabotage du prochain gouvernement organisé par les "chimères de Washington", experts en déstabilisation.

Et à un retour des Tèt Kale sur le mode " Qu'ont- t'ils fait pendant ces 5 années ?".

De même que Duvalier J-Cl qui, après avoir quitté le pays en vidant les caisses de  l'Etat et en y laissant l'ensemble de son réseau de malfaiteurs, se la jouait en innocente victime, s'exclamant : " Qu'avez-vous fait de mon pays ?"

Ce " Qu'avez vous fait de mon pays" avait été repris et appuyé par des zentellectuels infantilisés, gnbistes immatures, prompts à vanter les années paradisiaques du duvaliérisme, quand les rues éteient propres et que les opposants étaient torturés et assassinés à Fort-Dimanche.

 

Il faut donc faire très attention. Car ce discours débilitant qui refuse de prendre en compte les rapports de force présents dans la société haïtienne, est répandu chez les zentellectuels et dans les classes moyennes qui pensent se " sauver" elles,  leurs familles et leurs biens,  en adhérant au camp des oppresseurs.

Ce courant réactionnaire est bien plus présent qu'on ne l'imaginerait, au vu des déclarations apparemment contre le statu quo de pseudos progressistes, comme ceux qui "roucoulent" actuellement au Sénat,  qui aboient en public et se couchent dans le privé, derrière la scène.

Les cinq années du régime rose des Tèt Kale auront eu le mérite de forcer à se dévoiler ces faux progressistes qui ont participé à la gabegie ou qui s 'en sont rendus complices par leur silence assourdissant. 

 

Ces gens-là : cadres, intellectuels, petits et moyens entrepreneurs, artistes représentent une armée silencieuse, en réserve, sur laquelle les Tèt Kale roses peuvent compter.

La minuscule minorité d'intellectuels progressistes haïtiens, héritiers de ceux qui, dès  1804,  se sont engagés dans le combat au côté  des "damnés de la terre", ne peuvent pas se permettre le luxe de ne pas prendre en compte ce rapport de forces, au risque d'entrainer, encore une fois, la population dans une bataille perdue d'avance.

Le peuple courageux, travailleur et aimable d'Haïti ne mérite pas  d'être utilisé et sacrifié à l'autel d'ambitions de pouvoir et d'enrichissement personnel, comme cela a été le cas pendant les 5 années du régime des " bandi legal", des "gens roses sans cheveux".

Se débarasser de Martelly et de son gang, c'est une bonne chose.

L'étape suivante  consite à construire un Etat de droit en Haïti où des individus de l'acabit des Ti Bobo hier, ou des Roro Nelson  aujourd'hui, ne feraient pas la loi. Et imposeraient à 10 millions d'habitants de gouyader  au rythme de leur méchanceté.

 

Le commentaire çi-après :

 

 

 

 

Dans les années 90, à l’aube du retour à l’ordre constitutionnel, pour faire mousser la vente des billets pour un bal de sweet micky, un promoteur de Montréal avait  fait circuler la nouvelle que celui-ci faisait sa tournée d'adieu et qu'il avait une cirrhose du foie.

 Il a fait sa tournée canadienne et les billets s'étaient, en effet, bien vendus. Quel coup promotionnel pour faire mousser un bonhomme qui était pourtant boycotté à Montréal!

Et, dès les premières notes, il s’était mis à insulter ceux qui avaient encouragé son boycott à Montréal.  Et durant sa présidence, il n’est pas venu à Montréal car la communauté haïtienne l’aurait sûrement bien accueilli.

Se faire passer pour malade pour attirer un capital de sympathie à cet individu qui a magouillé pour détenir les frères Florestal et bien d'autres en prison m'apparait un peu mal aisé.

 Bon, il est parti, l'ère du martéllisme est révolue.

Au lendemain du 7 février 1986, l'on avait aussi prétendu que l'ère du duvaliérisme était finie.

 Avoir longtemps ignoré la capacité de nuire des duvaliéristes nous a conduit à de nombreux troubles dans le pays.

Le martéllisme n'est pas en reste, il l'a dit dans son dernier discours. La capacité de nuisance de Martelly à la bonne marche de la nation est réelle. Il pense qu'il est incontournable.

Même les pleurs versés devant le personnel du palais ne m’émeuvent pas.  Il s’en va les poches pleines et la misère du peuple quintuplée.

 Devrais-je avoir pitié de lui ?

Oui, car bien mal acquis ne profite à rien. Et même le collier de Saint-Jacques présenté dans ce dernier reportage ne saura le sauver quand viendra le temps de payer tous les maux causés à la nation haïtienne. Partir sans regret est un euphémisme dans le cas de Martelly.

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