Deux mots rapides pour vous dire que je publie ces articles pour information, mais d'une certaine manière à `contre-coeur.
Parce que ce n'est nullement agréable de voir Haïti passée en dérision.
Parce ce que c'est particulièrement désagréable cette hypocrisie des journalistes internationaux qui ont fermé les yeux pendant cinq ans - comme les zentellectuels haïtiens- et qui tout d'un coup semblent découvrir qui est Martelly.
Si Martelly représente pour moi la figure même de tout ce qui est détestable, et que dès son arrivée au pouvoir, je me suis opposée sur ce blog sans "prendre souffle", c'est-à-dire en continu, à sa politique réactionnaire, insensée et stupide, je n'apprécie pas trop ces brusques retournements de veste.
Ces passages du silence complice à la démonisation.
Martelly n'est pas un démon.
Il a été mis au pouvoir par la Ci, il a exécuté les ordres de ces gens-là qui, 5 ans plus tard, font semblant de découvrir la nature de leur créature.
Ils n'avaient donc pas regardé auparavant ses performances sur Youtube ?
Ils ne savaient pas qu'il s'était arrangé pour ne pas organiser d'élections pendant 5 ans avec le projet de se reproduire via un homme de paille ?
C'est facile de tirer sur une ambulance.
Où étaient-ils pendant ces 5 ans, les respectables journallistes de Le Temps ?
Aux abonnés absents : consigne de la CI (USA) qui protégeait Martelly.
Il existe une expression française qui dit " arriver comme les carabiniers"
A savoir arriver trop tard :
"Cette expression est tirée d'un opéra-bouffe d'Offenbach de 1869, intitulé "Les Brigands", dans lequel il est dit : "Nous sommes les carabiniers / La sécurité des foyers / Mais par un malheureux hasard / Au secours des particuliers / Nous arrivons toujours trop tard." Les carabiniers devaient être mal vus par la population de l'époque.
La presse internationale, dont Le Temps ", et les personnes qui jouent actuellement aux vierges effarouchées - suivez mon regard -, arrivent toujours trop tard "Au secours des particuliers" quand les brigands " par un malheureux hasard" ont déjà accompli leurs forfaits.
Le président Martelly est depuis cinq ans l’incontestable roi du carnaval. Chanteur ultra-populaire qui a fait sa réputation en montrant ses fesses sur les scènes nationales et en entonnant l’hymne «Bandit légal», il a trouvé le temps pendant ces mois de crise ininterrompue d’enregistrer un morceau de circonstance: il y conseille à une journaliste critique de s’enfiler une banane dans le séant. Les ligues féministes sont estomaquées, les radios boycottent largement la chanson mais rien n’y fait, Martelly crâne, il gigote, il propose à tout Haïtien qu’il croise de reprendre son fauteuil s’il pense faire mieux. Il est certain d’avoir déjà rempli sa mission: donner à cette île une bonne musique de carnaval.
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Haïti, la république des masques
En marge du carnaval à Jacmel, la débâcle des élections sur l'île a révélé une incapacité de la classe politique locale et de la communauté internationale à répondre aux espoirs d'un pe...
https://www.letemps.ch/culture/2016/02/05/haiti-republique-masques
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