Ces deux-là, Sanon et Renault, sont des anciens militaires et des ex-membres du FRAPH, un corps de paramilitaires au service, -déjà ! -de la Ci et de l'oligarchie dont la mission était de terroriser la population de 1991 à 1993.
En échange de quoi ils leur était permis de faire leur trafic de drogue, la DEA regardant d' l'autre côté.
Je vous avais dit qu'Haïti se trouvait à un carrefour dangereux parce que la CI, le Core Group, la Minustah, l'UE, l'OEA, les USA ne prévoyaient pas que leur scénario de sélection de Jovenel Moïse pour remplacer celui qui avait été auparavant sélectionné, Michel Martelly, rencontrerait une résistance.
La machination devait passer comme une lettre à la poste. Violences et fraudes aux élections devaient être acceptées par les "résilients". Et, vite fait, le second tour devait mener non pas à un élu qui rempace un élu ( Martelly ne l'ayant jamais été et Jovenel Moïse ne devait pas l'être ) mais à un Tèt Kale qui remplace un Tèt kale.
C'est-à-dire un agent intérimaire de la CI remplaçant un agent intérimaire de la CI.
Les discours du Core Group, de l'OEA, de la Minustha, de l'UE (dont l'observateur adjoint est espagnol et sans doute lié à la firme Sola), des USA étaient déjà prêts et contenaient l'ensemble de ce que l'on nomme "les éléments de langage" à savoir une somme de mots et d'expressions devant convenir à la circonstance et contenant impérativement le mot "démocratie" repris comme un mantra :
"Exercice de démocratie réussi. Pour la première fois des élections qui se sont déroulées dans le respect de la démocratie...Etc"
Martelly ne leur avait-il pas déclaré pour les rassurer : "Quand je dis aux gens d'aller à droite, ils m'obéissent et vont à droite." ?
Ils disaient que les Haïtiens avaient été si bien zombifiés par les 5 ans de scandales non stop de Martelly après le traumatisme du séisme, que les forces de la Minustha assureraient l'intendance en les "contenant". Et que considérant ce tableau rose toute résistance était im-po-ssible.
Ils ajoutaient que vu la "résilience" du peuple haïtien, en d'autres mots son conditionnement à la misère, son apprentissage à la résignation, son éducation au "bon dieu bon" par pasteurs et curés qui lui promettent que les derniers seront les premiers "jodi a wap manje galèt la bou, demen depi ou finn mouri wap jwenn tou sa blan yo abitye manje nan paradi", vu l'argent distribué, vu la peur invoquée pour faire peur "d'un bain de sang "par l'OEA par exemple, vu les fraudes, vu la complicité des classes moyennes et de l'oligarchie : tout devait bien se dérouler et Martelly s'attendait à être sélectionné Premier ministre par un parlement bourré de mal "éli" dévoués à sa cause et à l'argent de la CI.
Depuis 1986, date de la chute du dictateur Duvalier J-Cl, les militaro/macouto/duvaliéristes, leurs progénitures devenues Tèt kale et /ou Gnbistes pourrissent la vie du peuple haïtien quotidiennement, années après années sans répit.
Ils massacrent dans les bureaux de vote, exécutent des patriotes comme Izmery, Malary et tant d'autres... Lors d'élections coupent femmes et hommes avec des machettes, violent femmes, hommes et enfants, torturent, volent les terres des paysans... Ils sèment la terreur de manière à ce que le pays ne puisse pas être un état de droit.
Et que eux, en tant que "bandi legal" puissent continuer à s'enrichir via le trafic de dogue et le pillage des caisses de l'état;.
Leur unique projet : continuer l'exploitation des Haïtiens avec le soutien de la CI.
Ces monstres militaro/macouto/duvlaiéristes peinturlurés en rose pour cacher leur violence ont été créés et sont entretenus par la CI qui, comme les Duvalier, les utilise comme mercenaires.
Ces ex-militaires sont assimilables à des agents intérimaires exécutifs de la CI, protégés par son armée sur place : la Minustha.
Les forces d'occupation de l'ONU leur ont toujours montré une certaine bienveillance à ces militaires considérés peut-être comme des collèges.
Tout à fait, à l'opposé de la répression dévolue aux manifestants contre Martelly- pour terroriser ce peuple si "résilient", d'autre part, n'est-ce pas !
J'avais dans une de mes réflexions mis en garde à la fois les leaders de l'opposition, les militants, contre une vaste opération de répression mise en place par la CI, comme elle fit en 1991 avec les fascistes du FRAPH et les réseaux militaro/macouto/duvaliéristes, des san manman, souvent drogués, connus pour leur violence inouïe.
Pour ne pas tomber dans le piège des assassins soutenus par la CI, la résistance devrait prendre la forme d'une grève générale.
Pour exiger le départ des Martelly, Renault et autres Sanon le 7 février, il faut entamer une grève générale.
Nous savons que c'est dur vu la pauvreté. Mais il vaut mieux se serrer la ceinture plutôt que de se faire assassiner sous les balles de membres d'escadrons de la mort déguisés en ex-militaires.
Le peuple haïtien n'a pas vocation d'être martyr.
Il veut tout simplement que les possédés en rose, en kaki et en gros bleu lui foutent la paix, le laissent respirer, afin qu'il puisse construire un état de droit dans lequel chacun sera respecté.
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