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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Cinq ans après le "dap piyan" ravageur des Tèt Kale, les mauvaises nouvelles pleuvent sur Haïti

Publié par siel sur 26 Mars 2016, 10:15am

Catégories : #REFLEXIONS perso

Vous aurez remarqué que dès le départ de Martelly du pouvoir, les mauvaises nouvelles jaillissent. Comme si jusquà cette date elles avaient été enfermées à clef - comme les députés- et que les cadavres sortaient du placard.

Rien d'étonnant à cela.

Nous avons appris par la voix de celui qui fait et défait les gouvernements d'après ce qui est rapporté, M. R. Boulos en personne, qu'il fallait éviter à tout prix de réaliser un audit de la gestion de Lamothe. Selon lui, un tel audit provoquerait l'effondrement de la société haïtienne.

Le journal de droite français, le Figaro, avait questionné la réalité des actions menées par ce gouvernement qui, selon lui, pratiquait l'art de la tôle rouge. C'est-à-dire du faux-semblant.

Nous avons pu constater que, sur les réseaux sociaux, s'activaient des partisans de Martelly, lesquels à toute critique, brandissaient précisément les tôles rouges, le programme illégal d'Education pour tous... Et bien sûr renvoyaient les opposants, qualifiés de Lavalas sal, à des chimères, de fausses informations fabriquées de toutes pièces. Et bien sûr, un tomberau d'insultes à base de bounda et de caca- leur arme  à la Martelly pour salir tous ceux qui pensent différemment.

Comme ici :

Rochord Roche :"Map toujou founiw kk'm lan latrine lan no worry, ou pa janm grangou."

Nous avons appris que Lamothe/Martelly dépensaient des millions pour que les journalistes les "suivent". Entendez, raconte n'importe quoi.

Mme Balmir- Villedrouin, n'y est pas allée non plus du dos de la cuiller. Un audit permettrait de se rendre compte des sommes dépensées à se faire de la pub. Et si les investissements se justifiaient.

 

Martelly qui est un méchant provocateur - bien qu'ayant lui-même organisé avec ses comparses ce raz-de-marée de propagande à la gloire de son régime rose - en était arrivé à qualifier de menteur son ministre de la communication - un journaliste par ailleurs.

Ceux qui ont l'argent, les armes, la communication, la maîtrise des gangs et la bienveillante sollicitude de la CI ont verrouillé les informations. Ne laissant filtrer que celles susceptibles de mettre en valeur leur administration.

Et ceci, dès le début.

 

Exemples :

- Martelly faisait sa calvacade dans les rues de Porta-au-Prince et voulant s'inviter de force à la fac d'ethnologie où se tenait un congrès. Il y a eu de la violence comme le montre les images ici. Une  presse soucieuse de l'avenir du pays - vu que nous nous trouvions au tout début de la présidence de Martelly - aurait tiré la sonnette d'alarme. Non,un président ne court pas dans les rues de la capitale. Non, un président ne s'en va pas en chemise et en jeans, forcer les portes d'une institution publique. Non, les policiers qui l'accompagnent ne devraient pas porter de bracelets roses. Ces policiers sont au service du pays et non à celui des roses.

- Martelly en visite à la Citadelle, faisant son show en feignant d'être en colère contre son pote Mario Dupuy, à l'époque ministre de la Culture. Après ça, il s'en va comme un dératé sur sa moto polaris sans prévenir les policiers qui l'accompagnaient et qui font de la vitesse pour le rattraper. Résultat  : un policier gravement blessé, une fillette défigurée par une pièce de la moto ayant atterri dans sa maison, des spectateurs qui ont qui une main, qui un pied fracturé...

- Martelly décidant de retour de je ne sais lequel de ses nombreux voyages, de marcher à pied avec ses partisans de l'aéroport Toussaint Louverture à la ville. Résultat : un policier mort de crise cardiaque.

-Martelly  en visite à la Grand'Anse - le jour d'avant l'arrestation de son pote Evincs Pierre (qui en revenait par bateau et qui déclarait avoir trouvé de la drogue dans la mer et vouloir la rendre à la police). Un des photographes qui participait à cette virée dans la Grand'Anse a été touché par un projectile qui supposément serait parti indépendamment de la volonté du policier. Ce photographe,- dont on n'a jamais su le nom - aucun journaliste ne s'est inquiété de son état. Aucun journaliste n'a enquêté pour savoir ce qui s'était vraiment passé.

- Martelly, suite à l'arrestation de son ami Evincs Pierre et après être intervenu pour le faire relaxer - jusqu'à démettre le commissaire qui avait procédé à cette arrestation- s'en est allé tout bonnement dormir chez un homme sur lequel pesait de fortes suspicions de trafic de drogue. Qu'un président agisse de la sorte n'a pas interpellé les journalistes qui se sont contentés de relater les faits, comme si c'était la chose la plus normale du monde. Et quand Evincs Pierre a disparu du jour au lendemain, après avoir rendu visite à un hougan du côté des Gonaïvies, aucun journaliste n'a eu le courage de faire la moindre investigation sur cette disparition. Il y avait deux témoins, le chauffeur de taxi-moto qui l'a conduit chez le hougan et le hougan lui-même. Eh bien, voyez-vous, ces journaliste - qui se vantaient en 2004 d'avoir des grenn dans le bounda, étaient si frileux, que même le nom de ce hougan, on ne l'a jamais su.

- Martelly traite une femme de putain. Un truc venant d'un président de la république,  quand même suffisamment rare pour se retrouver dans le Guiness book des records, les journalsites banalisent cette grossière agression. Le président, selon eux, aurait " dérapé". Il aurait du mal à garder son sang froid. Est-ce que l'irritation autorise n'importe quel individu, dans ce cas un président,  de traiter une femme de putain ? Selon ces journalistes, oui."Se pa fôt li, an lwa pran tèt li."

 

Des exemples comme ceux-ci du comportement égotiste, mégalomaniaque, exhibitioniste et violent de l'homme à la tèt kale, sont trop nombreux pour qu'on les cite tous.

Ils auraient dû alerter les journalistes. Il n'était pas difficile de faire un parallèle entre ces attitudes puériles et grossières et la manière dont le gouvernement de Martelly entendait gérer les affaires de l'Etat.

La cavalcade dans les rues de Port-au-Prince correspondait à de la cavalerie - c'est ainsi qu'on nomme les entreprises basées sur la fraude-  celle-la même qui a propulsé Martelly au pouvoir, celle qui prendra prétexte de l'éducation pour  voler la diaspora.

Et ansi de suite. Non stop. Une fraude succédant à une autre au cours de ces 5 ans.

 

Il y a cette contribution très intéressante parue dans Le Nouvelliste de M. Alin Louis Hall, qui décrit l'état d'hébétude dans lequel s'est trouvée prise la population haïtienne face à cette descente de ravageurs crikets roses sur le pays.

Mais, ce que l'article ne dénonce pas clairement -même s'il le laisse entendre- c'est la responsabilité pleine et entière des élites dans ce lavage de cerveau.

L'auteur qui est un fin intellectuel, ne peut pas ignorer que la population haïtienne dans sa majorité est démunie de tout.

Pas seulement d'argent, d'armes et de relations, mais de communication.

La passivité, la soumission aux sottises des tèt kale, a été possible parce que les intellectuels l'ont bouclé et que les media dominants, genre Le Nouvelliste ou Vision 2000 ont nourri  et entrenu , avec  constance et acharnement, une dépréciation des Haïtiens, lesquels, selon eux, ne pouvaient souhaiter avoir à la tête de l'Etat qu'un Martelly.

 

 

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