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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La mentalité haïtienne vue à travers l'histoire de Jacmel et des 40 millions de Chavez... (mis à jour)

Publié par siel sur 15 Mars 2016, 10:49am

Catégories : #AYITI ROSE RAKET

La Ministre du Tourisme reçut les quarante millions par tranches de vingt millions. Elle en avait annoncé la bonne nouvelle à grande pompe. A un groupe de Jacméliens dans la salle, c’était à l’Hôtel Florita, qui demandait avec insistance d’intégrer des jacméliens dans le comité d’exécution, elle avait répondu péremptoirement; «Faites-nous confiance»

Je dis la mentalité haïtienne, je généralise sciemment parce que ça englobe l'ensemble des couches sociales : de haut en bas.

Dans cet extrait du texte de M. léon Joseph Paul, je lis 2 choses :

1- Que les Jacméliens ne se sont pas organisés. Ce qui veut dire une absence de société civile dont le boulot - en démocratie- est de suivre les projets de l'Etat, d'y apporter leurs critiques et propositions.

Je vous donne un exemple simple - et s'il vous plaît veuillez éviter de me sortir la complainte du colonisé à base de nous sommes en Haïti, un pays spécial et pas en France - donc, quand la mairie de Paris décide faire des travaux, par exemple, d'aménager les berges de la Seine, elle expose les plans et le coût du projet au public. Organisations et même simples individus peuvent réagir : s'y opposer,  faire des propostions, demander des changements. Ca s'appelle : interactions entre le gouvernement et les usagers.

Par rapport à ce projet de Jacmel tel que décrit par l'auteur, il est dit que Mme Balmir_Villedrouin aurait répondu à leurs demandes de participation : "Faïtes-nous confiance".

Que Mme Balmir Villedrouin ait ce type de fonctionnement est normal. Elle n'a pas d'autre repère que  celui du fonctionnement des chefs en Haïti. C'est sa culture, l'autoristarisme, les décisions qui viennent d'en haut et qui s'imposent comme inéluctablement bonnes.

Mais, que les Jacméliens se soient tout bonnement pliés à son diktat, révèle une ignorance du concept de démocratie et de ses applications.

2- Et, c'est là où je veux en venir, cette mentalité haïtienne qui oscille entre méfiance  totale et confiance absolue.

Il n'y a là rien de rationnel. Et, si Mme Balmir - Villedrouin, s'était trouvée devant un collectif  organisé, les millions ne se  seraient pas envolés.

Cette mentalité haïtienne qui consiste à s'en remettre aux patrons, au bon dieu, aux lwa, au papa  ou à la maman bon coeur  qu'on retrouve dans le texte de l'auteur :  "Des tressaillements de joies, des roucoulements pareils, on eut dit, à ces Alléluia, ces Amen, ces Grace la miséricorde, ces AyiBobo qu’on entend dans les cérémonies religieuses, et La Ministre présidait." représente le terrain idéal où mensonges, tomperies, arnaques peuvent s'exercer.

La démocratie, c'est le gouvernement pour et par le peuple.

Ce qui veut dire  que les Jacméliens avaient toute latitude de suivre le dossier, de s'informer sur son avancée et de porter des crtiques et propositions afin qu'il corresponde au mieux aux attentes de la population.

 

Ce texte renvoie à ce  comportement, que je rappelle constamment  et qui est une constante chez less Haïtiens : crier de fermer la barrière quand les cabris sont déjà dehors. Ou bien creuser un trou sans avoir prévu d'échelle pour en sortir.

A l'inverse des Jacméliens, le peuple de la Côte des Arcadins, s'est dressé contre le décret de Martelly. Ils s ont commencé par écrire poliment aux autorités concernées pour faire part de leur désaccord face à ce nouvel aménagement territorial contraire à leurs intérêts.

N'ayant reçu aucune réponse à leurs courriers, ils ont organisé des manifestations. Martelly et le régime rose ont envoyé leurs BOID qui s'en  sont donné à coeur joie  question violence. Il  y a eu des morts. La presse n'en a pas parlé.  Mais, finalement cette résisstance a fait reculer Martelly, les roses et la CI ( toujours complice).

 

Les Jacméliens, eux, ont avalé les salades de Mme Balmir- Villedrouin et attendu passivement Godot.

Leur absence de compréhension du bien commun est tel qu'ils ont accepté sans broncher - avec ravissement -   la déclaration de la Ministre : " « La même équipe qui avait construit l’aéroport de Puntacana va se charger de la construction de l’aéroport de Jacmel »     

 Ces Jacméliens n'ont même pas eu l'idée de demander à la Ministre  pourquoi une entreprise haïtienne n'était pas impliquée dans la construction de l'aéroport.

Ils ne lui ont même pas demandé, pourquoi l'argent donné par Chavez à Haïti, irait à une entreprise de la RD.

Dommage, parce que cela leur aurait permis d'examiner les liens plus que spéciaux entre cette Ministre tant adulée - à force de propagande-  et les entreprises du bâtiment de la RD. Ces projets démoniaques à l'Ile-à- Vache sont également entre les mains d'entrepreneurs de la RD.

Jacmel et son aéroport, les Cayes et son aéroport, les taxes sur les transferts et appels téléphoniques de la diaspora, l'ensemble de ces tromperies n'a été possible  qu'à cause de cette foutue mentalité des Haïtiens, qui se traduit par une dépense d'énergie folle dans la méfiance envers des individus qui n'ont aucun poids réel dans l'économie du pays.

 Et à faire confiance à ceux qui sont réellement aux manettes et qui les dupent avec une facilité déconcertante.

Ca s'appelle : puérilité, infantilisation, absence de maturité, foi dans la parole des chefs.

Ca s'appelle également, héritage du militaro/macouto/ duvaliérisme : fèmen djol ou, pa vinn mete nen w nan bagay chef yo.

 

Les Jacméliens n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes de leur manque de jugeotte.

Mme Balmir-Villedrouin peut avancer que ce n'est point de sa faute si ces  croyants, ces femmes et hommes de foi l'ont cru sur parole. Elle leur a dit Faites-nous confiance». Et ils se sont exclamés : ayibobo !

Serait-ce de sa faute, si éblouie par son bagout, son entregent, ses relations, ils sont tombés  dans le panneau ?

Serait de sa faute si , comme disait de Gaulle: "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient"A savoir les imbéciles.

Non. Mme Balmir -Villedrouin a fait son coup de Jacmel et : "Un beau matin, elle s’en est allée, Madame La Ministre… sans bruit, sans compte… Elle a disparu à l’horizon comme une comète..."  

Et puis quoi encore ? Vous vous attendiez à ce qu'elle revienne pour vous expliquer  qu'il n'y avait plus d'argent et donc plus d'aéroport ?

Ce qui veut dire que, vous autres Jacméliens, n'avez rien compris du fonctionnement des roses - dont Mme Balmir- Villedrouin est une figure importante- explicité par M. Martelly en personne et avec ses propres mots  : "Quand on laisse le bandit mettre un pied dans un lieu, il s'accapare tout l'espace." 

 

De même que l'ensemble de la cohorte des Haïtiens qui, soudain, 5 ans après, découvrent les fraudes et abus des Tèt kale roses, Jacméliens vous vous être montrés  des victimes consentantes. Vous vous êtes soumis volontairement à ce régime qui vous a  séduit par ses flonfons, publicités mensongères et carnavals .

Mme Balmir-Villedrouin ne vous a pas mis le couteau sous la gorge, elle n'a fait emprisonner aucun d'entre vous, ni bastonner, comme cela fut le cas à l'Ile-à-Vache, elle ne vous a pas fait envoyer les BOID, comme ce fut le cas à l'Arcahaie.

Manifestation pacifique des habitants de l'Ile-à-Vâche.

Manifestation pacifique des habitants de l'Ile-à-Vâche.

Et du fait même de votre soumission béate, vous avez causé un grand tort au peuple haïtien en l'encourageant à accepter , tout comme vous l'avez fait, les tôles rouges.

Dîtes- moi, ce que Mme Balmir Villedrouin en a à faire aujourd'hui de vos plaintes jacméliennes ? "Elle a (déjà)  disparu à l’horizon comme une comète..."  

Eh, oui plutôt que de se lamenter, les Jacméliens devraient s'excuser auprès du peuple haïtien pour avoir collaboré par leur silence aux " agissements " ( courtoisie Evans Paul) de Mme la Ministre et de ses partenaires.

Car, la responsabilité a un prix. Et l'irresponsabilité a un coût.  

Quand on s'est fait rouler, on ne pleuniche pas comme des gamins. On réclame justice.                                       

 

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