Nous devrions pourtant nous souvenir que les périodes sombres de l’Histoire ont d’abord été obscurcies par le rabougrissement de la pensée et par la répression des érudits dont les incessants
Deux mots pour dire que le constat fait par M. Hall ici,montre que l'ampleur de cette "pénurie intelectuelle" a en Haïti des conséquences tragiques- vu qu'il n'existe ni roue de secours, ni bouée de sauvetage - cependant le problème du savoir et de sa diffusion se pose dans les sociétés occidentales également.
C'est ce "savoir sous éteignoir" qui autorise un M. comme Trump a être candidat à la présidence et/ou une dame comme H. Clinton, qui malgré ses mensonges facilement vérifiables - mais quels sont ceux qui prendrond le temps de lire les articles, de les analyser, de penser par eux-mêmes ? remporte de nombreuses voix.
En Haïti il existe, un minuscule groupe de penseurs progressistes. Très peu font véritablement de la recherche. Ils sont rarement publiés dans les media dominants. Et quand même ils le seraient, qui les liraient ?
Ils prêchent pour des convaincus. Pour les autres, il sagit de radotes qui ne valent pas même un zen.
Dans un pays où, ceux qui s'auto- proclament directeurs d'opinion, peuvent énoncer n'importe quoi sur n'importe quel sujet sans astreinte : " Les plus déshérités de nos concitoyens, victimes de ce système de production accélérée d’inégalités et d’injustices, sont les proies les plus faciles du non-savoir. Ils ont été désarmés de leur éventuelle esprit critique par la prolifération – à bon marché – de tous les outils distrayants de la communication globosphérique."
Dans un pays où la grivoiserie, les grossièretés, la vulagarité, les insultes envahissent les institutions et sont promues par les" élites "et "directeurs d'opinion" au rang de valeurs, le savoir qui avait subi précédemment les coups assassins des 2 Duvalier, n'est pas seulement sous éteignoir, mais carrément à l'état de cadavre.
La misère , la pauvreté, les inégalités , la délinquance des pauvres et celle des riches , le radicalisme ou la soumission des opprimés, le fanatisme puisant aux sources des religions, la fuite et le rejet des réfugiés , la montée du racisme ou de la xénophobie, tout cela a des causes que les chercheurs de multiples disciplines savent identifier et tentent de faire connaître au-delà du cercle étroit des initiés. Ses causes sont minimisées ou méprisées par le mode de gestion des affaires politiques et économiques qui raisonne le plus souvent de manière simpliste ou carrément binaire. Comment expliquer un tel mépris pour le savoir de la part des instances du pouvoir tant au plan des nations qu’au plan international ?
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