Comme déjà dit, la presse est un indicateur de l'état de la société.
Le journaliste qui a écrit l'article qui porte en titre " Des urgences permanentes" fustige ceux qui prennent la parole pour signaler les dysfonctionnements et proposer des pistes de réflexion.
Il dit : "C'est tellement plus facile de balancer des récriminations sur des réseaux sociaux"
D'abord pour youn, les réseaux sociaux sont des espaces de libre expression. Les gens qui y participent ne sont pas payés pour (en dehors des propagandistes connus) y écrire.
Et si des gens s'énervent, c'est qu'il y a de quoi s'énerver. Bien que, à mon avis, je trouve qu'en dehors des fans de la scatologie du PHTK, les propos sont plutôt mesurés.
Ensuite, ce journaliste qui fait une sorte d'inventaires des urgences- qui n'en sont pas mais correspondent plutôt à des actions à entreprendre - où se trouvait -il au cours de ces cinq dernières années ?
Ces "urgences" là, il ne les avait pas vu quand il vantait le mantra des " pour la première fois" des roses" et "leurs tôles rouges" ?
Comment ça se fait, qu'au cours de ces 5 années, il n'ait pas pris sa plume pour nous faire un reportage, par exemple, sur la situation des pompiers, l'absence de moyens et l'état lamentable de leurs matériels ?
A l'inverse de ce qu'il dit, il aura bien fallu que les gens sur les réseaux sociaux réfléchissent, pour que lui-même , prenne enfin sa plume pour décrire la situation.
En réalité, ce journaliste devrait remercier les commentateurs sur les réseaux sociaux qui, en Haïti comme ailleurs dans le monde, s'expriment à leurs manières qui sont diverses.
Sans eux, ce journaliste n'aurait sans doute pas été poussé, pour faire bonne figure, à écrire cet article. Il se serait contenté d'exercer sa "paresse" (courtoisie Duval du Nouvelliste) en se rendant dans toutes les inaugurations des roses, en racontant des fables, du tout et n'importe quoi, pourvu que ça plaise au régime tèt kale (et à la CI).
Si les journalistes du Nouvellisrte faisaient preuve de dynamisme, de curiosité et de réflexions, les " récriminations " seraient sans doute moindres et "la mise en commun des compétences pour penser ensemble les vulnérabilités, réfléchir aux contributions collectives à un Etat quasi inexistant" pourrait s'opérer.
Ce qui est facile, c'est de prendre les commentateurs des réseaux sociaux comme boucs émissaires.
Comme si ces gens-là avaient la reponsabilité de faire le boulot que ce journaliste et les autres sur place n'assument pas.
Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages et leur tirer dessus pour légitimer ses propres manques.
M. le Journaliste, laissez les participants aux réseaux sociaux s'exprimer. Dans le nombre, ça s'équilibre entre du très bon et du très mauvais.
Contentez-vous de faire correctement le boulot pour lequel vous recevez, vous, un salaire. C'est aussi ça la démocratie.
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