Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Description accablante des structures de santé dans les hôpitaux publics haïtiens par le Dr Danielle Benjamin

Publié par siel sur 23 Avril 2016, 22:23pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

Florence Duperval Guillaume et Sophia Martelly

Florence Duperval Guillaume et Sophia Martelly

Est-ce que le titre choisi par Le Nouvelliste est  celui donné par le Dr Benjamin à son texte ?

En tous les cas, il est loin d'en traduire le contenu.

Ce n'est pas marre qu'elle en a marre la chirurgienne, c'est indignée et en colère qu'elle est face au mépris des autorités pour la santé de leurs concitoyens  les plus vulnérables.

Le Dr Benjamin nous confie que certains grands zouzoun viennent se faire soigner en catimini à l'hôpital général où ils savent pouvoir trouver des médecins compétents et disponibles 24h/24.

Et qu'après, disons s'être fait opérer, ces "chefs" (courtoisie V. Numa) se dépêchent de se rendre dans un hôpital privé craignant les visites de connaissances.

Quels imbéciles ! Et avec ça, ils sont les premiers à mettre en avant la bêtise du peuple.

 

Vous comprendrez aisément que ces personnes complexées et voraces puissent être contre l'audit de la gestion des Tèt kale et contre les vérifications.

Les structures publiques de santé ont été toujours mal gérées en Haïti. La situation s'est dégradée constamment avec les injonctions du FMI et ses exigences de réduction des dépenses  publiques et sociales,  favorisant la privatisation  (le modèle US comme pour les prisons et les universités).

Mais, le désintérêt flagrant des roses pour tout ce qui ne génère pas d'argent et de commisssions à mettre dans leurs poches a, ces 5 dernières années, plongé le système déjà défaillant dans un trou.

L'ex-ministre rose de la Santé, Mme Duperval, s'est contentée de procéder comme tous ses collègues et amis du gouvernement Lamothe/Martelly, avec des tôles rouges, effets d'annonce, conférences dans les hôtels,- on dirait que ces hôtels n'ont été construits que pour  donner à ces gens là un espace pour se réunir, faire des discours  creux et s'avaler champagne et bouffe ( d'ou leur embonpoint).

 

Savez-vous que pendant les 5 années où cette femme a été en charge de ce ministère, je n'ai jamais vu une photo d'elle en visite dans les hôpitaux, en réunion avec des médecins.

Bon, je ne l'ai jamais vu sur un yatch entrain de se la couler douce comme Martelly avec Mayard-Paul ( L'un des deux. Comme pour les Boulos et les Lambert, je n'arrive pas à les différencier tant les mecs semblent avoir été clonés à la même idéologie) ou bien à se promener sur la plage de l'Ile-à-Vache comme Martelly avec Pamela White, l'ex-ambassadrice des USA , qui après son passage en Haïti a déclaré que les Haïtiens étaient tous des menteurs, à l'exception de quelques-uns qu'elle compte sur le doigt d'une main - sympa ce genre de propos pour une diplomate ! -mais ces Haïtiens dont elle parle sont ceux qu'elle a fréquentés : la bande des "bandi legal".

Donc, rien de surprenant puisque Martelly lui-même avait qualifié son ministre de la Communication - un journaliste en plus - de menteur. Ce qui, à mon avis, ne devait pas être loin de la vérité, vu que le M. était en service commandé pour faire avaler des couleuvres à la population.

 

Le Nouvelliste, depuis le départ officiel des "bandi legal", publie quotidiennement des articles et témoignages sur la situation économique et sociale déplorable dans laquelle se trouve Haïti post-tsunami Tèt Kale.

Pourquoi Duval, directeur de la rédaction du journal,  ne l'avait pas fait au cours de ces 5 années ?

Il porte personnellement en tant que "chef", une lourde responsabilité dans la dérive des Tèt Kale, pour avoir omis -menti ?- de  rendre compte des dysfonctionnements.

En passant tout an ba fey, Le Nouvelliste, journal très lu dans la diaspora, a contribué à ce que Lamothe/ Martelly adminstrent le pays comme leur propriété privée.

D'ailleurs - un exemple- je n'ai jamais lu dans les colonnes du Nouvelliste, un article écrit par un de leurs journalistes (dont celui récemment primé), pour dénoncer le fait que  Martelly, au lieu de faire des élections ait fait le choix de sélectionner des copains à lui ( Racine, le mari de la fille de Mme Max Adolphe était en charge de cette sélection. Cette info a é été publiée par un de leurs potes ajourd'hui décu.) pour en faire des agents intérimaires.

 

Ce journal, Le Nouvelliste, a privilégié comme ligne éditoriale de faire comme si ne pas organiser d'élections pendant cinq ans, nommer des agents intérimaires était normal. Ouais, normal pour des "bandi legal" dont ils ont appuyé le régime. Pas même un petit article sur les 20 000 $ de per diem du président du "pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest".

Paresseux,  (courtoisie baron Duval du Nouvelliste) les journalistes haïtiens ?

Facile Duval ! Trop facile.

Mon oeil ! Plutôt dans une situation de précarité qui leur fait faire la queue au Palais national pour recevoir des enveloppes; et dépendants des "chefs" des media, comme ces "chefs" dependent de la CI.

Parce que, dans une Haïti non républicaine, ne respectant pas la Constitution,  on ne parle pas de directeurs ou de Ministres mais de chefs et de "gwo zotorite"( courtoisie V. Numa de Vision 2000);

Bref, tout ce que décrit le Dr. Benjamin est ce que, personellement, j'ai vu de mes propres yeux dans l'ensemble des institutions publiques : hôpitaux, prisons, écoles. Une maltraitance  généralisée qui s'est institutionalisée avec les héritiers du régime duvaliériste.

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents