La Commission éthique et anti-corruption du Sénat est présidée par Youri Latortue, neveu de Gérard Latortue ex-Premier ministre.
Si on met de côté le fait que Le Figaro, journal de droite français ait désigné M. Latortue de M. 30%, qu'un autre journal de droite US, Le Miami Herald, ait relevé que de forts soupçons de corruption pesaient sur lui; et ajouter à cela les révélations des cables de Wiikileaks venant de l'ambassade US en Haïti, le décrivant comme un personnage tendancieux, il semble surréaliste, grotesque, ubuesque, qu'un homme qui ait été conseiller de Martelly questionne cette même administration à laquelle il a appartenu.
Il y a une telle perte de sens en Haïti, qu'une enquête sur l'éthique et la corruption peut être dirigée par un personnage dont l'éthique a été questionnée dans la presse internationale, sans que personne ne s'en indigne. Ailleurs, on s'en serait inquiété et les media auraient joué leur rôle en montrant l'absurdité du procédé.
Cette absence de sérieux fait le lit de la CI qui comprend bien qu'elle a affaire à des "joueurs et soit-disant politiciens" comme déclaré par John Kerry.
Cette commission est une des énième mascarades, une mauvaise pièce de théâtre, jouée par des comédiens.
Graham Green qui avait vu si juste en les appelant ainsi il y a une cinquantaine d'années, ne se doutait pas que les enfants des comédiens, comme Day ou Bellerive, reviendraient sur la scène pour rejouer la même pièce de théâtre.
Dans l'article en anglais d'Haïti Liberté, on apprend que Bellerive, qu'on savait déjà être un lointain cousin de Martelly, est également un cousin de Day, dont rappelons-le, le père a été Préfet sous Duvalier. Un préfet macoute avec tout ce que cela entend.
Peut-être que nous apprendrons que Bautista serait lui-même un cousin de la femme de Bellerive, laquelle est de la RD . Que Lamothe est un cousin de Day... Et que Youri Latortue est le cousin lointain, par alliance ... de Martelly
La valse des millions et la danse des cousins.
On apprend donc dans cet article d'Haïti Liberté, qu'après Bellerive cousin de Martelly, son cousin à lui, Day, a été nommé par Martelly pour le remplacer au poste de Ministre du Plan. Une affaire de famille donc.
Youri Latortue a été le directeur de campagne de Mme Manigat, que la journaliste de la RD, Nuria Piera, a accusée d'avoir reçu 250 000$ de Bautista.
Bien évidemment M. Latortue qui, par la suite est passé dans le camp Martelly, a nié. Et bien évidemment, il n'y a eu aucune enquête en Haïti concernant ces faits de corruption - l'argent supposément versé à Martelly et à Manigat par Bautista.
Bautista, comme le note Kim Ives, a été emprisonné en 2000 pour corruption et mauvaise gestion des fonds de l'Etat. En 2007, il a fait face aux mêmes accusations.
Bellerive, pour sa défense, prétend :
1) qu'il avait fait appel à Fernandez pour lui désigner des entreprises de la RD.
2) qu'il ne savait pas que Bautista était à la tête de toutes ces compagnies qui portaient des noms différents.
Bellerive serait capable en vous regardant droit dans les yeux (à la Cahuzac), de déclarer qu'il ne connaissait pas les liens entre Fernandez et Bautista. Et que dans l'urgence, bien que ministre du Plan, il n'avait pas vérifié qui étaient les propriétaires de ces entreprises dominicaines auxquelles il confiait le boulot de construction des édifices et routes du pays.
Imaginez-vous ça, un ministre du Plan qui ne s'enquiert pas de l'identité et de la fiabilité des entreprises avec lesquelles il passe des contrats. Où va ce pays ?
Je ne sais pas, mais à mon tout petit niveau, quand je dois choisir des collaborateurs pour réaliser un film, le premier réflexe est de m'informer sur leur carrière, d'aller visionner leur travail sur d'autres films.
Parce que tout simplement, il ya 1) de l'argent en jeu. 2) un résultat à obtenir.
Si le technicien qui va être à la caméra ou au son est nul, votre film est foutu.
Alors, urgence ou pas, Bellerive raconte n'importe quoi quand il dit qu'il "ne savait pas" que bon nombre des entreprises de Bautista ont été crées pour l'occasion. Il suffisait de voir la date de leur création.
Il était de sa responsabilité en tant que ministre du Plan de vérifier avant de signer des contrats. C'est le b-a-ba.
Mais les vérifications sont l'ennemi de ce monde-là, elles leur donnent de l'urticaire.
Donc que du beau monde. Du monde rose, honnête, transparent et fiable.
Un monde de cousins, de "joueurs" (Courtoisie Kerry) qui se passent la balle et qui ont profité de ce que l'ex-ambassadeur US, actuellement coordonateur et expert en maniement de forceps, après le séisme appelait " la ruée vers l'or" pour dépouiller l'Etat haïtien.
Il s'agit ni plus ni moins de brigandage.
La pièce de mauvais théâtre dont Youri Latortue est le metteur en scène, cette Commission éthique et anti-corruption, n'est véritablement qu'une tôle rouge à la Lamothe, l'équivalent des bracelets roses arborés par les Tèt Kale pour jouer aux innocents devant les niais.
Et, savez-vous, le pire, c'est que les Haïtiens vont y croire. Ils se laisseront persuader qu'il s'agit d'un progrès vers l'Etat de droit.
Non pas parce qu'ils seraient stupides, mais parce qu'ils sont totalement déboussolés. J'avais fait remarquer que l'arme des Tèt Kale pour tuer Haïti était psychologique.
Ils ont activé ce déboussolement des Haïtiens, cette perte de sens pendant 5 ans en créant l'événement : scandales après scandales, en annonçant de fausses réalisations, en faisant de fausses annonces, en jetant de la poudre aux yeux, en insultant leurs adversaires avec de mots orduriers.
A force de mensonges relayés et appuyés par les media dominants - Le Nouvelliste, Radio Vision 2000- la diffusion bien organisée de zen, de rumeurs pour masquer les vrais enjeux, l'absence d'analystes, les Haïtiens - je parle de ceux de bonne volonté - ne savent plus à quel saint se vouer.
Difficile dans ce cas de faire la différence entre fraudeurs et sincères, tous mis dans le même sac.
Ils se retrouvent face au " Ils sont tous pareils : opposition et gouvernement, tous pourris, Martelly au moins est un nouveau venu " martelé par V. Numa de Vision 2000.
Tu parles d'un "nouveau venu". Martelly a participé à l'offensive meurtrière du FRAPH contre le peuple haïtien. Il a été macoute à l'age de seize ans. Et son gouvernement était constitué de ses copains, cousins et cousines, tous issus de ce milieu.
En vrai, Martelly et sa bande de "bandi legal" représentent la crème de la crème de tout ce qu'Haïti compte comme réacs.
Et c'est tout à fait logique qu'il ait choisi Sola, l'entreprise de com. espagnole d'extrème droite, pour faire sa campagne comme celle de Jovenel Moïse.
Mais, vous l'aurez remarqué, les media haïtiens n'ont pas une seule fois , informé le public haïtien de la nature de Sola et de leurs activités ailleurs en AM. du Sud.
Parler de Sola et - par exemple - de l'hommage devant le parlement de Martelly à Cortèz, le conquistador le plus détesté de l'AM. du Sud pour sa cruauté, c'était mettre en évidence la nature fascisante de son régime.
Le silence des journalistes haïtiens n'est pas dû uniquement à la peur, au manque de moyens financiers ou à leur "paresse" (Courtoisie Duval du Nouvelliste) -, mais à la politique de leurs rédactions qui exercent une censure drastique sur leurs écrits.
Et le silence n'est toujours pas brisé. Au contraire, la fraude continue à être entretenue, avec un article comme celui-ci du Nouvelliste, qui prend grand soin d'éviter de soulever la question la plus importante.
A savoir : comment un ministre du Plan, peut-il signer des contrats qui engagent l'Etat haïtien sans avoir, au préalable, vérifié l'identité des entreprises et leur fiabilité ?
deSpectacular Corruption Charges
Rock Martelly Regime
by Kim Ives
...
Follow the money, says the old adage of investigative journalism. A crusading Dominican journalist did just that with dozens of financial documents from some Dominican construction firms and uncovered shocking results.
Over the course of 2011, Michel Joseph Martelly, as a candidate, president-elect, and president of Haiti, received close to $2.6 million in over a dozen payments from a Dominican Senator named Félix Bautista, according to an explosive Mar. 31 television report by star Dominican journalist Nuria Piera.
The alleged bribes were likely connected to securing three post-earthquake multi-million public works contracts dubiously won by Bautista-controlled Dominican construction companies, according to Nuria’s report and to Haitian government documents obtained by Haïti Liberté.
The allegations come when President Martelly is already besieged by a Haitian Senate investigation into whether he and his Prime Minister nominee, Laurent Lamothe, may hold or have held dual citizenship, which is prohibited by Haitian law.
If Nuria’s charges prove true, wholly or even partially, they may deal a mortal blow to Martelly’s presidency. Already, Deputy Arnel Belizaire, who was illegally arrested last November on Martelly’s orders, says he is close to calling for the convening of Parliament’s High Court of Justice to impeach the President. Another deputy, Tholbert Alexis, told Scoop FM that he would push for a special commission to look into Nuria Piera’s allegations....
Several payments to Martelly allegedly came from the bank accounts of two Bautista-owned firms which have won major contracts in Haiti. Constructora Hadom is slated to rebuild Haiti’s Legislative Palace (housing Parliament), destroyed in the Jan. 12, 2010 earthquake, for $33.77 million, while Constructora Rofi S.A. was tapped to build a new housing development in the quake-devastated Port-au-Prince neighborhood of Fort National for $174.31 million. Construcciones y Diseños R.M.N. S.A., also linked to Bautista, won a $135.31 million contract to build a housing development on Bowen Field, Haiti’s former military airport in lower Delmas.
In short, all three contracts, totaling $343.32 million, were granted to three companies all owned by or connected to Sen. Félix Ramon Bautista Rosario, who is also the secretary of the ruling Dominican Liberation Party (PLD) headed by President Leonel Fernández. Constructora Hadom is 98% owned by Bautista, Nuria’s documents show. Bautista also owns Constructora Rofi. Two very close associates of Bautista, Rosalin Marta Novas and Jose Bolivar Ventura, own Construcciones y Diseños R.M.N..
However, the contracts, approved on Nov. 8, 2010 by former Prime Minister Jean-Max Bellerive, were the target of an audit by Martelly’s Prime Minister Garry Conille, who was forced on Martelly by Washington in October 2011. Martelly forced Conille to resign in February 2012 after the prime minister refused to call off the audit of those three contracts (and 38 others with Dominican companies) as the president had ordered.
Rumors have swirled around Haiti and its diaspora for weeks that Conille was fired for undertaking the audit and that it contained information damaging to both Bellerive and Martelly. But in an Apr. 3 note from Martelly’s Communications office, the president claimed that he was the one who insisted on the audit “which he would never have demanded if he was colluding with the beneficiaries of these contracts considered dubious by his government.”
President Martelly has denied Nuria Piera’s charges in Tweets he sent out at about 7 p.m. on Apr. 2. “The Presidency of the Republic categorically rejects the allegations that the President of the Republic, HE Mr. Michel Joseph Martelly, has been involved in any corruption case involving firms or individuals from the Dominican Republic,” Martelly wrote via Twitter, calling Piera’s report “accusations that are fantasies and unjustly made against the head of state” which “are part of a larger campaign to poison public opinion and to smear the image of President Martelly and undermine his integrity.”
Martelly’s Tweets concluded by saying “this attack waged against the head of state is part of a campaign trying to obstruct the policy of change and modernization of the state that the President of the Republic is beginning to establish in the country.”
The same evening, Martelly’s spokesperson, Lucien Jura, took to the airwaves to deny Nuria Piera’s report.
Piera also said that Mirlande Manigat, Martelly’s opponent in the Mar. 20, 2011 presidential run-off, received a cash payment of $250,000 on Feb. 18, 2011. The head of Manigat’s campaign, Sen. Youri Latortue, claimed that he knew nothing about the payment. Manigat also denied that she or her campaign had received any such money. “They say that this is a credible journalist, but she was wrong,” Manigat said.
Last week, in a response to an article in Haïti Liberté, Bellerive also denounced criticism of the contracts as “an obviously sponsored press campaign” (he did not say by whom) and a “media lynching,” arguing that “due to their geographical proximity, Dominican firms were in good position to win contracts.”
However, a highly placed Dominican Republic-based source who provided Haïti Liberté with the bids and contracts was outraged. “The closed bid with three companies belonging to the same person is a nightmare,” he said, venturing the following analysis. “I believe that Uncle Sam was concerned that the scandal was so great and obvious that it could discourage international donors to give more money to the country... Bellerive was sloppy... The PM [Conille] at first was not going for a witch-hunt but was simply trying to annul those contracts to redo them. I don't think he was prepared to endorse this disaster. But the President took offense at his investigation.”
The contracts were approved in November 2011 by a committee: Michel Content, Lionel Grand'pierre, and Hervey Day. All three are close associates of Bellerive. Day, who headed the committee, is Bellerive's cousin. Later, Day would be named by President Martelly as the Planning Minister, a post also held by Bellerive while he was the Prime Minister. Conille had also wanted to hold the Planning Minister’s post but was denied it by Martelly. The post is key since the Planning Minister handles most of the reconstruction contracts.
“It’s true that Félix Bautista presented us with several Dominican companies because we asked Leonel Fernández to help us find companies willing to work right away — even without advance payment,” Bellerive told the Miami Herald, adding that he “did not know [Bautista] was owner of shares in those different companies.”
The Dominican Republic’s National Directorate of Prosecution of Administrative Corruption told the Herald that it was now investigating Bautista, who represents San Juan de la Maguana, for corruption.
Piera’s report also pointed to apparent bribes being paid to many high-ranking officials in the PLD and the Dominican government.
The report also said that Sen. Bautista is fabulously rich, owning about $10.44 million worth of real estate around the DR.
Bautista has also denied any wrong doing but has a very checkered past. In 2000, he was jailed for corruption and mismanagement of government funds, and was charged with the same in 2007. He has also been under investigation for links to the notorious Puerto Rican drug lord Figueroa Agosto.
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