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Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


En Uruguay 98% de l'électricité est produite par les énergies renouvables (en espagnol)

Publié par siel sur 8 Juin 2016, 21:15pm

Catégories : #REFLEXIONS perso

En ese sentido, explicó que Uruguay “ha hecho una muy buena inversión” desde el pasado con la instalación de represas hidroeléctricas, que representan un 50 % del abastecimiento actual, a las que se suman las fuentes de generación eólicas y solar, que aportan un 40 %, y las de biomasa, un 8 %.

TRAD :

"Il a expliqué (l'ingénieur)  que l'Uruguay a réalisé "une très bonne inversion" par rapport au passé avec l'installation de barrages hydroélectriques, qui représentent 50% de la production actuelle, auxquels s'ajoutent les générateurs à partir d'éoliennes et de panneaux solaires qui apportent 40% de la production, le reste, 8%, provenant de la biomasse."

A chaque fois que je vois les investissements d'autres gouvernements dans les énergies renouvelables, j'enrage.

Personnellement, vous le savez, de même que je n'ai pas cesé de dénoncer la gabegie et l'incompétence des woz, de même, j'ai constamment publié des textes sur l'utilisation de l'eau, du soleil et du vent pour générer de l'électricité. Et montré, à partir d'exemples concrets, comment se sortir de la dépendance du pétrole, investir dans les énergies renouvelables étaient des moyens abordables pour créer une nouvelle dynamique économique.

J'avais même cru qu'après le séisme, cela aurait pu être un programme national, Une priorité précédant celle de l'éducation pour tous.

Parce que, comment avoir des écoles, des universités, des bibliothèques, quand  l'électricité manque et que bien souvent élèves et profs n'en ont pas chez eux.

De même, par rapport aux petites et moyennes entreprises, comment voulez-vous qu'elles soient compétitives quand elles fonctionnent la plupart du temps avec des générateurs - quand elles en ont les moyens.

Bien sûr, on peut toujours bricoler. Ce que font la majorité des Haïtiens; mais la bricole c'est la survie au quotidien. Ca ne peut pas générer de grandes espérances.

 

Je n'ai aucune idée de ce que comptent faire ceux qui succéderont aux woz. Peut-être que leur intention est de ne rien changer. 

Si ce n'était pas le cas, s'ils auraient pour programme de réellement développer ce pays, d'être créatifs,  de laisser tomber les pratiques d'enrichissement personnel et de corruption afin de permettre à la population de vivre décemment, je leur enjoins d'investir dans les énergies renouvelables.

La RD a déjà pris une grande avance dans ce domaine. Si ça continue, ce sera également l'électricité qui sera achetée en RD, alors qu'Haïti possède les mêmes avantages : soleil, vent, eau.

Comme pour l'agriculture biologique, comme pour la préservation de l'environnement et de la biosphère, le gouvernement de la RD a compris que ce sont des domaines qui lui garantissent à long terme une relative autonomie alimentaire et énergétique.

 

Le gouvernement d'Haïti, celui de Lamothe/Martelly, qui avait une opportunité dingue  pour investir de manière rationnelle dans ces domaines du futur, a préféré gaspiller l'argent du pays dans des entreprises totalement fumeuses sans impact à court et à long terme sur le développement - mais par contre ayant un impact positif sur leurs comptes en banque.

Voici des gens qui se  lancent tête baissée - sans compétences aucunes -  dans une forme de tourisme vieille de cinquante ans, et dans le même temps vous n'avez ni infrastructures routières, ni transports, ni électricité, ni hôpitaux et services de santé aptes à répondre aux besoins des touristes.

Voici des gens qui se lancent dans un programme d'éducation pour tous, - sans le début d'une compétence - en raquettant au passage les membres les plus pauvres de la diaspora, mais vous n'avez ni écoles, ni enseignants dignes de ce nom.

Ni mêmes du matériel scolaire basique : bancs, tables, tableaux, craies. Tout est vermoulu, les murs décrépits, les cours de récréation n'offrent aucun espace de jeux. Tout est sale. Les classes ressemblent  à des tombeaux, une rare lumière venant des claustra y pénétrant.

Les enfants fatigués par un réveil à l'aube, après une longue marche, le ventre quasiment vide : quelques patates boucanées au petit dèj, s'endorment dans la chaleur produite par la promiscuité des corps, serrés comme ils le sont sur les bancs, la faim dans le ventre et la pénombre qui règne dans la salle.

Comment voulez-vous que dans un environnement aussi sordide, des enfants qui ont fait des kilomètres à pied ou serrés sur des motos ou dans des camionettes brinquebalentes sur des routes pleines de bosses et de trous, puissent avoir du goût à apprendre et la curiosité nécessaire à  la découverte ?

 

Il me semble que quelque chose de très grave se passe en Haïti pour en arriver en 2016, à ce que les uns, les dirigeants, imposent cette maltraitance à la majorité de la population et que les autres, les maltraités, acceptent  de se soumettre.

C'est véritablement un truc qui me dépasse que la classe moyenne, les zentellectuels et les intellectuels restent insensibles à cette image désastreuse qu'ils donnent d'eux-mêmes.

Parce qu'après tout, ce sont eux qui forment les maillons de la chaîne de l'administration. Ce sont eux qui de par leur non engagement, leur passivité, leur absence de pugnacité entretiennent  et permettent que soit véhiculée dans le monde entier cette image du "pays le plus pauvre de l'hémisphère ouest".

On dirait que ces gens-là, non seulement souffrent de pénurie  intellectuelle et d'un alzheimer chronique qui rend leurs cerveaux lents,  mais, que de plus, ils ajoutent à ces tares une forme de perversité - laquelle se traduit par la jouissance de contempler d'en haut la merde dans laquelle vit la majorité de leurs concitoyens. Et de les y enfoncer encore plus.

On dirait que ces gens-là ne comprennent pas, que personne, aucun gouvernement ne peut avoir de respect pour des intellectuels, des dirigeants qui traitent leurs administrés comme du bétail.

On dirait qu'ils ne comprennent pas que les amabilités, les invitations dans les ambassades dont ils sont friands et qu'ils considèrent comme un honneur,  sont l'expression d'une forme subtile de racisme. Se traduisant par une sorte de "Nous vous avons bien éduqués, maintenant que vous voilà plus ou moins civilisés, nous sommes heureux de vous permettre l'accès à nos demeures et de constater que vous avez intériorisé nos idées et que vous les appliquez."

 

Comme, je l'ai déjà dit, en AF. du Sud, du temps de l'apartheid, certains Noirs étaient gratifiés de "Blancs d'exception". Un  privilège accordé à ceux qui avaient montré par leur collaboration que leur mépris pour leurs compatriotes était égal à celui des Blancs.

Sekou Touré, le dirigeant guinéen, avait dit que la Guinée était un scandale écologique, tant ce pays possédait de richesses qui auraient dû lui permettre de se développer.

Haïti est un scandale moral, tant ses classes moyennes récentes et duvaliériennes issues du paysannat, sa bourgeoisie traditionnelle, son oligarchie composée d'émigrés du Moyen-Orient et d'Europe, oeuvrent farouchement à reproduire les mentalités esclavagistes datant d'il y a 2 siècles, qui interdisent à ce pays de se développer.

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