Wilson Jeudy, maire de Delmas est propriétaire du Palais municipal dans lequel il avait accueilli Martelly au nom de Jésus. Car Jeudy est aussi un pasteur, comme ce sénateur Riché qui passe son temps à faire de l'exhibitionisme. Jeudy est aussi le cousin, encore un kouzen, de Michel François, une des têtes du FRHAP réfugié au Honduras et grand copain de Martelly avec lequel il partage le surnom de Sweet Micky.
On est dans la famille des woz/rakèt.
Wilson Jeudy, nommé agent intérimaire par Martelly, a été encensé par les media, dont le Nouvelliste et, bien entendu V. Numa de Vision 2000, qui ne ratait pas une occasion pour chanter ses mérites, narrer comment la mairie était super bien gérée et toutes ses fadaises habituelles pour rendre fada les auditeurs - même quand Jeudy faisait mettre le feu aux abris des réfugiés suite au séisme et les maltraitait, il était for-mi-da- ble. Que dis-je ! Un pur génie, un titan !
Il faut dire que le Jeudy en question est un poids lourd, genre Roro Nelson, la version moderne de Ti Bobo. Faut pas l'asticoter.
Porter plainte contre les exactions de Jeudy et de sa milice, c'était comme vouloir porter plainte contre Ti Bobo ou Zacharie Delva du temps des 2 Duvalier.
Sur ce blog, je me suis toujours demandé avec quel fric - celui de l'Etat ? Ses fonds personnels ?- Jeudy avait construit son palais municipal.
Mais, comme vous le savez, ce nest pas le genre de question qui interpelle les media haïtiens - pas plus que le cas de la maison appartenant à un trafiquant de drogue en prison pour 36 ans aux USA, et occupée illégalement par le député Célestin.
Voici donc que Jeudy déclare que si les caisses sont vides c'est la faute de Marie Yannick Mézile, une tèt kale comme lui et sa remplaçante pour le temps où il faisait sa campagne électorale. Elle aurait en l'espace de quelques mois dilapidé le trésor de la mairie.
Du coup, faute de fric, Jeudy a décidé de mettre au chômage les employés de la mairie et de les renvoyer à leurs foyers.
Admettons que Marie Yannick Mézile aurait fait une mauvaise gestion des fonds de la mairie, pourquoi Jeudy avant de licencier les employés - qui après tout ne sont en rien responsables - n'agit-il pas dans les règles : à savoir faire un audit de manière à savoir où l'argent est passé, s'il y a eu détournements de fonds, indexer les coupables et aller devant les tribunaux.
Il faut remarquer cette constance chez les Woz/Rakèt : c'est toujours l'autre le coupable. Eux sont tout clean, tout roses, tout innocents, l'axe du bien face à l'axe du mal qui ne leur veut que du mal.
Delmas sur la paille, le personnel mis en disponibilité sans solde
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Je vous faisais donc remarquer, juste plus haut, que les Woz Rakèt passaient leur temps à dire ce n'est pas moi, c'est l'autre.
Mais attention c'est un leurre.
Une de leurs tactiques c'est de faire semblant de se chamailler. L'un accuse l'autre. Ca fait passer le temps. Le public est confus. Les journalistes ne mènent aucune enquête. La Cour des Comptes est absente.
De sorte que, les deux faux adversaires, en fait des associés tèt kale, s'en sortent sans une égratignure.
C'est le jeu mené par Latortue Y. à la Comisssion anti-corruption. A force de s'accuser les uns les autres, les accusateurs et accusés sont tous disculpés.
Donc, voici la dame Mézile, sans bracelets roses mais Tèt kale de "souche", dans son numéro de rétablissement de la vérité.
J'ai beaucoup aimé quand elle dit qu' à son arrivée il n'y avait même pas un cahier à la mairie. Pas de projets en cours. Pas de directeur de la fiscalité, ni de directeur administratif.
Par contre elle dit avoir trouvé plein de dettes.
Et c'est ce que V. Numa de vision 2000 "vend" à ses auditeurs comme un modèle de bonne gestion de mairie.
On se demande comment cela se fait qu'un journaliste puisse affirmer n'importe quoi (parce qu'il s'agit d'un de ses potes gwo zouzounn) sans même prendre la peine de se déplacer pour mener une toute petite investigation.
Ca s'appelle pourrir la vie des gens avec des zen, les empêcher de penser et par conséquent freiner le développement du pays.
Dilapidation des fonds de la mairie de Delmas, Yanick Mezile répond à Wilson Jeudy
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