Il paraîtrait qu'Acra aurait déclaré que le sucre était pour lui et la drogue pour Martelly.
La Ci/USA a imposé Martelly comme président.
Un secteur de la classe moyenne, celui qui est de tous les mauvais coups depuis 1957, s'est réjoui de cette aubaine.
Avec l'occupation du pays par la Minustha, et plus tard le séisme, la ruée vers l'or n'a pas été le fait uniquement des étrangers, mais de ces éléments de la classe moyenne qui se sont transformés en intermédiaires et serviteurs du "blan".
Fonction qui va de lui procurer des prostitué(e)s à faire partie du conseil d'administration d'une de leurs entreprises comme Bellerive et Laleau l'ont fait. L'éventail des possibilités de service à rendre au " blan" est assez large pour offrir la possiblité à chacun de trouver un os à ronger.
Et si cette classe moyenne héritière du duvaliérisme, vante tant avec l'oligarchie les mérites de Martelly, c'est parce qu'elle y trouve les mêmes "restes", les mêmes os à ronger que sous les Duvalier.
Si elle se met à genoux devant "le blan "comme la Madone des Zen, si elle insulte les Haïtiens pauvres à chaque commentaire comme SPP, c'est pour rappeler au "blan" que les collabos sont là et qu'il peut compter sur eux.
Il faut sans arrêt que cette classe moyenne héritière du duvaliérisme se rappelle au "blan". Qu'elle fasse allégeance en produisant des papiers pour raconter comment les Haïtiens sont minables et comment ils font porter au "blan" le poids de leur propre médiocrité.
Comme Latortue Gérard à propos de la dette d'indépendance payée à la France, cette classe moyenne dit : "le blan" ne doit rien à Haïti. Quelles que soient les circonstances. "Le blan" fout en l'air sa filière de riz, merci "blan". "Le blan" apporte le choléra, merci "blanc". De toutes les façons c'est la faute des Haïtiens Point barre. Point boul. Aussi simple que ça et courtoisie V. Numa de Vision 2000.
Parce que les places d 'employé du blan pour l'aider à soumettre le peuple (dans le journalisme comme dans tous les métiers) sont très convoitées.
Il est important de faire du zèle, de la surenchère pour que le blan ne les oublie pas et ne se tourne pas vers d'autres collabos. Les places sont chères. Ce qui veut dire que la demande est importante comparativement à l'offre.
Par contre, vous ne lirez jamais, sous la plume d'un de ces collabos, une analyse sur le poids de la dette dite de l'indépendance et son impact sur le non-développement d'Haïti. Avec comme résultat, son entière dépendance à ceux qu'elle avait battus sur le terrain.
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