Ce texte, d'abord parce que je trouve formidable la photo des deux leaders autour de la table : le conservateur Rajoy et Alberto Riveral le représentant du parti libéral Ciudadanos ( Citoyens)
Le vieux et le jeune. Leurs langages corporels.
L'un, le vieux, bien assis dans son fauteuil, mains jointes.
L'autre, le jeune, buste en avant, montrant une impatience, une presque envie de bondir.
Le vieux fauve face au jeune fauve dans un décor minimaliste. Une table ronde, deux verres d'eau, deux feuilles de papier blanc et le drapeau européen pour un entretien dont dépend le dénouement de la crise institutionnelle.
Sinon, encore une fois, si comparaison n'est pas raison, il est intéressant de constater que l'Espagne fonctionne sans gouvernement.
Vous savez depuis quand l'Espagne n'a pas de Premier ministre ?
Depuis plus de 8 mois le gouvernement en place gère les affaires courantes en attendant que les différentes négociations entre les partis ayant une forte majorité à l'Assemblée aboutissent à un accord.
M. Rivera avait pourtant répété durant des mois qu’en aucun cas Ciudadanos ne soutiendrait un gouvernement dirigé par M. Rajoy, une figure selon lui incompatible avec l’engagement de la formation centriste en faveur de la régénération de la vie politique espagnole.
Ce revirement inattendu a un prix. M. Rivera exige l’expulsion de tous les élus mis en examen pour corruption politique, l’interdiction d’accorder des grâces aux corrompus, une nouvelle loi électorale imposant des listes ouvertes et renforçant la proportionnalité, la suppression du privilège de juridiction des députés, la limite des mandats à deux ainsi que l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire sur le financement illégal présumé du PP.
En revanche, il ne souhaite pas rentrer dans le gouvernement de M. Rajoy, car ce dernier n’est pas le candidat « idéal. »
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En Espagne, Mariano Rajoy, un peu plus près de l'investiture
Le Monde | | Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance) Un mois et demi après les élections législatives du 26 juin, et alors que la perspective d'une nouvelle paralysie politique plane toujour...
« L’Espagne est un peu comme la Belgique. Elle fonctionne malgré tout car de nombreuses compétences, telles l’éducation et la santé, sont gérées par les régions. L’absence de gouvernement trouble peu la vie quotidienne des Espagnols »,
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Paralysie politique en Espagne
Si l'économie ne semble guère souffrir de l'absence de gouvernement depuis plus de sept mois, la paralysie politique pourrait se révéler très coûteuse à moyen terme.
http://www.la-croix.com/Monde/Europe/L-Espagne-toujours-entre-parentheses-2016-08-09-1200781051
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