Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Monde du Sud// Elsie news

Le Monde du Sud// Elsie news

Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Trump courtise les Haïtiens-Américains en Floride. Mais est-il plus un "ami" d'Haïti que les Clinton ? (mis à jour)

Publié par siel sur 19 Septembre 2016, 08:29am

Catégories : #INTERNATIONAL, #REFLEXIONS perso

Haïti est devenue malgré elle un enjeu dans les élections US.

Elle aurait bien pu s'en passer si la reconstruction post-séisme et le "reconstruire mieux" annoncé par les Clinton avaient été effectif.

Les Haïtiens leur auraient même pardonné - comme ils l'on fait pour leur attaque contre la filière rizicole du pays - leur intevention pour placer Martelly au second tour, déniant aux Haïtiens le droit de choisir leur président.

 

Ce qui ne passe pas du tout - c'est l'absence de transparence dans la gestion des fonds post séisme ; à un moment crucial où le pays tout entier leur faisait confiance.

La confiance des Haïtiens a été trahie par des personnes qui clament être des "amis" de la populaton haïtienne et lui vouloir du bien.

Parce qu'en dehors des aides au secteur privé : construction de Carcole, de l'hôtel Marriott, les Haïtiens n'ont pas vu le début ni la fin du "reconstruire mieux".

 

Les grands projets de construction d'infrastructures, de construction de logements, d'aides aux petites et moyennes entreprises capables de résoudre en partie le chomâge qu'ils étaient en droit d''espérer sont restés sur le papier.

Et, il est difficile d'en rendre les Haïtiens responsables - comme la CI  et certains Haïtiens prêts à adhérer au dénigrement de leurs concitoyens en ont l'habitude -  dans la mesure où les Clinton faisaient la pluie et le beau temps en Haïti.

Raoul Peck, dans son documentaire, a montré combien les Haïtiens comptaient en quelque sorte pour du beurre; "le blan" ayant décidé que puisqu'il détenait la bourse, il était le décideur.

Donald Trump instrumentalise  ce dossier - ce qui est de bonne guerre en campagne électorale - pour se faire des voix.

 

Mais les Républicains auraient-ils fait mieux ?

Bush, nommé coéquipier de Clinton par Obama, après une courte visite en Haïti, s'est vite retiré de l'affaire : "Bagay sa pa pou mwen, Map kite Clinton yo fè zafè yo". Comme si,  de manière prémonitoire il aviait senti que le "cadeau " d'Obama était plus ou moins empoisonné et qu'il risquait lui, Bush, d'en tirer plus d'ennuis que de bénéfices.

Les Clinton qui sont des fins politiciens auraient pu - sachant que Mme Clinton briguait la présidence - s'atteler à faire du dossier Haïti, une réussite de manière à  la brandir  au cours de leur campagne électorale : "Regardez-nos réalisations en Haïti ! Regardez comment nous sommes comptétents, fiables et capables de gérer les USA". Ils se seraient automatiquement acquis les votes des Africains-Américains sur lesquels ils semblent tant compter pour faire échec à un Trump dont les idées xénophobes et racistes rebutent cette partie de l'électorat.

 

Maisil se trouve que les Clinton ont pensé qu'ils étaient de toutes les façons "trop grands pour tomber" et qu'Haïti était trop insignifiante pour compter dans leur campagne électorale.

"Byen konte, mal kalkile", parce que malgré son "insignifiance", le bilan des Clinton, malgré le silence des media dominants, a circulé grâce aux réseaux sociaux et aux media alternatifs. 

L'article de Jonathan Katz faisant une comparaison acerbe entre la main mise personnelle de Léopold II, roi des Belges, sur le Congo considéré comme sa propriété personnelle, et celle des Clinton  sur Haïti, n'a pas pu ne pas être lu par le staff de Trump.

De sorte que, alors qu'ils ne s'y étaient nullement préparés, les Clinton sont obligés aujourd'hui d'intégrer Haïti, ce petit pays de rien du tout , dans leur campagne pour la course à la présidence de la plus grande puisssance du monde.

Ironie de l'histoire.

De Trump ou Clinton, la politique des USA vis-à-vis d'Haïti sera t-elle différente ?

Tout ce que nous pouvons constater c'est que, d'un côté, nous avons les Clinton qui fréquentent Haïti depuis l'époque de la dictature de Duvalier Jean-Claude, qui ont influé sur sa politique; et de l'autre Trump qui, peut-être, a appris tout récemment que ce pays existait.

Nous savons aussi que, même si les gouvernements n'ont point d'amis mais des intérêts, De Gaulle dixit, les Clnton ont des intérêts particuliers et un pouvoir   en Haïti  - comme celui de sélectionner après Martelly,  Jovenel Moïse comme président d'Haïti - que Trump n'a pas.

Ainsi,  pour les Haïitiens-Américains le "lesser evil" , s'gissant de la politique US en Haïti, le moins grand démon, n'est pas forcément Trump, sa grande gueule et son racisme affiché.

D'où un choix difficile.

 

 

 

 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents