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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


La banane est associée à la plantation, à la colonie, au singe, au racisme, et à "nèg-bannann nan". Lui, qui sont ses associés ?

Publié par siel sur 7 Décembre 2016, 12:13pm

Catégories : #AYITI ACTUALITES, #REFLEXIONS perso, #INTERNATIONAL, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE

Comme je vous l'ai dit ici, j'essaie de comprendre ce qu'il y derrière ce truc de la banane  succédant au truc rose, et pourquoi la firme de communication de l'Espagnol Sola a choisi de "vendre" Jovenel Moïse, non pas comme l'homme qui a été à la tête de la Chambre de  Commerce de sa région, mais comme un producteur de bananes.

Donc, j'ai continué mes recherches sur la symbolique de la banane chez leblan, laquelle en dehors du racisme et  de l'affirmation de l'infériorité des Noirs assimilés aux singes, porte aussi une connotation sexuelle. Bien entendu, les Noirs étant imaginés comme des bêtes de sexe qui ne font que ça toute la journée tout en mangeant des bananes.

La connotation sexuelle a été reprise par les Noirs - vous savez, n'est-ce pas,  comment ils sont : de grands enfants qui en arrivent à intégrer, à faire leurs les imageries racistes.

La danseuse Africaine-Américaine, Joséphine Baker, grande artiste au demeurant, avec sa ceinture de bananes,  est l'exemple le plus connu de cette soumission au regard discriminant  et au discours raciste.

 

La banane est associée à la plantation, à la colonie, au singe, au racisme, et à "nèg-bannann nan". Lui, qui sont ses associés ?

Ce qui me surprend, c'est que les Haïtiens étant des fanatiques de foot, semblent ignorer  cette connotation raciste exprimée par  les lancer de bananes aux joueurs Noirs, notamment en Italie où ils en sont arrivés à avoir  dans les tribunes d'énormes  gonflables en forme  de banane.

La banane est associée à la plantation, à la colonie, au singe, au racisme, et à "nèg-bannann nan". Lui, qui sont ses associés ?

Continuant mes recherches j'ai trouvé  ce texte  qui explicite clairement  le pourquoi et comment de la relation construite par leblan entre  singes et bananes et Noirs...

Maintenant, tentons de savoir pourquoi la banane est associée au singe.

Ce n’est pas tant que la banane est associée au singe, mais à un contexte colonial (image exotique qui inclut le singe). La banane est un fruit emblématique du colonialisme dans l’imaginaire populaire. Les plantations de bananes sont devenues un des symboles de la colonisation ; Le terme de républiques bananières a été inventé pour désigner cet état de fait colonial. Depuis son implantation à l’échelle industrielle au Costa Rica et en Équateur vers la fin du XIXe siècle, le fruit a été destiné aux marchés du Nord.

En fait, la banane évoque, selon nos origines, diverses choses : un fruit défendu, un symbole raciste parfois brandi dans les stades de football, un fruit qui fait rire (comme le rappel l’image de Charlie Chaplin glissant sur une peau de banane).

Alistair Smith, dans sa Saga de la banane, vers des filières durables et équitables (Editions Charles Léopold Mayer, Paris) cite Tony Mardaye qui explique l’utilisation raciste de la banane, notamment en référence au singe.
«Dans la pensée coloniale ou occidentale, la banane correspond dans ses représentations picturales à l’homme noir, au Nègre, à l’Afrique, aux Antilles. […] Les éléments dépréciatifs conduisant à la formation des préjugés raciaux sont l’association sans contexte du singe mangeant une banane, dont l’image se substitue au Noir mangeant la banane. […] Aux Antilles françaises, la banane entrait dans l’ordinaire des esclaves tout au long de la période esclavagiste. » (page 33 et 34)

Très tôt une image positive de la banane est aussi employée dans des campagnes publicitaires, lancées par des groupes comme la United Fruit Company. Pour un complément de pistes qui expliquerait encore l’association singe et banane, nous vous suggérons le lien vers les travaux mentionnés ci-dessus d’ Alistair Smith.

Vous savez que le propre de l'humain, c'est d'interroger la nature, ses croyances, de s'instruire à partir des travaux de ceux qui l'ont précédé et à partir de ces réflexions de trouver des solutions afin de se  construire un environnement favorable à son bien-être.

Bon, je sais, en Haïti, ce n'est pas ça du tout.  C'est plutôt moins je pose de questions, moins je doute, mieux c'est.

Et avec le tsunami woz/rakètkaka/bounda on est sommé de ne pas s'interroger sur des questions fort simples , comme celles-ci :

-qui finance Jovenel Moïse ?

-qui paie l'entreprise de com. de Sola, les "billboards" , l'hélicoptère et le reste ?

En tous les cas pas les milliardaires du monde comme pour les Clinton, pas non plus les militants comme pour Sanders.

Jovenel Moïse, comme Trump, avec sa propre fortune ?

Avec la fortune amassée dans ses 14 comptes en banque ?

Mais d'où provient cet argent ?

En tous les cas pas de sa plantation de banane.

Et vous savez pourquoi ?

Parce que la filière de la banane est extrêmement fermée. C'est un monopole que se partagent quelques grandes compagnies.

Je vous invite à lire - je sais c'est long et les Haïtiens lettrés ne lisent pas : trop de tèt chaje par temps obscurs de tèt kale.

Georges Anglade, rendant compte de cette situation critique, disait que le seul parti politique auquel il adhérerait, serait celui qui ferait la promotion de la lecture.

Lecture qui est une des premières détestations de l'ex-président Martelly, d'après ses propres propos.

Donc, voici ce texte très documenté qui narre à la fois l'histoire de l'origine de la banane, le développement des plantations et les complexités liées à cette production. Ca s'appelle " La saga de la banane", titre qui en dit long, et c'est ici : http://docs.eclm.fr/pdf_livre/342LaSagaDeLaBanane.pdf

Avec ça vous saurez tout ce qu'il y a à savoir sur la banane.

Enfin, si vous lisez l'anglais, ce dernier texte dans le lien ci-après,  vous apprendra ce qu'est exactement Agitrans et les méthodes musclées, employées par l'homme choisi par la Ci et présenté comme ami et défenseur de la cause paysanne, pour s'accaparer les terres des paysans.

 

Quant à la banane bio destinée à l'exportation. Il faut remplir un certain nombre de normes pour recevoir le label et les autorisations de l'UE. Un parcours difficile que M. Jovenel Moïse aurait franchi en quelques mois ?

A d'autres.

D'ailleurs il suffirait d'envoyer une lettre à l'UE pour savoir si effectivement Agitrans bénéficie de cette certification. Ce n'est pas sorcier.

Mais comme il y a de la sorcellerie dans l'air, aucun radioman haïtien ou directeur d'opinion  auto proclamé  ne s'aventurera à poser ces simples questions qui permettraient de voir plus clair dans cette affaire de banane et la fulgurante ascension de l'homme de l'Espagnol Sola.

A mon avis, ce ne serait pas étonnant qu'il y ait une vaste arnaque derrière cette affaire de bananes  dans laquelle serait impliquée des réseaux locaux et internationaux.  Façon PSUGO en plus grand. Façon Petrocaribe en plus large. Façon bateau sucré à la cocaïne d'Acra en plus énorme.

Tôt ou tard la vérité finira par éclater. Comme celle de l'introduction du choléra par les casques bleus, comme les combines "pay to play" de la Fondation Clinton. Comme dans le cas du détournement par la fédération espagnole de 220 000 euros destinés à Haïti.

Ah!  l'Espagne ! Une grande amie d'Haïti qui ne lui veut que du bien depuis toujours. Notez que Martelly avait personnellement remercié l'ambassadeur ou trice d'Espagne en Haïti pour le soutien qu'elle ou qu'il lui avait apporté.

Comme l'Espagnol Sola manager de Martelly et de Jovenel Moïse l'est aujourd'hui  et comme Hernan Cortès était un grand ami des Mexicains....qu'il a génocidés.

Franchement, je suis en colère que les Haïtiens trop "paresseux" (courtoisie baron Duval du Nouvelliste)  pour se poser des questions, se fassent ainsi "bananer" et ridiculiser sur la scène internationale par un Espagnol, venu d'on ne sait où, qui impose le retour à cette  vision raciste qui a eu cours tout au long du 19ème siècle d'Haïti et de ses dirigeants.

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