1- Clients de l'hôtel El Rancho . 2- Organisation de la seconde édition du Diner en Blanc dans le ranch Montcel, dans les montagnes de Kenscoff, sur les hauteurs de la capitale. Corentin Fohlen / Divergence
Depuis 2010, le photographe indépendant Corentin Fohlen mène un travail de fond sur Haïti. Un des aspects de son travail porte sur les héritages de la colonisation et la bourgeoisie actuelle. Il en parle à Slate à l’occasion de la sortie de son livre Haïti, aux éditions Light Motiv.
«Les gens de la bourgeoisie actuelle sont encore appelés les "mulâtres". Il y a une multitude de termes utilisés en fonction de la couleur de la peau qui perdurent. Ces termes sont beaucoup utilisés par les Haïtiens de la rue. Par exemple, être une “grimèl” chez une femme, c’est à dire légèrement claire de peau, est considéré comme une qualité esthétique supérieure. Un avantage social souvent. Mais c'est un terme issu du code noir. Quand j’aborde la notion de racisme ou de discrimination à mon chauffeur moto, il ne le perçoit pas comme tel. Les complexes d’infériorité ou de supériorité raciales sont encore profondément ancrés dans les mentalités. Chez les riches comme chez les pauvres. Lourd héritage du passé colonial qui n’a de cesse de perdurer.»
Les Grands Formats de Slate.fr
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Pourquoi tout le monde est raciste en Haïti | Slate Afrique
Comportement stigmatisant, propos offensants relatifs à la couleur de la peau... C'est le propre du quotidien du Haïtien qui vit à Cité-Soleil, le plus grand bidonville du pays... C'est aussi l...
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