Quand à la tête de l'Etat siègent des corrompus;
quand un ex-présidente chante une meringue appellant au viol d'une journaliste;
quand la justice est inopérante;
quand l'impunité devient la norme;
de haut en bas et de bas en haut, et même dans les familles qui ont une bonne réputation (Dumont) ou celles qui à défaut de bonne réputation sont bourrées de fric (Brandt) la tentation devient forte de verser dans la criminalité.
C'était le cas à l'époque des 2 Duvalier où les sbires du régime pouvaient voler, violer, violenter, tuer, sans limites.
Pas étonnant que leurs héritiers qui sont au pouvoir officiellement depuis 2004, aient repris le même chemin et créé dans l'ensemble de la société cette culture de la jouissance du mal dans l'impunité et immunité.
Que se serait-il passé si M. Dumont était encore député et jouissait de l'immunité ?
Aurait-t-on vu le parlement lever son immunité ou au contraire le protéger, comme dans le cas des députés assassins intellectuels ( ils ont passé commande) de l'assassinat des policiers ?
Le cas de pédophilie de M. Dumont est une goutte d'eau dans la mer des réseaux qui s'activent en Haïti.
On a ici longuement parlé du photographe de la Minustha, M. Abasi, qui délibérément photographiait des enfants d'Haïti auxquels il faisait intentionnellement prendre des poses suggestives à la limite de la pédopornographie. Lesquelles photos étaient publiées sur internet.
La Minustha, Mme Désirée, une femme, n'est-ce pas et peut-être mère de famille, s'est-elle débarrassée de son photographe ? NON
On a parlé de ces bordels existants( pas une fiction, ni un zen ) avec des enfants à peine âgés de 6 ans, l'Etat haïtien suite à ces révélations a-t-il fait une enquête ? La justice a-t-elle sévi ? NON
Ce qui veut dire qu'il existe une complicité à haut niveau pour couvrir les responsables de ces crimes.
D'ailleurs l'ex-ministre de Duvalier J- Claude, n'a t-il pas été employé par USAID, reçu tous les honneurs, fréquenté la crème de la crème de la société, alors même qu'il avait (pages 9 et 10 du rapport) à Madagascar un dossier l'accusant de pédophilie sur un enfant de 6 ans ? Pour sa défense ses amis osent prétendre qu'il s'agit d'un homonyme que le Jean-Robert Estimé de Madagascar n'était pas le même que celui d'Haïti. L'affaire s'est comme de bien entendu achevée par un Non Lieu (pas de caméras cachées)
1. Cas recueillis par le Centre MIFOHAZA à Antananarivo
A l’âge de 6 ans, Gabriella Rita RAZAFINDRAKOTONAVALONA, orpheline de mère, était violée à répétition par un homme étranger nommé Jean Robert Estime avec la connivence de son père biologique, M. Jacquot RAZAFINDRAKOTO. Ce dernier avait demandé le 14 septembre 2002 à la grand-mère biologique de la petite fille de s’en occuper. La garde provisoire a été accordée à la grand-mère le 14 octobre 2002 par le juge des enfants,
7 Rapport sur la violence à l’égard des femmes, Un état de lieux, République de Madagascar et Système des Nations Unies, Mai 2003, p.56.
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mais les week-ends une femme nommée Annik venait la chercher pour rendre visite à son père. Il s’est avéré par la suite que la fillette était emmenée non pas chez son père, mais chez M. Jean Robert Estime, tel qu’elle l’a raconté à sa grand-mère quelques mois plus tard. Selon une expertise faite par le médecin chef de l’Hôpital militaire de Soavinandriana, le Colonel RANDRIAMBOLOLONA, vers mars 2003, la fillette avait subi des viols à répétition et présentait une « vulve béante et un relâchement du sphincter anal ». Le juge des enfants a suspendu le droit de visite au père dans une ordonnance du 20 mai 2003. L’affaire, qui avait été portée à la connaissance de la Police des Mœurs et de la Protection des Mineurs de Tsalaralalana, a fait l’objet d’un non-lieu prononcé en 2005 par la Cour d’appel.
Ce type de défense est le même que dans le cas des gourdes ou dollars sur les comptes de "L'homme qui a acquis une quarantaine de voitures le même jour en espèces" chez M. Réginald Boulos, affaire de blanchiment qui a de bonnes chances de se terminer comme celle de pédophilie à Madagascar par un Non Lieu.
Parce que Madagascar et Haïti c'est kif-kif bourricot : même misère, même absence de l'Etat, même fuite des cerveaux, même prédation des ressources du pays par les étrangers et leurs alliés locaux. Et aussi, il est important de le mentionner, même peuple doué et talentueux et aussi qui paye lourdement la dette de son indépendance
Les réseaux illégaux qu'ils soient de pédophilie, de kidnappings, de ventes d'organes, de ventes d'armes, de blanchiment d'argent, de vols des ressources minières et de la nature, sont en général liés et très puissants dans la mesure où ils ont des complicités dans l'ensemble des appareils d'Etat et qu'ils n'hésitent pas une seconde à envoyer sous terre ceux qui pourraient gêner leurs trafics.
Et, c'est une parenthèse, cela ne m'étonne nullement qu'aient été absents à sa cérémonie d'intronisation de son Premier ministre les diplomates des USA et du Canada deux pays qui ont activement soutenu sa candidature- mais que la France où la corruption est rarement punie ait été représentée par son ambassadrice
Mme Kettly Mars a écrit un roman "Aux Frontières de la soif" qui a pour personnage principal un "homme de bien" haïtien, friqué, un professionnel travaillant pour les ONG et qui allait se nourrir de chairs juvéniles dans le camp de réfugiés Canaan qui a vu le jour après le séisme.
Un personnage que j'imagine que ceux qui connaissent la société haïtienne ont dû reconnaitre puisque l'auteure est allée jusqu'à le lier à des noms connus et qu'elle nomme comme M. Jean-Claude Fignolé chez lequel le pédophile anonyme du roman se rend en excursion aux Abricots.
Pour ma part, j'ai reconnu la personne qui continue à fonctionner dans colloques, dîners à Pétion-Ville sans même que ses connaissances et amis ne prennent de distance avec lui. Après ça, certains me jugent radicale de par mon refus de frayer de près ou de loin avec ces gens-là.
Vous voulez que j'aille appliquer" 2bo" sur les joues de quelqu'un que je sais soupçonné de pédophilie ou de blanchiment d'argent, ou de trafic d'enfants ?
Ca, c'est votre truc à vous, mais souffrez que certaines personnes ne le partagent pas. Et, à défaut de faire preuve de respect, foutez-leur la paix.
Vous vous voulez savoir la réaction de certains Haïtiens qui ont lu ce roman avec lesquels j'en ai discuté ?
Ca donne :
"Kettly Mars n'aurait pas dû écrire ça. "
"Même si son roman s'inspire de la réalité, ce n'était pas nécessaire d'en parler. "
C'est comme si vous auriez voulu empêcher Victor Hugo, Dickens, Balzac, Tolstoï, Murakami, Marie Vieux Chauvet, La Boétie, Georges Orwell, Jack London, Naomi Klein, Marx, Satajjt Ray, Jacques Roumain parmi des centaines d'autres d'écrire fictions et essais sur leurs sociétés.
Et vous savez le pourquoi de cette réaction ?
Parce que le personnage pédophile du roman appartient à la "bonne société". Le mec est architecte.
Vous pouvez écrire des tonnes et des tonnes de niaiseries sur les pauvres, les paysans, les ouvriers, les habitants des bidonvilles, le vaudou, les "ratpakaka." Mais pas touche aux "ratpakapala.". Parce que comme dit ce nouveau président infantile que la CI a fourgué à Haïti : " tout pouvoir vient de dieu"
En guise d'illustration de cette omerta: le cas Clifford Brandt. Dans n'importe quel autre pays au monde, des scénaristes, et cinéastes se seraient emparés de cette histoire incroyable d'un fils d'une des plus importantes familles de l'oligarchie qui fait dans le kidnapping. Ils en auraient fait un film qui aurait permis de rentrer dans l'univers fermé de cette oligarchie. Et, il aurait remporté un succès phénoménal- du moins dans les pays du Sud.
Mais, voici, qui financerait un tel projet ?
Sûrement pas les étrangers et encore moins les fortunés d'Haïti.
Donc, ce n'est pas la faute des cinéastes, ce n'est pas qu'ils seraient tous des lâches et manqueraient de courage , mais que l'argent est le nerf de la guerre
Comme on a pu, malheureusement, le constater avec la sélection de M. "Nèg bannann nan' qui , aujourd'hui, fort de sa victoire achetée, veut faire accroire qu'il a gagné de par son mérite (et lequel mezanmi ?) et non pas par l'argent déversé sur lui et les pratiques de marketting de l'Espagnol nostalgique du temps de l'empire colonial et esclavagiste espagnol, Antonio Solà.
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