Comme si, en Afrique, rien ne changeait
« Que ce prix soit remis cette année à un auteur genevois prouve que la littérature africaine francophone se fait également ailleurs qu’à Paris ou Bruxelles », lâche dans un éclat de rire celui qui vit depuis plusieurs années dans cette ville, qu’il met en scène avec humour et empathie dans ses deux derniers livres, 39, rue de Berne et La Trinité bantoue, publiés aux éditions Zoé, à Genève. Il avoue que, depuis qu’il écrit, les distinctions qui lui font le plus envie sont le prix des Cinq continents de la francophonie (dont il a été à trois reprises l’un des dix finalistes) et le prix Ahmadou-Kourouma.
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Car Max Lobe est un grand admirateur de l’écrivain ivoirien décédé en 2003. Ce qui le sidère aussi c’est le sentiment, des décennies plus tard, d’écrire sur les mêmes thèmes que son illustre prédécesseur, et d’autres écrivains des années 1950 et 1960. Comme si, en Afrique, rien ne changeait jamais. « Moi, j’apporte juste la touche XXIe siècle, la génération X, Y, Z 2.0. Mais, sur le fond, c’est la même chose : les dictateurs aux ordres des anciennes puissances coloniales, les privations de libertés, le pillage des matières premières. »
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Le Prix Kourouma 2017 attribué à Max Lobe, le plus suisse des écrivains camerounais
Portrait Le romancier, établi depuis quinze ans à Genève, regrette de ne pas pouvoir être fier de son pays d'origine dont le président, Paul Biya, est justement un grand amateur des palaces ...
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