Je vous parlais hier ici d'Almagro, secrétaire général de l''OEA, ex-ami du président de gauche Pepe Mujica, qui avait été précisément torturé et emprisonné par les militaires.
je vous disais ma déception de voir ce M. prendre ouvertement le parti des réactionnaires qui ont tant fait souffrir les peuples d'AM du Sud et qui voudraient qu'on passe l'éponge sur leur réseau d'organisation d'assassinats appelé Organisation et/ou Plan Condor
Aujourd'hui l'actualité en Uruguay nous parle de menaces contre les avocats, les défenseurs des droits de l'Homme qui sont partie prenante des procès contre ces militaires criminels.
Imaginez cela ce serait pratiquement l'ensemble de l'administration de Latortue, de Préval, de Lamothe/Martelly, de Lafontant/Moïse qui se retrouverait dans le banc des accusés. En commençant par leurs deux grands zanmis : Avril et Namphy.
Bien évidemment cette info n'a pas été transmisse par la presse haïtienne, laissant les Haïtiens être instrumentalisés par un faux nationalisme à la woy, woy, alors que la décision de l'inculpé fait-président s'oriente vers une volonté de restreindre les droits des citoyens et de protéger les auteurs d'assassinats politiques encore vivants.
Je rappelais ici le rôle joué par les zentellectuels enfants des 2 Duvalier, avec leurs références et révérences malsaines, dans la fabrication de ce qu'ils dénomment " médiocrité" mais qui n'est que la façade d'un fascisme camoufé derrière tôles rouges, tapis rouges, députés et sénateurs en noir et en blanc, première dame en décolleté..etc. Rien que des apparences.
Restauration du duvaliérisme à laquelle ils ont contribué, soit par leur collaboration très active comme en 2003-2004 soit avec leur silence très complice de l'élection de Martelly à aujourd'hui.
Je rappelais également ici, la participation des militaires de 1986 à 1994 dans le trafic de drogue. Faits parfaitement connus des USA, aussi connus que ceux dont on accuse, Jovenel Moïse avec lequel la CI s'apprête à jouer au chat et à la souris comme elle l'a fait avec Guy Philippe .
Je tiens à vous faire remarquer à propos de ces affaires de trafic de stupéfiants et de blanchiment d'argent, comment le loup qui se déguise en "gentille" grand-mère, sait également transformer ses proies en coupables. Avec bien sûr, comme d'hab. la collaboration zélée des zentellectuels et des auto-proclamés directeurs d'opinion, qui sont comme les feux de signalisation d'Haïti sans ampoules.
En Haïti, la seule évocation du trafic de drogue fait fuir les hommes politiques. Un seul d’entre eux parle sous le sceau du secret: « Le manque de volonté en Haïti reflète celui de la communauté internationale. Sous Aristide, dont je ne partage pas les opinions, il y avait un réel souci de combattre ce fléau. C’est sans doute une des raisons qui ont poussé les militaires à le renverser. Aujourd’hui, ils veulent rester au pouvoir coûte que coûte et continuer de percevoir leurs commissions. » Bilan de ces années militaires : pas un seul trafiquant de drogue n’est arrêté alors que plus de 200 d’entre eux l’ont été lors de l’éphémère passage de Jean-Bertrand Aristide a la présidence.
Une lettre signée par 155 intellectuels du monde entier a été adressée, le 20 mars, au président Tabaré Vazquez, exprimant « leur soutien et leur solidarité » avec les victimes de menaces.
« Il est absolument inacceptable, revendiquent les signataires, que des défenseurs des droits de l’homme, tant uruguayens qu’étrangers, soient victimes de telles menaces, provenant d’individus et d’organisations plus ou moins cachées qui continuent, encore aujourd’hui, à revendiquer le terrorisme d’Etat. »
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