Vox , le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016
Vox a beau être le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, il n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016 et il n’a pas de représentation parlementaire. Copié sur celui de Donald Trump, son slogan, « Hacer España grande otra vez » (« Rendre à l’Espagne sa grandeur »), n’a pas su convaincre. Santiago Abascal reconnaît que son parti ne parvient pas à exploiter le « sentiment d’aliénation » qui règne en Espagne : les victimes de la crise qui pourraient devenir d’éventuels électeurs « ne nous voient pas », résume-t-il.
« La dictature est encore récente »
Pourquoi la récession, le rejet des partis traditionnels et l’afflux de migrants n’ont-ils pas provoqué, de l’autre côté des Pyrénées, les mêmes réponses qu’en France ? L’explication qui vient spontanément à l’esprit des intellectuels est l’histoire : le franquisme, qui revendiquait une Espagne « unie, grande et libre », n’a pas encore disparu des mémoires.
La répétition du pareil au même, avec les mêmes personnes et l'assurance des mêmes résultats.
En Haïti également "la dictature est encore récente."
A la différence que :
-l'Espagne n'a pas une classe d'intellos nostalgiques du temps où les rues du Bois Verna "étaient propres".
- sa population est alphabétisée. Et la mémoire des crimes commis est entretenue. Ne serait-ce qu'à travers les témoignages des parents, grands-parents, voisins, etc.
- la transition démocratique avec ses difficultés, assimilée par les mêmes intellos à la dictature, l'a banalisée. Leur discours infantile mais nonobstant assassin : les crimes lavalas sont pires que ceux des 2 Duvalier, des militaires et du Fraph réunis a fracassé l'ensemble de la mouvance pro-démocratie et déroulé un tapis rouge aux forces du "faire noir" qui ne se sont pas fait prié pour occuper la place.
- et enfin, le plus déterminant, la classe politique, intellectuelle, artistique , médiatique espagnole n'est pas assujettie au "blanc", qui en Haïti a exigé que cette histoire tragique dont elle a été complice soit mise en veilleuse. Et qui a exigé également que justice ne soit pas rendue de manière à recycler les coupables, comme elle a entrepris de le faire depuis 2004.
Pour paraphraser Soros : "Les intérêts des Haïtiens ne comptent pas, c'est l'empire qui décide."
Résultat restauration du macouto/militaro/duvaliérisme/Fraph, avec la chaîne qui va de G. Latortue à Jovenel Moïse, abétissement généralisé et apologie du temps béni de la dictature dans tous les média.
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