Comme des milliers de Haïtiens, elle a débarqué d’abord au Brésil, qui s’annonçait en terre promise. Depuis le séisme de 2010, le pays offrait des visas, sous différents régimes migratoires, aux ressortissants de cette île des Antilles. Une rare occasion convoitée de « laisser le pays pour se faire une économie », raconte Valery Clernite.
Elle y pose ses valises en 2013 et trouve rapidement du travail dans un restaurant de Balneario Camboriu, dans l’État de Santa Catarina, dans le sud du pays.
Après avoir accouché de Camila, elle perd son travail et déchante vite. Mais pas question de retourner en Haïti : « Ce pays ne peut rien pour moi. »
Plusieurs de ses compatriotes ont également travaillé sur les chantiers de la Coupe du monde de la FIFA dans de dures conditions. Pour la majorité, l’intégration et la recherche de travail se sont révélées beaucoup plus difficiles que dans les promesses initiales, dans un pays qui affiche actuellement un taux de chômage de 13,2 %.
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Cent dix jours de traversée, onze pays et un espoir jusqu'à Montréal
Valery Clernite vient de terminer son assiette de riz "kole ak pwa", une recette haïtienne. Tant mieux, on parle mieux le ventre plein. Surtout quand c'est pour raconter un périple de trois mois et
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