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Le Monde du Sud// Elsie news

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Haïti, les Caraïbes, l'Amérique Latine et le reste du monde. Histoire, politique, agriculture, arts et lettres.


Dans Investir de Kesner Pharel. Pourquoi et comment les entreprises publiques à vocation commerciale génèrent si peu de ressources ? C'est le sujet sur lequel il serait indispensable d'avoir des explications. Ecoutez attentivement.

Publié par siel sur 8 Octobre 2017, 19:55pm

Catégories : #AYITI ECONOMIE, #AYITI ACTUALITES, #AYITI ROSE RAKET, #AYITI EXTREME DROITE, #DUVALIER, #PEUPLE sans mémoire...

"L'argent public c'est notre argent." dixit Robertson  Alphonse qui en discute avec Kesner Pharel. L'intervention de Maître Marsan sur les conditions d'appels d'offre - qu'ils soient restreints ou pas. Enfin, vous pouvez écouter l'intervention de M. Y Latortue et sa gymnastique pour se dédouaner en pratiquant la suspicion sur "certains" économistes  dont il laisserait entendre qu'ils sont achetés.

J'en profite pour indexer certains journalistes - dont Frantz Exantus dont j'ai parlé ici - qui épousent totalement les théories, thèses et propagande malsaine du pouvoir tèt kale.

Propagande qui s'articule autour de quelques  axes principaux.

1- le déficit de communication et les "mensonges" de l'opposition.

 L'argument du déficit de communication -souvent utilisé en France quand une mesure étatique est impopulaire - doit avoir été soufflé par G.Doré qui a fait ses études en France.

2- les "mensonges" de l'opposition  dans le but de manipuler la population, en axant  les  problèmes autour de questions annexes telles que, par exemple, le prix du passeport. 

3- l'absence de compréhension de la population, manipulée par l'opposition. 

Ce qui signifierait que malgré le fait que cette question du budget ait fait l'objet d'une quantité  de débats animés par des économistes et que, avec l'internet les informations ont circulé, les Haïtiens n'ont rien compris .

C'est dire qu'en 2017, les Haïtiens seraient restés "plogé" dans l'obscurantisme dans lequel ils étaient tenus  à l'époque des 2 Duvalier. 

4- La non-mise en question de la question fondamentale : la répartition du budget. Pourquoi plus d'argent pour le sénat que pour la santé ? Pourquoi tant d'argent pour la présidence ? Pourquoi des montants infimes alloués à la Justice ?

5- Mettre la baboukèt, empêcher de parler, ceux qui critiquent les grandes lignes du budget  en les assimilant à des prétextes, à des opérations de déstabilisation de l'Etat, à ceux qui font du kraze brize. Voir les méthodes de communication d'Exantus et sa stratégie de barrer, d'obstruer la parole.

6- Détourner le sujet en divertissant les citoyens en mettant la lumière sur  l'émotionnel.

Fortuné avec "ses roches, ses bâtons, ses machettes, ses armes à feu". Sa "mulatray" son goût pour le cannibalisme qui le pousse à exprimer son désir  de "manje" un journaliste. S Lucas avec sa nouvelle affabulation : le groupe black-out, Zenny avec son conseil de "fusiller" les 5 familles,  les journalistes inféodés avec leur focus sur les violences dans les manifs, la cloche du sénateur Chéramy, sa récente intervention pour libérer des manifestants.

Il s'agit de détourner la population des problèmes de fond posés par le budget, à savoir la répartition des sommes allouées à différents domaines cruciaux pour le bien-être de la population; le déséquilibre entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement.

Il s'agit finalement pour l'ensemble des secteurs réactionnaires : entrepreneurs privés, Etat, media,"directeurs d'opinion", hommes et femmes politiques de barrer la route à la transparence, à la démocratie, aux droits des citoyens à l'information et à l'expression de leurs revendications.

Avec la corruption "spageti", il suffit qu'un maillon de la chaîne casse pour que l'ensemble s'écroule. Et que le statu quo de la corruption, de la prédation, de l'exploitation ne se trouve menacé.

Ce pourquoi M. Boulos avait exigé qu'il n'y ait pas d'audit de la gestion du premier régime tèt kale, Lamothe/Martelly - au prétexte qu'il risquerait de faire s'effondrer la société haïtienne.

C'est exactement le même risque que pose actuellement la question de la répartition des sommes dans ce budget.

Et, si l'opposition en a fait son cheval de bataille - ce qui est de bonne guerre - il n'empêche que les chiffres et faits sont là et que tout citoyen a le droit et le devoir de les questionner.

 

 

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