EXTRAITS : "Pour les directeurs d’ouvrage, « la sexualité et ses représentations en contexte esclavagiste et/ou colonial ne peuvent plus être considérées comme des données périphériques des sociétés étudiées – colonies comme métropoles –, non plus qu’une affaire privée ou intime des individus ou des groupes qui les composent, mais bien comme un enjeu majeur, hier comme aujourd’hui, de la domination, et ce à l’échelle mondiale ».
De la « French postcard », expression qui s’impose à partir de la fin du XIXe siècle pour désigner une carte postale exotique/érotique, tant l’Empire français en fut friand, à Storyville, le quartier rouge de La Nouvelle-Orléans, où s’organise, « dans les interstices des lois Jim Crow, une prostitution pluriraciale réglementée » ; de la « fascination » des premiers siècles de la conquête aux violences des colonies où la sexualité « n’est bridée par aucun tabou, y compris celui de l’enfance » ; de la « désirabilité de l’Autre à la hantise du métissage » ; du « porno colonial » produit à la chaîne au porno « post-colonial racisé » ; des reconfigurations liées aux guerres aux ruptures des indépendances ; des peintures de Dürer à la création contemporaine…
/https%3A%2F%2Fstatic.mediapart.fr%2Fetmagine%2Fdefault%2Ffiles%2F2018%2F09%2F20%2Frace-et-colonies-illustration.jpg)
Un livre-somme consacré aux rapports entre sexe, race et colonies explore les images et les imaginaires qui ont structuré les relations entre sexualité, domination et colonisation. Entretien ave...
https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/220918/le-sexe-des-colonies?onglet=full
Commenter cet article