Le développement d’Haïti n’a jamais été entre les mains des Haïtiens eux-mêmes. Sinon peut-être, brièvement et partiellement, sous la présidence de Jean-Bertrand Aristide, renversé sous parrainage international en 2004. De fait, la pseudo-transition inaugurée par ce coup d’État se trouve à avoir dénié depuis quinze ans aux Haïtiens le droit à l’exercice de leur souveraineté nationale.
Un déni de souveraineté auquel les élites du pays et les capitales étrangères (Washington, Paris, Ottawa…) se sont moins que jamais donné la peine de mettre un vernis démocratique en installant Jovenel Moïse au pouvoir, fin 2016, à l’issue d’élections épouvantablement bancales.
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