En réalité, le triste état d'Haïti aujourd’hui peut être attribué principalement aux coups d’Etat de 1991 et 2004, que Martelly a appuyés. En outre, le pouvoir soutenant Préval - la bourgeoisie putschiste d'Haïti - est également proche de Martelly.
Nous assistons [donc] à une féroce rivalité entre deux factions qui se partagent les deux mêmes sponsors: la classe d’affaires d’Haïti anti-Lavalas et les élites transnationales soutenues par les États-Unis et leur appareil d’État le plus puissant.
Comme Martelly l'a expliqué à Georgianne Nienaber du journal Huffington Post, il est tout à fait d'accord avec l'ordonnance de Washington pour Haïti, soutenant « tout ce qui aidera les exportations ... tout ce qui aidera le secteur privé.»
Deuxièmement, Martelly n'appuie pas l'appel du peuple à mettre fin à l’occupation de l’ONU en Haïti: «Je tiens à dire à la communauté internationale, au corps diplomatique et aux organismes non gouvernementaux que nous avons besoin d'eux, » a-t-il dit dans la même interview.
En fin de compte, le candidat Martelly n’est pas un « dark horse » (outsider) [ndlr. un inconnu (politique)], comme le Globe & Mail du Canada le suggère, sorti de nulle part pour se mettre à la tête des «jeunes et des démunis d'Haïti.»
Pendant sa campagne, Martelly s'était plu à dire qu’en Haïti, « il s'agit davantage de l’homme que du plan » Si cela est vrai, les Haïtiens devraient avoir de sérieux doutes sur un homme qui a soutenu deux régimes issus de coups d’Etat et qui a utilisé des escadrons de la mort pour réduire au silence la majorité pauvre et étrangler la démocratie qui commençait à naître en Haïti.
Qui est le Michel Martelly, le nouveau président d'Haïti ?
Un malheur de plus peut-être? Le tremblement de terre, le retour de Duvalier, le retour d'Aristide et l'élection du pire des candidats présidentiel, il ne manque plus que le Canada continue a se...

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