Toujours le même scénario.
Une fois que les cabris sont sortis, on crie de fermer la barrière.
Comment et pourquoi ces journalistes n'ont jamais auparavant enquêté sur la disparition de ces armes et pourquoi n'ont -ils pas informé le public de la gravité d'une évaporation d'armes de guerre dans la nature ?
De même pourquoi n'ont-ils jamais demandé à Laurent Lamothe pourquoi il avait commandé des Galil en Israël, à quoi il les destinait, et où elles sont passées.
On en arrive à la conclusion que marchands de micro ou journalistes c'est du font le même boulot sous des apparences, styles, différents.
Du temps - non pas des cerises- mais du rose/rakèt, ils la fermaient à l'unisson.
Aujourd'hui ce genre de "twit", alors que le mal est déjà fait relève du pur sensationnalisme - puisque l'on sait déjà que la question restera sans réponse, comme celle des tueries à la Saline ou des mercenaires.
Le boulot d'un journaliste est de dénoncer les faits délictueux au moment où ils se passent et de montrer à leurs lecteurs leurs conséquences sur la société. Considérant que, selon Me Gassant, Martelly serait l'homme le plus PUISSANT d'Haïti, M. Geffrard fait preuve d'un relatif courage en questionnant une disparition d'armes qui s'est passée au moment où Martelly président était LE TOUT puissant chef des "bandi legal "roses gérant de la dilapidation des Fonds Petro Caribe - et géreur de la plantation Haïti pour le Core Group.
On comprend très bien que certains journalistes de bonne foi et conscients - je ne pale ni des marchands de micro, ni des marchands de zen- aient compris après certains événements non élucidés comme la disparition d E. Daniel aux Gonaïves et la mort subite du juge Joseph - que pour leur survie et celle de leurs familles , il était préférable de laisser tomber certains dossiers.
Néanmoins, ce comportement qui est exactement le même que sous la dictature des Duvalier et sous le régime militaire des Avril/Namphy/Cédras ne pouvait que logiquement accoucher des mêmes résultats : corruption , incompétence, violences .
Faire le choix de répéter les mêmes agissements de protection individuelle correspond à une démission de participation au bien collectif- et donc au pourrissement lent mais inéluctable de la société.
Comprenez-moi bien, il ne s'agit pas d'être héroïque, de jouer au martyr, de se dresser seul face à une association de malfaiteurs en bande organisée, mais plutôt de s'organiser pour réfléchir et lutter contre elle quotidiennement.
Par exemple, où étaient ces Roberson Alphonse, ces Roberson Geffrard quand Martelly usait du stratagème des per diem pour voyager - en famille svp- pour se constituer un magot sur le dos des citoyens misérables et misérabilisés à souhait ?
Ces journalistes, aujourd'hui bien pensants, soudain, semblent découvrir que la profession de journaliste n'est pas celle de propagandiste.
A se demander si ces messieurs et dames, marchands de micro de Vision 2000, du Nouvelliste, de Matin débat, de Haïti débat, de Caraïbes FM, et autres ont appris hier matin que la terre était ronde.
Désolée de le dire - ces journalistes se trouvent dans la même case que les dilapidateurs des Fonds Petro Caribe, parce qu'ils ont menti, parce qu'ils ont omis de diffuser les faits, parce qu'ils ont louangé sans retenue un pouvoir méchant, dysfonctionnel et vorace. Parce qu'ils ont trahi la population.
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