Pourquoi je vous invite à comparer ce qui dans les faits est incomparable ?
Parce que je voudrais vous faire comprendre pourquoi les Clinton,Core group et cie- dans la guerre psychologique menée contre Haïti et son image dans le monde choisiront toujours un Martelly plutôt qu'un homme comme le journaliste assassiné ou bien ce jeune homme., tous deux représentant des ennemis du programme consistant à maintenir la population haïtienne dans la soumission, la crasse, l'apartheid., contre l'esclavage et surtout contre la soi-disant supériorité génétique des Blancs - les Haïtiens devant t être partout dans le monde considérés comme des merdes, des 100% caca à l'image de leur président Martelly.
Revenons à notre comparaison entre l'artiste roi du konpa et des obscénités et ce jeune journaliste méritant.
Il s'agit d'un "artiste " issu de la classe moyenne et de l'autre côté d'un homme né sans -nom dans le bidonville de Cité Soleil.
Qu'ont- ils en commun ? A part le fait d'être né en Haïti de parents haïtiens.
L'un est un ex-président qui pendant cinq ans a joui de l'argent de l'Etat, 20 000 $ US de per diem ce n'est pas rien pour un pays comme Haïti qui passe son temps à quémander de l'argent, à présenter son "bol bleu " comme disent les Haïtiens, partout dans le monde.
L'autre est un journaliste qui pendant les mêmes 5 années, a travaillé à s'éduquer, à s'améliorer -sans doute aidé et encouragé par des personnes qui ont su percevoir ses qualités ( Martelly également a été aidé par des personnes qui ont su repérer ses hautes capacités de nuisance).
L'un, le journaliste fait partie de la majorité des laissés pour compte, des non-moun, des non-personnes.
L'autre, l'artiste, ex-chef d'Etat appartient à la minorité qui se prétend supérieure, de par sa couleur de peau plus claire - bien que non mulâtre-, ses origines familiales, ses accointances avec le secteur privé des affaires et le secteur mafieux (trafic de drogue, d'armes, le secteur militaro/macoute/duvaliériste.
L'un, le journaliste, croit en l'éducation.Et présentement il poursuit ses études
L'autre, l'artiste, ex-chef d'Etat avoue que ce qu'il déteste le plus au monde est la lecture. Ce qui veut dire qu'il déteste aller ua-delà de ce qu'il sait, qu'il refuse d'élargir sa vision du monde et est persuadé que ce qu'il sait, ce qu'il a expérimenté dans sa vie de roi du konpa et de bandi legal lui suffit.
Le journaliste a 30 ans, il fait partie de la génération du XXIème siècle.
L'ex-chef d'État musicien en a 50 et est un has been. IL appartient au monde du XXème siecle, à celui de la dictature, - lui-même a dit que c'est le mode de gouvernement qu'il préfère- à une culture de l'apartheid haïtien, de la décadence, de la violence , - voir sa collaboration avec les auteurs du coup d'État de 1991, aux heures les plus sombres du pays après la chute de Duvalier J-Cl, Un monde figé, stagnant dans la peur des chefs et la misère.
Le journaliste, dans le pourrissement et l'attraction fatale vers le bas, le culte du caca, -suite à l'attaque délibérée des tèt kale et de leurs alliés nationaux et internationaux contre la société haïtienne,- aura pour le mieux, s'il veut garder son intégrité, l'opportunité d'obtenir un visa de l'un des pays amis d'Haïti pour quitter le pays, comme 85% des diplômés. Ouste ! Dehors tèt grenn nwa entelijan !
Ou bien, pour le pire d'être assassiné comme récemment le journaliste de RSF et tant d'autres qui, dans l'histoire d'Haïti ont payé le prix fort- la mort - pour avoir osé rêver, lutter pour mettre fin à l'apartheid.
Ou bien encore de se " conformer ( courtoisie V. Numa de Vision 2000) de se plier dans le moule, en acceptant les règles du jeu - accepter la loi du plus fort, mettez-vous sur le côté pour éviter d'être tué par les cortèges des officiels- et devenir un marchand de micro. C'est-à-dire quelqu'un qui abandonne ses rêves, son éthique professionnelle, ses convictions, en échange d'avantages matériels ( Patrons d'hôtel, rédacteur en chef de journal, voiture blindée, visas, contrats de pubs, enveloppes de fric du secteur privé des affaires et de politiciens les deux également véreux , etc.)
Ce jeune journaliste a été primé pour la qualité de son travail. Mais, évitons de tomber dans l'angélisme, nous savons que la remise de prix par l'Occident est généralement une stratégie de récupération,-particulièrement quand les bénéficiaires sont issus de milieux pauvres - pour les éloigner de leurs origines - ce jeune homme n'habite plus à Cité Solei- et les formater en défenseurs du statu- quo.
En quelque sorte l'exemple de ce jeune venu de nulle part qui a réussi à se sortir la tête du marigot, prouverait que ce n'est pas le système qui est à mettre en cause, mais l'absence de volonté et de courage des Haïtiens.
Vous avez d'un côté le journaliste qui n'aura aucune chance d'obtenir le soutien du Core Group et du secteur privé des affaires - parce qu'il n'a pas le profil d'un Jovenel Moïse qui jamais ne s'est engagé dans une quelconque bataille après des masses défavorisées.
De l'autre vous avez un Martelly, qui de par son comportement avant, pendant et après qu'il ait été chef d'Etat a exhibé toutes les caractéristiques que l'idéologie raciste colonialiste prête aux Noirs : lubricité, arrivisme,( mon rêve est de devenir riche à craquer) le mégalomanie, incompétence, bêtise ( bracelets roses) corruption ( Ile-à-Vache, La Gonâve, firme israélienne HLSI pour soi-disant surveiller les frontières et autres escroqueries)
Entre le profil de ce jeune journaliste- qui est celui de milliers de jeunes et moins jeunes'Haïtiens - et celui de Martelly, lequel, selon vous, sera favorisé et promu par le Core Group , le FMI, le secteur privé des affaires ?
Par exemple, un type comme Claudy Gassant représente parfaitement, le genre de personnage utilisé par le Core Group pour diffuser- l'idée que tous les Haïtiens sont aussi corrompus que Jovenel Moïse ( et lui ?)- et que donc il n'y aurait aucune raison qu'il ne reste pas au pouvoir. Et éventuellement, se positionnant comme un pion pour l'international (est-ce qu'il n'était pas candidat à la présidentielle ?
Gassant de même que Martelly appartient au même monde de la corruption - au delà de leurs divergences apparentes- ( rappelez-vous de son Martelly est l'homme le plus puisant d'Haïti, suite à son ignominie de carnaval aux Cayesqui représentent des obstacles au refus des Haïtiens de se soumettre à l'ordre injuste et à leur combat pour l'amélioration de leurs conditions de vie.
Disons, pour faire court, que M. Gassant, c'est notre jeune journaliste des années plus tard, après qu'il ait été sommé de remiser ses rêves et convictions et forcé d'adopter le diktat " nous sommes tous des salauds, nous sommes tous coupables" afin de pérenniser l'exploitation et garantir l'impunité à ceux qui, comme Martelly, ont fait fortune dans les biens mal acquis.
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FsNhtWNCa-1k%2Fhqdefault.jpg)
Commenter cet article